Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n°0

Le criminel de guerre Wesley Clark témoigne à La Haye
John Catalinotto

Le mensonge, la nausée et les sanctions
Michel Raimbaud

Lettre ouverte au ministre belge des Affaires étrangères
Père Daniel Maes, Communauté du Monastère de Mar Yakub à Qâra, Syrie

Illégalité du déploiement des armes nucléaires americaines en Europe
Pierre Piérart

Guerres sans fin
Droit international contre droit du plus fort

Diana Johnstone

Les bases nucléaires de l'OTAN en Europe
Pierre Piérart

HIROSHIMA ET LE TRAITÉ DE NON PROLIFÉRATION
Pierre Piérart

Lettre au Général Jones, commandant du SHAPE, pour réclamer le retrait des armes nucléaires des pays de l'OTAN

Mordechaï Vanunu prisonnier d'opinion

L'OTAN et l'Afrique du Nord
Rashid Khashana

OTAN : Vers une expansion planétaire
Michel Collon

OTAN : au service de qui et pour quels objectifs ?
Valérie Peclow

L' Europe de la défense aux lendemains du sommet de Prague
Jean-Sylvestre Mongrenier

Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne
Pol De Vos

Occupations militaires - La prostitution érigée en système
Richard Poulin

Les minutes les plus longues de ma vie...
Michel Collon

Les États-Unis à la conquête de l'Eurasie et du monde
Jean-Marie Chauvier

Le Tribunal Pénal de La Haye de moins en moins crédible
Edward Herman

Bush et l'OTAN

Les nouveaux rôles probables de l’Otan dans les futurs scénarios impérialistes : Comment arrêter l’Otan ?
George Havatzas

50 juristes et avocats de 12 pays lancent un appel contre l’imposition d’un conseil juridique à Slobodan Milosevic

Solidarité avec Hiroshima et Nagasaki
Pierre Piérart

Parodie de procès Milosevic : Déclaration du Comité grec pour la Détente internationale et pour la Paix (EEDYE)

Contre ces lois-là, la Loi Internationale (et Milosevic) n’ont pas l’ombre d’une chance
Stephen Gowans

Une lettre ouverte de Christopher Black, président du Comité légal de l’ICDSM
Christopher Black

L'ancien premier ministre soviétique : « Je n'irai pas témoigner à La Hague dans les circonstances actuelles»
Nikolai Ryzhkov

Refus de participer au 'procès' en tant que témoin de Léonide G. Ivachov

L’ICTY et la décimation de la Yougoslavie – Une histoire de famille
Ian Johnson

Milosevic au TPI : Celui qui doit se taire
Vladimir Caller, Georges Berghezan, Jean Bricmont, Hernn Valverde

Tribunal international ou «Chambre étoilée»?
British Helsinki Human Rights Group

Milosevic se voit refuser le droit universel d'assurer sa propre défense
Sara Flounders

Lettre d'un groupe de témoins des Etats-Unis au président Slobodan Milosevic

La défense de la patrie est-elle un acte criminel ?
Pr. Kosta Cavoski

Ramsey Clark : Le 'tribunal' saborde ses dernières prétentions à la légalité
Ramsey Clark

Le Tribunal Penal International de La Haye : Deux ans d'efforts coûteux pour aboutir a un constat d'échec
Nico Varkevisser

Justice et propagande : L'échec du procès Milosevic

Deux ans de procès Milosevic : fiasco à La Haye ?

La Haye a remplacé la jurisprudence de la paix établie à Nuremberg par une licence à l'Occident de tuer.
John Laughland

Laissez Milosevic se représenter lui-même
John Laughland

Interview de Mordechai Vanunu à la BBC du 24 Octobre 2004

Murmures nucléaires à l'ombre des canons

Vanunu : « J'ai fait ce devais faire »
Baudouin Loos

Nikolaï Ryjkov défend Milosevic et dénonce l'OTAN

La reculade du Tribunal pénal international
Louis Magnin.

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971
Olivier Corten, Eric David, Pierre Klein, Jean Salmon

L’OTAN et la constitution européenne nuisent gravement à la Paix

Deuxième bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total. (Du 6 août 2004 au 28 février 2005)
Pierre Piérart

Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total.

Le chef de la mission de contrôle de l'Union Européenne au Kosovo dément toutes les affirmations de Carla Del Ponte
Compte rendu rédigé par Andy Wilcoxson

La Constitution et la Guerre
Diana Johnstone

Campagne « Mayors for Peace »
Pierre Piérart et Henri Firket

Traité constitutionnel européen : Un traité peut en cacher un autre

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (I)
Pierre Piérart

« Si demain, il faut à nouveau manifester pour la paix, j’irai à nouveau. Dans quel état reviendrai-je ? »
Michel Collon

« La future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis »
Entretien avec le Général Henri Paris, président de la Fédération des officiers de réserve républica

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie. (1e partie)
Pierre Piérart.

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (2e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (3e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (4e partie)
Pierre Piérart

Pianosa, le mystère du bateau de l’OTAN
Gianvito Lo Vecchio

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (5e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans ….. Hiroshima, après Alamogordo qui préparait Nagasaki.
Pierre Piérart

D'Hiroshima à Bagdad
Joëlle Penochet

Pourquoi le bombardement de Nagasaki ?
Pierre Piérart

Milosevic à La Haye : plus c'est intéressant, moins on en parle
Diana Johnstone

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (6e partie).
Pierre Piérart

Un témoignage accablant pour l'accusation
D'après les comptes rendus de Andy WILCOXSON

Armes nucléaires : une parodie politique se transforme en poursuites judiciaires.

Karel De Gucht démis de ses fonctions : Déclaration publiée par le comité intérimaire le 24 novembre 2005

Intervention sur la « perception de l'OTAN par la société civile »
Arnaud Ghys, CNAPD

L'Afghanistan et son «processus démocratique»
Latif Pedram

Guerre nucléaire contre l'Iran
Michel Chossudovsky

Une nouvelle OTAN pour un nouvel ordre mondial ?
Hans Lammerant et Fabien Rondal

Bientôt la prison pour la dénonciatrice du premier crime de guerre en Yougoslavie ?
Georges Berghezan

Deux minutes, une vie
Michel Collon

Le grand jeu des bases militaires en terre européenne
Manlio Dinucci

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux – 4e Forum social européen

La désinformation en ex-Yougoslavie et au Kosovo
Jean Toschi

Kosovo : une nécessaire décentralisation
Frédéric Saillot

Europarlement • Aide au pacifisme condamnée
Pol De Vos

Feodossia: partenariat et politicaillerie
Viktor Litovkine, commentateur militaire de RIA Novosti

A propos de la réunion des parlementaires en commission sur les prochains sommets de l'OTAN (réunion du 6 juin 2006).
Claudine Pôlet

Mordechaï Vanunu condamné pour avoir pris la parole

Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré
Roland Marounek

Interventions militaire et humanitaire?
Ludo De Brabander et Georges Spriet (Vrede), Pol De Vos (StopUSA)

Pétition: Pas de F-16 belges en Afghanistan!

Le Kosovo : une colonie de l’Otan dans le Nouvel Ordre Mondial
Diana Johnstone

Le Canada dans la guerre d’occupation en Afghanistan
Collectif Échec à la guerre

La Belgique dans la guerre en Afghanistan : L'opération de désinformation des ministres De Crem - De Gucht
Roland Marounek

Pourquoi les arguments de De Gucht et De Crem ne tiennent pas la route
Vrede, Intal, UCOS...

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Marcel Poznanski pour le CSO
Marcel Poznanski

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Roland Marounek pour StopUSA
Roland Marounek

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Pierre Merveilleux pour Europe for Peace
Gilles Desmet, Parti Humaniste

De Munich au Kosovo
John Laughland

Les roses fanées de la révolution géorgienne
John Laughland

Non au bouclier antimissile !
Patrice Salzenstein

Des Tchèques mobilisés contre le bouclier antimissile U.S.
Patrice Salzenstein

9 Questions sur la Déclaration de Coopération entre les secrétariats de l'ONU et de l'OTAN
Transnational Foundation for Peace and Future Research

L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN ne répond pas aux objectifs de la communauté internationale
Karl Müller

L'accord entre les Secrétariats de l'ONU et de l'Otan viole la Charte des Nations Unies
Alfred de Zayas, fonctionnaire de l’ONU à la retraite

Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN
Manlio Dinucci (Il Manifesto)

L’Otan, gardien militaire de la sécurité d’approvisionnement énergétique des pays membres

Le cercle vicieux otanien de la violence
Diana Johnstone

La criminalisation du mouvement de la paix à Strasbourg est inacceptable
Pieter Terlinck

A Strasbourg des dizaines de milliers de citoyens du monde ont osé dire leur opposition à l'Otan
Claudine Pôlet

Une grande mobilisation le 4 avril pour dire « NON à la Guerre, NON à l’OTAN » dans un contexte de répression policière et de tension.
Collectif anti Otan de Strasbourg

Pour un bilan nuancé du Contre-Sommet de Strasbourg
Roland Marounek

Mais que fait donc la Bundeswehr dans l'Hindoukouch ?
Jürgen Rose

Franz Weber : Pour un tribunal de la conscience humaine

L’Iran, la Corée du Nord… et les autres.
Henri Firket

Trafics d’organes : Vers la fin de l’impunité au Kosovo ?
Georges Berghezan

Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye
Domenico Losurdo

La Libye : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?
Diana Johnstone

« Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre »
Anne Morelli

Terrorisme nucléaire
Michel Wautelet

Sept points sur la Libye
Domenico Losurdo

L’OTAN dans sa guerre des menteurs et des lâches
Mohamed Bouhamidi

200 intellectuels Africains contre l'Otan

L’OTAN et la montée en puissance des médias sociaux
Roland Marounek

Dix ans de guerre de l'information en Afghanistan
IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques

Message du Président du Venezuela, Hugo Chávez Frías devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.

La conclusion barbare d’une guerre colonialiste barbare.
Domenico Losurdo

Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole
Domenico Losurdo

L'oppression de Kadhafi
Stephen Gowans

Manœuvres de guerre OTAN contre l'Iran
Manlio Dinucci

En Libye, la fin de 42 ans de...
Stephen Gowans

On voit les États-Unis partout...
Stephen Gowans

Syrie : Comment on transforme un homme en un être monstrueux
Mouna Alno-Nakhal

Que se passe-t-il en Syrie ?
Domenico Losurdo

Transcription de l'interview de Françoise Wallemacq de retour de Syrie

Lettre ouverte sur les plans de l'OTAN de défense antimissile et sur le risque accru d'une guerre nucléaire
David Krieger

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie
Domenico Losurdo

Course à la guerre par procuration contre la Syrie
M. K. Bhadrakumar

Al-Qaeda’s Air Force
Stephen Gowans

Les USA gardent un oeil sur la Syrie, et tissent leur toile dans le Golfe
M K Bhadrakumar

Une intervention humanitaire en Syrie, il y a 150 ans
Pascal Herren, doctorant en droit à l

Fabrice à Waterloo : L’Occident humanitaire et la Syrie
Diana Johnstone

Un autre regard sur la Syrie
Bahar Kimyongür

Yougoslavie : Quand on prend l’avenir pour le passé - Raisons pour lire : Quand "Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Diana Johnstone

1. Matins de Roses
Marie-Ange Patrizio

2. Matin de lumière

3. La volière de Mar Yakub
Marie-Ange Patrizio

4. « Les gens qui ont un livre »
Marie-Ange Patrizio

5. Les gardiens
Histoires du siège de Qâra, et de quelques unes de ses conséquences

Marie-Ange Patrizio

6. Damas des étoiles
Marie-Ange Patrizio

7. Damas à bâtons rompus
Marie-Ange Patrizio

8. Au coeur de la Syrie, Générosité
Marie-Ange Patrizio

Articles de la Charte des Nations Unies et du Traité de l'OTAN violés par l'agression contre la Yougoslavie

Annexe B des Accords de Rambouillet

Accords secrets de 1971 entre la Belgique et les USA

Réunion du Comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, Bruxelles le 12 juin 2003 : Communiqué final

Extension de la zone d'intervention OTAN : Communiqué de l'OTAN

Allocution prononcée par M. Jaap de Hoop Scheffer devant la Commission parlementaire pour les Affaires étrangères
Jaap de Hoop Scheffer

Jaap de Hoop Scheffer : « Un nouvel OTAN est nécessaire »

La force de réaction de l'OTAN : Au centre de la transformation de l'OTAN

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971

Réunion ministérielle du Conseil de l'Atlantique Nord de Madrid - Communiqué final

Discussions à la Chambre belge sur le projet de loi portant assentiment à l'adhésion des nouveaux membres à l'OTAN

Declaration du sommet de Prague sur l'Irak

Traité de Maastricht : Dispositions concernant une politique étrangère et de sécurité commune

Projet de Constitution Européenne et OTAN

Exerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo:The inadequacy of human rights protection mechanisms
Marek Nowicki

Excerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo: The situation of non-Albanian communities in Kosovo

Statut juridique de l'aéroport de Chièvres.
Demande d'explications au Ministre de la Défense

Rôle de la base aérienne de Florennes dans l'OTAN

Votes à l'ONU sur le Désarmement

Directive politique globale entérinée par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de Riga

Demande d'explications de M. Josy Dubié au ministre de la Défense sur «l'accroissement de la présence militaire belge en Afghanistan»

Déclaration du Sommet de Bucarest

Non-prolifération, contrôle des armements et désarmement
Note de Karel De Gucht

Ministère de la défense belge : Note d’Orientation Politique
Pieter De Crem

Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN
Jaap de Hoop Scheffer - Ban Ki-Moon

Adresse de Tzipi Livni au Symposium OTAN-Israël, Herzliya

Discours à l'Assemblée générale des Nations unies: «Nous avons peur»
Paul-Henri Spaak

The Continuing Relevance of NATO’s Nuclear Deterrence Strategy in an Uncertain World
Guy B. Roberts, Deputy Assistant Secretary General for WMD Policy at NATO

Déclaration du Sommet de Strasbourg-Kehl

Extraits du Concept Stratégique de l'Alliance de 1999 sur les armes nucléaires

Opérations en zone urbaine en l’an 2020 - Synthèse

De la bonne coopération entre l'Otan et les ONG
Anders Fogh Rasmussen

Une Otan sans armes nucléaires
Lt Col. Michael J. Byrne, Com. Douglas L. Edson, Lt Col Andrea L. Hlosek

Traitement inhumain de personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo
Commission des questions juridiques et des droits de l’homme

Annexe au rapport de Dick Marty : Carte des centres de détention du nord de l’Albanie

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE : Proposition de résolution concernant la situation en Libye

Mémorandum de la CNAPD dans le cadre du sommet de l’OTAN à Varsovie

Contribution du Comité Surveillance OTAN au Forum Social Européen

Bertrand Russell Peace Foundation, Conférence de Bruxelles les 26 et 27 juin 2003

Après Madrid, Bruxelles ?

Soutien à la Conférence de Paris sur l'Irak du CSO

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki : Communiqué

Bush Not Welcome

Lever toutes les restrictions à la liberté de Mordechai Vanunu

Contribution du CSO à la Conférence sur les bases militaires dans le monde

LAS BASES MILITARES : UN ASPECTO DE LA ESTRATEGIA GLOBAL DE LA OTAN

Militar bases: An aspect of the NATO strategy

Lettre de protestation du CSO au Ministre des Affaires Étrangères face aux poursuites judiciaires d'un militant de Bombspotting

Message pour la commémoration du 61e anniversaire du lancement de la bombe atomique nord américaine sur Hiroshima et Nagasaki

Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

Pourquoi tant de discrétion des négociateurs pour un futur gouvernement sur la politique extérieure et de défense de la Belgique ?

Lettre à l'ambassade de la Répblique tchèque en soutien à la manifestation contre les bases US

Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d’Afghanistan !

L’Otan en Géorgie... sans attendre la Géorgie dans l’Otan ?

Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

SORTIR D'AFGHANISTAN MAINTENANT !

Décès de Pierre Piérart

Réponse au communiqué de la CNAPD annonçant son retrait de la conférence sur l’Iran
Comité Surveillance Otan

UN NON SANS EQUIVOQUE A TOUTE INTERVENTION DE L’OTAN EN LIBYE !

Libye, Iraq, Afghanistan : non à la guerre !
Non à toute participation belge !

La Belgique est entrée en guerre contre la Libye ! Stoppons l’escalade !

Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen
Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces militaires belges engagées en Libye

Ne laissons pas l’Otan nous entraîner dans une nouvelle guerre froide !

L'OTAN a besoin de l'Irak !
Tom Lantos

Thomas Fiedman : plaidoyer que l'Irak, l'Egypte et Israël deviennent membres de l'OTAN...
Thomas L. Friedman

Garder un œuil sur l'ours russe
William Safire

Poutine : L'OTAN n'est plus une organisation hostile...

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »

Contenir l'Iran : Accueillir Israël dans l'OTAN
Ronald D. Asmus

CONTRE-SOMMET DE L'OTAN: RESISTANBUL 2004

D'anciens officiers de l'armée grèque parlent

Initiative against the NATO summit in Istanbul
Committees Against Occupation

Initiative contre le sommet de l'OTAN à Istanbul
Comités Contre l'Occupati

Appel de Resistanbul 2004

Des dizaines de milliers de signatures contre l'OTAN envoyées à Ankara
Comités Contre l'Occupation

Contribution à la conférence Anti-Otan d'Istanbul
Roland Marounek

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki - Communiqué

Appel pour le Kosovo

Intervention à l'ONU du Maire d’Hiroshima lors de la Conférence sur la révision du TNP

Déclaration

Forum Social Européen de Londres : Appel de l'Assemblée des mouvements sociaux

Declaration

IRAK : CONTRE L'ESCALADE
Jean Bricmont

Rapport d'enquête sur la population rom au Kosovo et Metohija suite aux événements survenus du 17 au 21 mars 2004
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

Projet de création a Kosovska-Mitrovica d’un bureau et d’un organisme de défense des droits des Roms
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

APPEL À L'ACTION de l'ASSEMBLÉE CONTRE LA GUERRE
Forum social mondial 2005, Porto Alegre, Brésil

Plate-forme pour les actions de protestation contre la venue de Bush en Belgique

Le maire d’Hiroshima appelle à participer à la marche pour abolir les armes nucléaires
For Mother Earth

International Conference against Foreign Military Bases
FINAL DECLARATION

Conférence internationale contre les bases militaires étrangères
Déclaration finale

Report on the International Conference against Foreign Military Bases

Non à la guerre contre l'Iran
Prise de position de la plate-forme anti-guerre

Appel pour éviter une guerre nucléaire en Iran

Appel de la Plateforme anti-guerre

Paix au Moyen Orient: maintenant!
Texte de plateforme des mouvements pour la paix

Appel de Stuttgart

Forum Social Européen de Malmö : Appel à rejoindre la mobilisation contre l’Otan d’avril 2009

Appel de la World Afghan Professional Organization contre la guerre en Afghanistan

Des organisations de paix réagissent à l'expansion de la mission belge en Afghanistan
Vrede, Intal, CNAPD, CSO et MIR-IRG.

Déclaration du Comité International Non à la Guerre - Non à l'Otan

Évaluation des actions par le Comité International de Coordination
Arielle Denis et Reiner Braun

Contre-Sommet de Strasbourg du 2 au 5 avril 2009. - Évaluation des participants de Belgique

Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne
World Peace Concil

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »
La Plate-forme Afghanistan

Communiqué de la CNAPD à propos de l’invitation à la conférence – table-ronde de ce vendredi 17 décembre « L’Iran dans la visière de l’Ouest ».

Carte Blanche : La menace nucléaire, d'Hiroshima à … Tihange

Appel à la résistance et à la protestation contre Petersberg II
No To Nato

Appel
Pas de nouvelle guerre au Moyen Orient

Commémoration du 67ème anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

Lettre ouverte à l'occasion de l'intervention de Jamie Shea au Festival des Libertés

Camp de Pozega : «Nous n'avons besoin de rien, seulement de la liberté»

Leposavic : Visite aux réfugiés roms

Tentative d'intimidation ?

Les États-Unis et le crime organisé

A la rencontre des Croates et des Roms

La KFOR nous photographie et nous empeche de photographier

Ceux d'en haut

Prizren dévastée

Le plus sinistre ghetto du Kosovo

Entretien avec Gušani Skender, Leposavic

Entretien avec Oliver Ivanovic, Mitrovica

Entretien avec Sava Janjic, Visoki Decani

Entretien avec Marek Nowicki, Pristina

Entretien avec Momcilo Trajkovic, Caglavica

Aveux tardifs

Le calvaire des Roms au Kosovo
Marie-Pierre Lahaye

Invisibles et indésirables : les nouveaux réfugiés du Kosovo
Georges Berghezan

Faillite de l'ONU et de l'OTAN au Kosovo
Philippe Scheller

Kosovo, essai en plein champ de l'impérialisme guerrier
Manuel Grandjean

Notre film annonçait ce drame, pourquoi n’avons-nous pas été entendus?
Interview de Vanessa Stojilkovic

Rompre 5 ans de silence
Philippe Scheller

Nettoyage ethnique au Kosovo : Un voyage pour rompre cinq ans de silence
Georges Berghezan

ROMS D’EX-YOUGOSLAVIE (KOSOVO ET METOHIA) :
PEUPLE EN DANGER !

Avec la drogue, les jeunes du Kosovo oublient leurs préjugés ethniques
Tanja Matic et Tanja-Marija Vujisic

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message de la COLUPA
Présenté par Pierre Debbaut

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Intervention de Sortir du Nucléaire
Louis Verheyden

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Inetrvention du Mouvement Chrétien pour la Paix
Carla Goffi

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message du CSO
Marcel Poznanski


Autres numéros :

n°1 : mars 2000
n°2 : juin 2000
n°3 : novembre 2000
n°4 : février 2001
n°5 : avril 2001
n°6 : octobre 2001
n°7 : janvier 2002
n°8 : février 2003
n°9 : mars 2003
n°10 : mai 2003
n°11 : juin 2003
n°12 : novembre 2003
n°13 : mars 2004
n°14 : juin 2004
n°15 : octobre 2004
n°16 : décembre 2004
n°17 : mars 2005
n°18 : juin 2005
n°19 : septembre 2005
n°20 : décembre 2005
n°21 : mars 2006
n°22 : juin 2006
n°23 : septembre 2006
n°24 : décembre 2006
n°25 : mars 2007
n°26 : juin 2007
n°27 : septembre 2007
n°28 : décembre 2007
n°29 : mars 2008
n°30 : juin 2008
n°31 : septembre 2008
n°32 : décembre 2008
n°33 : mars 2009
n°34 : juillet 2009
n°35 : octobre 2009
n°36 : décembre 2009
n°37 : avril 2010
n°38 : juin 2010
n°39 : octobre 2010
n°40 : janvier 2011
n°41 : avril 2011
n°42 : juin 2011
n°43 : octobre 2011
n°44 : décembre 2011
n°45 : mars 2012
n°46 : juillet 2012
n°47 : octobre 2012
n°48 : janvier 2013
n°49 : avril 2013
n°50 : octobre 2013
n°51 : janvier 2014
n°52 : avril 2014
n°53 : juillet 2014
n°54 : octobre 2014
n°55 : janvier 2015
n°56 : avril 2015
n°57 : juillet 2015
n°58 : octobre 2015
n°59 : janvier 2016
n°60 : avril 2016
n°61 : juillet 2016
n°62 : octobre 2016
n°63 : janvier 2017
n°64 : avril 2017
n°65 : juillet 2017
n°66 : octobre 2017
n°67 : janvier 2018
n°68 : avril 2018

Accueil
Plate-forme du CSO
Alerte OTAN !
Communiqués du CSO

Articles

Documents officiels
Autres textes

Carte de l'Otan
L'Europe et l'Otan (2004)

Kosovo:
Fact-finding mission

Images
Archives
Liens

Contactez-nous !

imprimer 

Entretien avec Oliver Ivanovic, Mitrovica

Cet entretien avec Oliver Ivanovic, député serbe au parlement de Pristina, également membre de la présidence du parlement, s'est déroulé à Mitrovica le 14 août 2004. Mitrovica est une ville divisée, peuplée d'Albanais dans sa partie sud et surtout de Serbes dans sa partie nord. Elle est la seule entité urbaine du Kosovo où des Serbes ont pu se maintenir. Quelques semaines après cet entretien, Ivanovic devenait le principal responsable serbe du Kosovo à appeler sa communauté à voter lors des élections parlementaires du 23 novembre. Malgré son appel, relayé par le président de Serbie Tadic, plus de 99 % des Serbes du Kosovo ont préféré boycotter le scrutin, comme le préconisaient le gouvernement de Belgrade et l'église orthodoxe.


Olivier Ivanovic (photo G.B)

Pouvez-vous nous parler des changements à Mitrovica depuis mars 2004 ?

Il y a eu surtout des changements dans la communication entre la communauté internationale et la communauté serbe. On nous écoute avec plus d'attention. Je vais mentionner quelques exemples : trois jours avant les événements de mars, un sous-secrétaire des Nations Unies est revenu de Pristina avec une excellente impression de la situation. Au retour, il s'est exprimé devant le Conseil de sécurité de l'ONU et son rapport était excellent. Il parlait du bon fonctionnement des institutions, de la bonne qualité des relations, de l'absence de violences, etc. Vous pouvez imaginer le sentiment des membres du Conseil de sécurité lorsqu'ils ont lu ce rapport et lorsqu'ils ont entendu ce qui se passait au Kosovo. Un autre exemple c'est lorsque M. Solana est venu environ un mois avant les événements de mars, nous avons eu un entretien avec lui, mais je pense qu'il ne nous prenait pas au sérieux. Il ignorait ce qu'on disait, bien sûr il était très poli, mais il ne réalisait pas que nous parlions de la réalité, il pensait que c'était une tactique politique, mais pas l'exacte description de la réalité. Après le 17 mars, Solana est revenu et je peux vous dire que ces nouveaux entretiens furent totalement différents de ceux que nous avions eus avant mars. Enfin nous avons eu une réunion avec l'OTAN ici, et là aussi, l'attitude a été totalement différente d'avant les événements de mars. Tout ce que nous disions avant mars était totalement ignoré et perçu comme des informations subjectives sans consistance. Après mars, nous n'avions plus qu'à rappeler ce que nous avions dit depuis longtemps et qu'ils pouvaient lire dans leurs notes.

Le point qui ressortait c'est que les Albanais avaient perdu leur position de victimes. Ils n'étaient plus des victimes et il était devenu clair qu'ils voulaient se débarrasser tous les membres des autres communautés. Je ne peux que regretter les destructions, mais je pense que la communauté internationale a compris que sa politique vis-à-vis des Serbes était mauvaise.

Mais d'un autre côté, la KFOR (forces sous commandement OTAN) et la MINUK (administration de l'ONU) ont perdu leur crédibilité ?

Oui, mais la MINUK a toujours été une institution avec un parti pris pro-albanais. Ils écoutaient toujours beaucoup plus la version albanaise de l'histoire, la MINUK cherchait toujours à comprendre les motivations de la violence albanaise, pourquoi ils attaquaient les Serbes. Au fondement de toutes ces violences, il y avait une manière de penser que la violence et les armes permettent de tout obtenir. Après les événements de mars, la MINUK a réalisé ce fait. Le deuxième élément qui a permis ce qui s'est produit, c'est que les délégations qui travaillent à Pristina communiquent tous les jours avec les Albanais, mais jamais avec les Serbes, ou alors juste par hasard. La seule place où les Serbes peuvent agir sur leur avenir, c'est à Mitrovica et nous avons dû lutter pour ça. Le pont, c'est notre seul moyen de survivre. Aujourd'hui nous pouvons dire que notre position est stabilisée ici. De nombreuses personnes sont revenues depuis 1999. Notre position, ici, est importante parce que nous avons la possibilité d'exprimer le point de vue de la communauté serbe. Les Serbes des petites enclaves ont peur des Albanais, mais aussi de la communauté internationale. Pourquoi ont-il peur de la communauté internationale ? Le problème est que les représentants de la communauté internationale n'aiment pas qu'on critique leur travail, il faut que tout soit beau et bon, pour envoyer des rapports favorables à New York. Si leurs rapports sont bons, ils améliorent leur position personnelle. Si la situation apparaît comme mauvaise, à New York on va leur reprocher de ne pas faire du bon travail. Pour que les Serbes aient une bonne communication avec la MINUK, ils doivent "fermer leur gueule". Parce que, si les Serbes ne sont pas contents, la MINUK va leur dire : OK, alors on ne va plus venir à Mitrovica, on ne vous donnera plus d'aide pour le transport à l'hôpital ou ailleurs. C'est du chantage. Pour résister au chantage, nous avons demandé, par exemple, aux autorités de Belgrade un raccordement au réseau téléphonique en Serbie. Nous avons été coupés du téléphone du Kosovo, en guise de punition ! La MINUK nous a dit : assimilez-vous aux Albanais, oubliez que vous êtes Serbes, oubliez Belgrade, n'écoutez que Pristina et c'est tout.

C'est aussi un chantage pour obtenir l'ouverture du pont ?

Ils ont besoin des Serbes, mais ils veulent des Serbes soumis, qui suivent les instructions et qui n'exigent rien. Nous ne voulons pas n'importe quelle vie, nous voulons une vie de qualité. /.../

(Le nouveau gouverneur du Kosovo) Soren Jessen-Petersen va venir demain et nous avons une rencontre ce lundi.

Va-t-il rester plusieurs années à ce poste ?

Je ne suis pas sûr qu'il puisse tenir longtemps, cette place est très difficile. Il a toujours été dans l'ombre de Steiner, puis d'Holkeri (prédécesseurs de Jessen-Petersen). /…/

Après les événements de mars, les autorités du Kosovo ont fait des promesses. Les ont-elles tenues ?

Pour les églises, il n'y a pas d'argent. Pour les maisons, le problème est que les dépendances détruites, les poulaillers, les granges, etc., ne seront pas réparées. C'est une innovation de ce ministère qui a décidé de ne pas donner d'argent pour ce type de réparation, rien pour les magasins, uniquement les locaux d'habitation. L'autre problème, c'est les écoles, les dispensaires, les offices postaux, qui ne seront pas réparés. Si on veut que les gens retournent, il faut qu'ils puissent vivre, au moins comme ils vivaient avant mars.

Ce qui est prévu pour les églises, c'est 3,5 millions d'euros, ce qui est insuffisant pour une seule église. Pour le seul monastère de Prizren, il faudrait 3.8 millions d'euros. Les peintures de ces églises, c'est extrêmement coûteux à restaurer.

Est-ce que des maisons serbes ont été occupées par des Albanais depuis mars ?

Non, les maisons ont été brûlées et détruites, aucune n'a été occupée. Ce n'était pas une opération économique cette fois, c'était planifié. En 1999, c'était un nettoyage ethnique clair, les maisons avaient été en partie incendiées et en partie occupées. En mars, ce sont aussi des églises qui ont été brûlées. En 1999 des églises et les cimetières avaient été saccagés, mais en mars les cimetières n'ont pas été saccagés. Les événements de mars étaient très bien organisés. Si vous regardez où les attaques ont eu lieu, c'est toujours le long de chemins de fer ou des voies de communications. C'était un plan militaire, ce n'était pas un plan créé au hasard, il y avait une préparation militaire. Lipljian, Novo Naselje, Kosovo Polje, Obilic, Plemetina , Svinjare, toujours le long du chemin de fer. La seule voie de communication sécurisée entre le centre et le nord. Une autre direction , Lipljian, /../, Laplje Selo, Bajnska, Zlatina, c'est la route de Pristina à Prizren. A Prizren, il y a eu probablement un autre motif : la ville est très ancienne, et dans le centre de Prizren il y a beaucoup d'églises, 6 églises concentrées dans un quartier. Il y avait de nombreux bruits annonçant le retour de Serbes. De même qu'aux environs de Pec, où toutes les maisons reconstruites ont été à nouveau brûlées. Je pense qu'à Prizren c'était un signal pour que les Serbes comprennent qu'ils ne devaient pas revenir. Mais il y a aussi une autre raison, il y a quelques mois, avant les événements de mars, les églises ont été mentionnées comme des lieux de domination serbe, historiquement, mais également il y avait de nombreuses discussions en vue du statut final du Kosovo, visant à donner aux églises un statut d'extraterritorialité, au même titre que des ambassades. A Prizren, avec un tel statut pour les églises, c'est toute la veille ville qui serait extraterritoriale. C'est mon hypothèse pour les églises brûlées, car en 1999 ils n'avaient pas brûlé les églises.

Question sur la reconstruction de maisons à Svinjare

J'étais à Svinjare, il y a trois semaines. Sept maisons avaient été reconstruites, et 35 maisons étaient en reconstruction. 118 ou 120 maisons peuvent être terminées rapidement parce qu'il était question de finir pour le mois de septembre et c'est possible qu'ils parviennent à terminer pour la fin de l'année.

Nous avons eu la visite de représentants des églises des Etats-Unis qui ont promis de contribuer à la réfection d'une église. Il y a deux monastères importants, Devic et Sveti Arhangeli qui doivent recevoir de l'aide. J'espère qu'une église pourra obtenir l'autorisation d'être reconstruite, parce qu'il faut non seulement le financement, mais il faut aussi assurer la sécurité. Je pense que 3,5 millions sont suffisants pour la conservation, et les infrastructures complémentaires qui doivent être prises en compte pour que les églises puissent tenir leur rôle social, salles de réunion, etc.

Et au sujet du quartier rom de Mitrovica, la mahala ?

Après les événements de mars, nous n'avons plus parlé de reconstruire le quartier rom de la rive sud de Mitrovica. J'étais fortement en faveur de la reconstruction ce quartier. Elle n'est qu'à cent mètres de la rivière, elle est facile à construire, à sécuriser, à protéger. Le problème est qu'il n'y a pas de volonté de la part de la communauté internationale, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, mais il n'y a pas de volonté car s'ils voulaient protéger ce quartier, ce serait facile de le faire. Je faisais une plaisanterie d'humour noir, je leur demandais : avez-vous tué quelqu'un pour protéger des maisons ? Non, alors de quoi parle-t-on ? C'est la loi de la jungle, si personne n'est arrêté et inculpé, tout est permis. Il n'y pas de volonté claire et concrète, pas seulement verbale. C'est possible de le faire. Malheureusement nous, la communauté serbe, nous n'avons aucune chance d'aider les Roms, nous n'avons pas l'argent. Nous aurions pu contribuer, il y a quelques années avec le Centre de coordination pour le Kosovo, mais il n'y avait pas de soutien de la communauté internationale. Maintenant, nous avons moins d'argent que jamais, et nous ne pouvons même plus contribuer au retour des Serbes.

Est-ce que vous pensez que rien n'a été fait parce que c'était un quartier rom ? Pensez-vous que si c'était un quartier serbe, ils auraient fait quelque chose ?

Pour être clair, ils ne s'occupent pas des Roms. Ils utilisent les Roms de temps en temps comme un joker pour dire qu'ils sont multiethniques. Les Roms n'ont pas de leader puissant qui va crier, se battre pour eux et c'est la principale raison pour laquelle ils n'ont rien obtenu jusqu'à présent. Je ne peux pas représenter les Roms, ce n'est simplement pas mon devoir, ce n'est pas ma responsabilité, je n'ai pas été élu pour ça, je ne suis pas autorisé à le faire. Pourtant je le fais de temps en temps, j'encourage les gens à aller leur rendre visite. Mais ils n'ont pas une revendication unique, certains veulent retourner, d'autres pas. La communauté internationale ne perçoit pas une voix unique de la part des Roms et elle reporte le sujet.

Les Roms font souvent la promotion du point de vue albanais Lorsque que j'étais invité par la communauté internationale, nous nous sommes demandés si les Roms devaient nous accompagner, ce qui serait logique puisqu'ils sont aussi persécutés. Mais je n'ai pas voulu parce qu'ils auraient renforcé la position albanaise. Ils utilisent le langage des Albanais parce qu'ils les craignent. Ils ne donnent pas le point de vue rom. Je leur dis toujours : «vous ne tenez pas votre rôle et vous risquez d'être exclu du jeu». Nous sommes les deuxièmes partenaires, nous ne sommes plus beaucoup, mais les Albanais savent qu'ils doivent composer avec les Serbes. Les Roms doivent lutter pour leurs intérêts, ni pour les Albanais, ni pour les Serbes.

Pour un siège au Parlement, il faut entre 7.000 et 8.000 voix, et il y a 3 élus Roms, je crois que 2 ont été nommés et le 3 ème a été élu, mais ce n'est pas si clair.

Est-ce que vous êtes en faveur de la participation aux élections (parlementaires de novembre) ?

Je ne peux pas simplifier la réponse à cette question. La première raison pour participer, c'est que je ne veux pas être nommé par la MINUK ou autre, je dois être élu pour être représentatif de ma communauté. L'autre raison, c'est que nous allons avoir des débats très importants en 2005, 2006 et 2007. Ces débats vont nécessiter un engament politique maximum et nous ne voulons pas que notre participation se fasse par nomination. J'ai dit à plusieurs occasions que si j'étais nommé pour participer à ces débats, je n'accepterais pas sans avoir été élu au préalable. L'autre condition pour participer à ces débats, c'est d'avoir le soutien total du gouvernement (de Belgrade) . Nous sommes tellement isolé que nous ne pouvons pas nous défendre sans le soutien de Belgrade. C'est pourquoi je n'aimerais pas qu'il y ait des divisions à Belgrade sur cette question. A Belgrade, qu'ils choisissent ce qu'ils veulent, mais que ce soit clair. Etre élu démocratiquement, c'est la seule possibilité de disposer d'un rapport de force.

Est-ce que Belgrade soutient cette position ?

Non, pour l'instant le gouvernement serbe est contre les élections. Ils ont de bonnes raisons, puisqu'on a déjà participé sans rien obtenir : rien pour la sécurité, rien pour le retour, rien pour le développement économique. Mais je ne partage pas ce point de vue, car nous avons tout de même obtenu quelques succès, peu visibles et sur le long terme. Vu de loin, on attend des succès immédiats, ce qui est impossible. Je dis toujours que nous sommes une génération sacrifiée, nous le savons tous. Nous ne pouvons que préparer le terrain pour la génération suivante, qui va partir de très bas, mais au moins avec quelque chose.

Le 14 juillet, nous avons fait une déclaration commune, Serbes et Albanais, vous en avez peut-être entendu parler. C'était à l'occasion d'une rencontre entre députés serbes et albanais aux Etats-Unis. Les représentants serbes étaient Dragisa Krstovic , Milorad Todorovic et moi, et du côté albanais, il y avait Ibrahim Rugova, Bajram Rexhepi, Nexhat Daci, Ramush Haradinaj et Hashim Thaçi, qui sont les 5 principaux leaders Albanais. Nous avons fait une déclaration commune qui peut être une bonne base pour la suite : condamnation de la violence, reconstruction des maisons détruites (en mars) avant septembre, mise en place du processus de retour pour toutes les personnes déplacés depuis 1999, mais avec des engagements concrets, et le 4 ème point était la mise sur pied d'un ministère pour le retour des minorités et les droits de l'homme. Une telle déclaration n'aurait jamais été possible, il y a quelques années, mais après le 17 mars et à cause du 17 mars, c'était devenu possible.

Quelle est la valeur d'une telle déclaration ?

Je ne suis pas sûr que Thaçi, par exemple, attache de l'importance à cette déclaration, je ne crois pas à leur sincérité, mais nous avons un papier avec leurs signatures. Cette déclaration est soutenue par le Conseil de sécurité, par l'UE, par l'OTAN et à chaque occasion nous allons la rappeler. Des promesses avaient été faites, mais maintenant nous avons un contrat écrit.

Mais il y a déjà la résolution 1244 qui n'est pas respectée ?

Oui, mais il y a quelque chose qui a changé, surtout parce qu'ils ont perdu le statut de victimes.

Combien de personnes vivent à Mitrovica ?

20.750 personnes vivent à Mitrovica nord. A Zvecan il y a environ 13.000 personnes, toute la région au nord de Mitrovica représente environ 60.000 habitants. Dans cette région, il y a environ 2.000 Albanais, quelques centaines de Roms, je crois environ 600, peut-être plus, environ 400 Turcs et Bosniaques. A Mitrovica (nord) , il y a des Albanais à trois endroits : dans le mahala dite «bosniaque», tout près du deuxième pont, dans les trois tours, ils ont une passerelle pour aller dans le sud de la ville, et un peu plus haut, il y a un immeuble avec environ 150 Albanais, Mikro-Naselije. Dans la mahala bosniaque, il y a aussi des maisons serbes, environ 20 % de Serbes, 10 % de Bosniaques et 70 % d'Albanais. Les Albanais sont libres de leurs mouvements et ont accès au sud, ils n'ont pas besoin d'escorte.

Est-ce que les Albanais peuvent venir ici ?

Ils ne le font pas, ils vont au marché du sud de la ville. Dans l'immeuble mixte (Mikro-Naselije), il y a des Serbes et des Albanais qui vivent ensemble, mais il n'y a pas d'incident, c'est le seul endroit où la population est mixte, mais nous ne faisons pas trop de publicité parce que ça pourrait créer immédiatement des problèmes. Il y a une politique de consensus sur toutes les questions entre les leaders et c'est un bon exemple.

La Mairie est-elle séparée ?

Oui, au nord de Mitrovica, il y a une Mairie mais ce n'est pas la Mairie officielle qui est au sud. Nous espérons parvenir à une décentralisation qui permettrait d'officialiser la Mairie du nord et la séparer de celle du sud. Mitrovica n'est pas isolée. Nous avons environs 6 à 7 000 personnes déplacées à Mitrovica nord, que faire avec ces personnes ? Retourner à Pristina, Prizen, ce serait très difficile... Leurs maisons sont occupées ou détruites, ils devraient vivre sous tente... pour l'instant c'est hors de question, dans quelques années peut-être.

Que pensez-vous de l'action de la KFOR, de la MINUK et la KPS (police locale) ?

Le KPS a perdu tout pouvoir et son rôle est devenu quasi inexistant. La MINUK aussi a perdu sa crédibilité et la KFOR aussi, elle a été totalement débordée lors des événements de mars. Ils n'étaient pas préparés et c'était réellement la panique, ils ont même eu de la peine à sauver leurs données des locaux attaqués. Mais je dois dire, ce que je n'avais jamais dit auparavant, c'est que les Américains ont bien fait leur travail.

Les Américains sont très respectés par les Albanais qui ont peur de perdre leur sympathie. Il y a très peu de soldats américains à Mitrovica. Le commandant de la KFOR de Mitrovica est venu ici pour nous dire que plus rien ne pouvait arriver de pareil maintenant. Je pense que c'est vrai. Il y a aussi le fait que, ici, nous sommes tout de même 20.000 personnes, soit près de 10.000 hommes prêts à se défendre.

Si le commandement n'avait pas été allemand (sous la direction du général Holger Kammerhorf) , ça se serait passé autrement, voici pourquoi : à la différence des Français, les Allemands suivent la voie hiérarchique et suivent les ordres du commandement de l'OTAN, alors que les Français s'adressent directement à Paris. Les ordres étaient de protéger les soldats et la population, pas les maisons. Maintenant, ce serait un peu différent, la KFOR est prête à utiliser ses armes. La responsabilité de la KFOR, ce n'est pas seulement la protection des vies, c'est l'ordre, c'est à dire tout : la propriété, la liberté de mouvement, la vie humaine, tout. Les animaux aussi doivent être protégés, c'est la nourriture…

Quel statut final souhaitez-vous pour le Kosovo ?

Il y a une mauvaise approche ici. Les Albanais ont le sentiment que c'est en discutant avec Bruxelles, Washington, peut être New York, qu'ils vont obtenir l'indépendance. Le sentiment de Belgrade est le même, peut-être en ajoutant Moscou. C'est une erreur. Nous arrivons à la conclusion qu'il faut un accord, pas une solution imposée. Les Albanais veulent l'indépendance et rien d'autre, et la position des Serbes est de rendre le Kosovo à la Serbie. Je pense que les Serbes sont plus flexibles, mais, malgré cette flexibilité, il ne sera pas possible de parvenir à un point d'accord médian. Dans ces conditions, ce n'est même pas nécessaire de s'asseoir autour d'une table et de chercher une solution. Je suis pour un moratoire de dix ans. Deux ans seraient insuffisants. Ce seraient deux ans consacrés à la préparation des négociations, alors que dix ans, c'est suffisamment long pour que l'intérêt se porte sur les réels enjeux économiques, la stabilisation politique, la mise en place d'un Etat de droit, et pour cesser de perdre toute notre énergie pour ce statut final. /.../

Les Américains on fait un marché avec les terroristes, /.../. Il y a une expression : "celui qui joue avec le diable, cela lui retombe sur la tête". A mon avis, la communauté internationale doit adopter un point de vue complètement différent. Les armes ne sont pas la solution. Tuer des civils dans un but politique, c'est du terrorisme, partout dans le monde. Il y a 500.000 armes actuellement au Kosovo. Le désarmement n'est pas suffisant. Les armes ne sont pas la solution, il faut changer les attitudes et il faut changer très vite. D'abord il ne faut pas imposer une solution, ce serait la guerre. /…/

Je sais qu'il y a des Serbes qui pensent que nous pouvons avoir encore la même position qu'avant 1999, mais ce n'est pas dans notre intérêt d'avoir une grande tension avec la majorité albanaise, ce n'est pas favorable, ça nous place sous pression et la conséquence, c'est de défavoriser les minorités. Mes "amis" ne comprennent pas ça, ce n'est pas facile à comprendre. Notre approche doit être différenciée selon les conditions locales. Ce n'est pas pareil au nord de Mitrovica, où nous sommes nombreux et suffisamment puissants pour nous défendre nous-même. C'est complètement différent à Svinjare où ils sont totalement isolés. Ils ont des relations très limitées avec la communauté albanaise, juste ce qu'il faut pour ne pas être attaqués. C'est complètement différent à Banje ou Suvo Grlo , ce sont des petits villages dans les montagnes. A Suvo Grlo, il faut adopter une autre attitude, il y a des Albanais dans une partie du village et des Serbes dans l'autre. Ils doivent travailler ensemble et il faut une approche très coopérative qui doit être protégée. /…/

Pendant les dix ans de moratoire que nous demandons, il faut que la sécurité soit assurée à l'intérieur, mais il faut aussi contrôler totalement les frontières pour éviter les trafics illégaux. Les axes principaux doivent être sécurisés, il y a souvent des sabotages. Une autre chose très importante, c'est que ceux qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en 1999 soient être arrêtés et condamnés. Tous les chefs militaires qui ont commis des crimes de guerre doivent être jugés par des cours locales. Les autres, les gens ordinaires devraient être amnistiés, un peu sur le modèle de l'Afrique du sud. /.../ Il doit y avoir une combinaison de ces deux choses. Je pense que 5 ou 6 personnes doivent être écartées, parmi les principaux responsables.

Et le Tribunal de La Haye ?

Je pense que c'est un tribunal politique, il est possible que je me trompe, mais je pense que ce Tribunal est sous pression politique. C'est important pour notre situation locale. Mais qui est supposé arrêter ces criminels de guerre ? Depuis le 17 mars, il y a des gens qui pensent différemment, qui pensent qu'il faut le faire, que ce sera difficile, mais que c'est nécessaire. Je pense qu'après les élections certaines personnes vont être arrêtées.

Au sujet de la situation économique, de l'accès au travail

La situation est extrêmement difficile, maintenant nous avons même des restrictions d'eau. Depuis cinq ans, nous n'avons jamais eu ça, même pendant la guerre nous avions de l'eau. Il y a une mauvaise gestion, il y a des infrastructures endommagées, et des municipalités albanaises ont été ajoutées à notre réseau et nous avons moins d'eau. Pour l'électricité, depuis cinq ans, la centrale d'Obilic a reçu 500 millions d'euros pour sa remise en état, et elle ne produit que 25 à 30% de sa capacité. Ils disent que les installations sont trop vielles, ce qui est totalement faux. Pendant les bombardements, nous avions une meilleure production que maintenant ! De 1995 à 1998, la direction serbe avait dépensé 18 millions de dollars pour le fonctionnement de la centrale qui produisaient de 600 à 700 MW alors que depuis 5 ans, avec 130 millions de dollars, elle produit moins de 200 MW… /../

Nos conseils ne sont absolument pas pris en considération. J'ai rencontré une délégation de l'ancienne direction serbe qui a gardé des connexions avec les Albanais. Ils ont constaté de très nombreuses erreurs dans le processus de production et dans la gestion. Une des principales erreurs concerne le maintien de la puissance qui n'est pas de la responsabilité des employés compétents sur les questions de puissance. Même pendant la guerre en Bosnie, il y avait beaucoup de travailleurs musulmans de Zenica (Bosnie) qui travaillaient à la centrale. Maintenant, ils cherchent du travail à l'étranger. /.../

Nous n'avons absolument pas accès au travail qui est réservé aux Albanais, les Serbes sont exclus de tous les emplois publics. Dans le nord, il est possible de trouver du travail, la situation est sous notre contrôle. /.../ Il y a une centaine de Serbes qui travaillent à ( la mine de) Trepca qui n'est plus en fonction, ils reçoivent un dédommagement de 30 à 40 euros. C'est du travail de recyclage, la mine est fermée.

Comment survivent les gens sans travail, est-ce qu'ils reçoivent de l'aide ?

Pour ceux qui trouvent un emploi, les salaires sont de 100 à 130 euros. /.../

Les pensions sont versées par Belgrade. De Pristina, les personnes âgées de plus de 65 ans touchent 30 euros par mois. Les retraites de Serbie dépendent du salaire, c'est environ 60 à 70% du dernier salaire.

Propos traduits (de l'anglais) et transcrits par Philippe Scheller

Lire également : Leposavic : Visite aux réfugiés roms