Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n°0

Le criminel de guerre Wesley Clark témoigne à La Haye
John Catalinotto

Le mensonge, la nausée et les sanctions
Michel Raimbaud

Lettre ouverte au ministre belge des Affaires étrangères
Père Daniel Maes, Communauté du Monastère de Mar Yakub à Qâra, Syrie

USA et Otan évincent l’Ue en crise
Manlio Dinucci

Illégalité du déploiement des armes nucléaires americaines en Europe
Pierre Piérart

Guerres sans fin
Droit international contre droit du plus fort

Diana Johnstone

Les bases nucléaires de l'OTAN en Europe
Pierre Piérart

HIROSHIMA ET LE TRAITÉ DE NON PROLIFÉRATION
Pierre Piérart

Lettre au Général Jones, commandant du SHAPE, pour réclamer le retrait des armes nucléaires des pays de l'OTAN

Mordechaï Vanunu prisonnier d'opinion

L'OTAN et l'Afrique du Nord
Rashid Khashana

OTAN : Vers une expansion planétaire
Michel Collon

OTAN : au service de qui et pour quels objectifs ?
Valérie Peclow

L' Europe de la défense aux lendemains du sommet de Prague
Jean-Sylvestre Mongrenier

Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne
Pol De Vos

Occupations militaires - La prostitution érigée en système
Richard Poulin

Les minutes les plus longues de ma vie...
Michel Collon

Les États-Unis à la conquête de l'Eurasie et du monde
Jean-Marie Chauvier

Le Tribunal Pénal de La Haye de moins en moins crédible
Edward Herman

Bush et l'OTAN

Les nouveaux rôles probables de l’Otan dans les futurs scénarios impérialistes : Comment arrêter l’Otan ?
George Havatzas

50 juristes et avocats de 12 pays lancent un appel contre l’imposition d’un conseil juridique à Slobodan Milosevic

Solidarité avec Hiroshima et Nagasaki
Pierre Piérart

Parodie de procès Milosevic : Déclaration du Comité grec pour la Détente internationale et pour la Paix (EEDYE)

Contre ces lois-là, la Loi Internationale (et Milosevic) n’ont pas l’ombre d’une chance
Stephen Gowans

Une lettre ouverte de Christopher Black, président du Comité légal de l’ICDSM
Christopher Black

L'ancien premier ministre soviétique : « Je n'irai pas témoigner à La Hague dans les circonstances actuelles»
Nikolai Ryzhkov

Refus de participer au 'procès' en tant que témoin de Léonide G. Ivachov

L’ICTY et la décimation de la Yougoslavie – Une histoire de famille
Ian Johnson

Milosevic au TPI : Celui qui doit se taire
Vladimir Caller, Georges Berghezan, Jean Bricmont, Hernn Valverde

Tribunal international ou «Chambre étoilée»?
British Helsinki Human Rights Group

Milosevic se voit refuser le droit universel d'assurer sa propre défense
Sara Flounders

Lettre d'un groupe de témoins des Etats-Unis au président Slobodan Milosevic

La défense de la patrie est-elle un acte criminel ?
Pr. Kosta Cavoski

Ramsey Clark : Le 'tribunal' saborde ses dernières prétentions à la légalité
Ramsey Clark

Le Tribunal Penal International de La Haye : Deux ans d'efforts coûteux pour aboutir a un constat d'échec
Nico Varkevisser

Justice et propagande : L'échec du procès Milosevic

Deux ans de procès Milosevic : fiasco à La Haye ?

La Haye a remplacé la jurisprudence de la paix établie à Nuremberg par une licence à l'Occident de tuer.
John Laughland

Laissez Milosevic se représenter lui-même
John Laughland

Interview de Mordechai Vanunu à la BBC du 24 Octobre 2004

Murmures nucléaires à l'ombre des canons

Vanunu : « J'ai fait ce devais faire »
Baudouin Loos

Nikolaï Ryjkov défend Milosevic et dénonce l'OTAN

La reculade du Tribunal pénal international
Louis Magnin.

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971
Olivier Corten, Eric David, Pierre Klein, Jean Salmon

L’OTAN et la constitution européenne nuisent gravement à la Paix

Deuxième bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total. (Du 6 août 2004 au 28 février 2005)
Pierre Piérart

Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d'Hiroshima pour un désarmement nucléaire total.

Le chef de la mission de contrôle de l'Union Européenne au Kosovo dément toutes les affirmations de Carla Del Ponte
Compte rendu rédigé par Andy Wilcoxson

La Constitution et la Guerre
Diana Johnstone

Campagne « Mayors for Peace »
Pierre Piérart et Henri Firket

Traité constitutionnel européen : Un traité peut en cacher un autre

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (I)
Pierre Piérart

« Si demain, il faut à nouveau manifester pour la paix, j’irai à nouveau. Dans quel état reviendrai-je ? »
Michel Collon

« La future défense européenne est un livre ouvert pour les États-Unis »
Entretien avec le Général Henri Paris, président de la Fédération des officiers de réserve républica

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie. (1e partie)
Pierre Piérart.

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (2e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (3e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki (4e partie)
Pierre Piérart

Pianosa, le mystère du bateau de l’OTAN
Gianvito Lo Vecchio

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (5e partie)
Pierre Piérart

Il y a 60 ans ….. Hiroshima, après Alamogordo qui préparait Nagasaki.
Pierre Piérart

D'Hiroshima à Bagdad
Joëlle Penochet

Pourquoi le bombardement de Nagasaki ?
Pierre Piérart

Milosevic à La Haye : plus c'est intéressant, moins on en parle
Diana Johnstone

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki (6e partie).
Pierre Piérart

Un témoignage accablant pour l'accusation
D'après les comptes rendus de Andy WILCOXSON

Armes nucléaires : une parodie politique se transforme en poursuites judiciaires.

Karel De Gucht démis de ses fonctions : Déclaration publiée par le comité intérimaire le 24 novembre 2005

Intervention sur la « perception de l'OTAN par la société civile »
Arnaud Ghys, CNAPD

L'Afghanistan et son «processus démocratique»
Latif Pedram

Guerre nucléaire contre l'Iran
Michel Chossudovsky

Une nouvelle OTAN pour un nouvel ordre mondial ?
Hans Lammerant et Fabien Rondal

Bientôt la prison pour la dénonciatrice du premier crime de guerre en Yougoslavie ?
Georges Berghezan

Deux minutes, une vie
Michel Collon

Le grand jeu des bases militaires en terre européenne
Manlio Dinucci

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux – 4e Forum social européen

La désinformation en ex-Yougoslavie et au Kosovo
Jean Toschi

Kosovo : une nécessaire décentralisation
Frédéric Saillot

Europarlement • Aide au pacifisme condamnée
Pol De Vos

Feodossia: partenariat et politicaillerie
Viktor Litovkine, commentateur militaire de RIA Novosti

A propos de la réunion des parlementaires en commission sur les prochains sommets de l'OTAN (réunion du 6 juin 2006).
Claudine Pôlet

Mordechaï Vanunu condamné pour avoir pris la parole

Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré
Roland Marounek

Interventions militaire et humanitaire?
Ludo De Brabander et Georges Spriet (Vrede), Pol De Vos (StopUSA)

Pétition: Pas de F-16 belges en Afghanistan!

Le Kosovo : une colonie de l’Otan dans le Nouvel Ordre Mondial
Diana Johnstone

Le Canada dans la guerre d’occupation en Afghanistan
Collectif Échec à la guerre

La Belgique dans la guerre en Afghanistan : L'opération de désinformation des ministres De Crem - De Gucht
Roland Marounek

Pourquoi les arguments de De Gucht et De Crem ne tiennent pas la route
Vrede, Intal, UCOS...

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Marcel Poznanski pour le CSO
Marcel Poznanski

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Roland Marounek pour StopUSA
Roland Marounek

Commémoration du 63e anniversaire des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki : Message de Pierre Merveilleux pour Europe for Peace
Gilles Desmet, Parti Humaniste

De Munich au Kosovo
John Laughland

Les roses fanées de la révolution géorgienne
John Laughland

Non au bouclier antimissile !
Patrice Salzenstein

Des Tchèques mobilisés contre le bouclier antimissile U.S.
Patrice Salzenstein

9 Questions sur la Déclaration de Coopération entre les secrétariats de l'ONU et de l'OTAN
Transnational Foundation for Peace and Future Research

L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN ne répond pas aux objectifs de la communauté internationale
Karl Müller

L'accord entre les Secrétariats de l'ONU et de l'Otan viole la Charte des Nations Unies
Alfred de Zayas, fonctionnaire de l’ONU à la retraite

Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN
Manlio Dinucci (Il Manifesto)

L’Otan, gardien militaire de la sécurité d’approvisionnement énergétique des pays membres

Le cercle vicieux otanien de la violence
Diana Johnstone

La criminalisation du mouvement de la paix à Strasbourg est inacceptable
Pieter Terlinck

A Strasbourg des dizaines de milliers de citoyens du monde ont osé dire leur opposition à l'Otan
Claudine Pôlet

Une grande mobilisation le 4 avril pour dire « NON à la Guerre, NON à l’OTAN » dans un contexte de répression policière et de tension.
Collectif anti Otan de Strasbourg

Pour un bilan nuancé du Contre-Sommet de Strasbourg
Roland Marounek

Mais que fait donc la Bundeswehr dans l'Hindoukouch ?
Jürgen Rose

Franz Weber : Pour un tribunal de la conscience humaine

L’Iran, la Corée du Nord… et les autres.
Henri Firket

Trafics d’organes : Vers la fin de l’impunité au Kosovo ?
Georges Berghezan

Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye
Domenico Losurdo

La Libye : Est-ce qu'on nous refait le coup du Kosovo ?
Diana Johnstone

« Femmes pour la Paix » et pas « Femmes pour la guerre »
Anne Morelli

Terrorisme nucléaire
Michel Wautelet

Sept points sur la Libye
Domenico Losurdo

L’OTAN dans sa guerre des menteurs et des lâches
Mohamed Bouhamidi

200 intellectuels Africains contre l'Otan

L’OTAN et la montée en puissance des médias sociaux
Roland Marounek

Dix ans de guerre de l'information en Afghanistan
IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques

Message du Président du Venezuela, Hugo Chávez Frías devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.

La conclusion barbare d’une guerre colonialiste barbare.
Domenico Losurdo

Des guerres de l’opium aux guerres du pétrole
Domenico Losurdo

L'oppression de Kadhafi
Stephen Gowans

Manœuvres de guerre OTAN contre l'Iran
Manlio Dinucci

En Libye, la fin de 42 ans de...
Stephen Gowans

On voit les États-Unis partout...
Stephen Gowans

Syrie : Comment on transforme un homme en un être monstrueux
Mouna Alno-Nakhal

Que se passe-t-il en Syrie ?
Domenico Losurdo

Transcription de l'interview de Françoise Wallemacq de retour de Syrie

Lettre ouverte sur les plans de l'OTAN de défense antimissile et sur le risque accru d'une guerre nucléaire
David Krieger

Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie
Domenico Losurdo

Course à la guerre par procuration contre la Syrie
M. K. Bhadrakumar

Al-Qaeda’s Air Force
Stephen Gowans

Les USA gardent un oeil sur la Syrie, et tissent leur toile dans le Golfe
M K Bhadrakumar

Une intervention humanitaire en Syrie, il y a 150 ans
Pascal Herren, doctorant en droit à l

Fabrice à Waterloo : L’Occident humanitaire et la Syrie
Diana Johnstone

Un autre regard sur la Syrie
Bahar Kimyongür

Yougoslavie : Quand on prend l’avenir pour le passé - Raisons pour lire : Quand "Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Diana Johnstone

1. Matins de Roses
Marie-Ange Patrizio

2. Matin de lumière

3. La volière de Mar Yakub
Marie-Ange Patrizio

4. « Les gens qui ont un livre »
Marie-Ange Patrizio

5. Les gardiens
Histoires du siège de Qâra, et de quelques unes de ses conséquences

Marie-Ange Patrizio

6. Damas des étoiles
Marie-Ange Patrizio

7. Damas à bâtons rompus
Marie-Ange Patrizio

8. Au coeur de la Syrie, Générosité
Marie-Ange Patrizio

Flotte USA avec 1.000 missiles en Méditerranée
Manlio Dinucci

L’Otan a déjà voté, avant nous
Manlio Dinucci

Paquet bombe nucléaire en provenance des USA
Manlio Dinucci

Israël, 200 armes nucléaires pointées sur l’Iran
Manlio Dinucci

Pour l’Italie, nouveau gouvernement, même “allié privilégié”
Manlio Dinucci

“Souveraineté” vis à vis de Bruxelles, pas de Washington
Manlio Dinucci

Derrière la parade du 2 juin
Manlio Dinucci

Néocolonialisme et “crise des migrants”
Manlio Dinucci

Circuit de mort dans la “Méditerranée élargie”
Manlio Dinucci

L’Otan expansible et toujours plus coûteuse s’élargit sur l’Europe
Manlio Dinucci

Articles de la Charte des Nations Unies et du Traité de l'OTAN violés par l'agression contre la Yougoslavie

Annexe B des Accords de Rambouillet

Accords secrets de 1971 entre la Belgique et les USA

Réunion du Comité des plans de défense et du groupe des plans nucléaires, Bruxelles le 12 juin 2003 : Communiqué final

Extension de la zone d'intervention OTAN : Communiqué de l'OTAN

Allocution prononcée par M. Jaap de Hoop Scheffer devant la Commission parlementaire pour les Affaires étrangères
Jaap de Hoop Scheffer

Jaap de Hoop Scheffer : « Un nouvel OTAN est nécessaire »

La force de réaction de l'OTAN : Au centre de la transformation de l'OTAN

Note sur le traité secret conclu entre la Belgique et les Etats-Unis en 1971

Réunion ministérielle du Conseil de l'Atlantique Nord de Madrid - Communiqué final

Discussions à la Chambre belge sur le projet de loi portant assentiment à l'adhésion des nouveaux membres à l'OTAN

Declaration du sommet de Prague sur l'Irak

Traité de Maastricht : Dispositions concernant une politique étrangère et de sécurité commune

Projet de Constitution Européenne et OTAN

Exerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo:The inadequacy of human rights protection mechanisms
Marek Nowicki

Excerpt from IVth Report by the Ombudsperson Institution in Kosovo: The situation of non-Albanian communities in Kosovo

Statut juridique de l'aéroport de Chièvres.
Demande d'explications au Ministre de la Défense

Rôle de la base aérienne de Florennes dans l'OTAN

Votes à l'ONU sur le Désarmement

Directive politique globale entérinée par les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN lors du sommet de Riga

Demande d'explications de M. Josy Dubié au ministre de la Défense sur «l'accroissement de la présence militaire belge en Afghanistan»

Déclaration du Sommet de Bucarest

Non-prolifération, contrôle des armements et désarmement
Note de Karel De Gucht

Ministère de la défense belge : Note d’Orientation Politique
Pieter De Crem

Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN
Jaap de Hoop Scheffer - Ban Ki-Moon

Adresse de Tzipi Livni au Symposium OTAN-Israël, Herzliya

Discours à l'Assemblée générale des Nations unies: «Nous avons peur»
Paul-Henri Spaak

The Continuing Relevance of NATO’s Nuclear Deterrence Strategy in an Uncertain World
Guy B. Roberts, Deputy Assistant Secretary General for WMD Policy at NATO

Déclaration du Sommet de Strasbourg-Kehl

Extraits du Concept Stratégique de l'Alliance de 1999 sur les armes nucléaires

Opérations en zone urbaine en l’an 2020 - Synthèse

De la bonne coopération entre l'Otan et les ONG
Anders Fogh Rasmussen

Une Otan sans armes nucléaires
Lt Col. Michael J. Byrne, Com. Douglas L. Edson, Lt Col Andrea L. Hlosek

Traitement inhumain de personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo
Commission des questions juridiques et des droits de l’homme

Annexe au rapport de Dick Marty : Carte des centres de détention du nord de l’Albanie

CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE : Proposition de résolution concernant la situation en Libye

Mémorandum de la CNAPD dans le cadre du sommet de l’OTAN à Varsovie

Contribution du Comité Surveillance OTAN au Forum Social Européen

Bertrand Russell Peace Foundation, Conférence de Bruxelles les 26 et 27 juin 2003

Après Madrid, Bruxelles ?

Soutien à la Conférence de Paris sur l'Irak du CSO

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki : Communiqué

Bush Not Welcome

Lever toutes les restrictions à la liberté de Mordechai Vanunu

Contribution du CSO à la Conférence sur les bases militaires dans le monde

LAS BASES MILITARES : UN ASPECTO DE LA ESTRATEGIA GLOBAL DE LA OTAN

Militar bases: An aspect of the NATO strategy

Lettre de protestation du CSO au Ministre des Affaires Étrangères face aux poursuites judiciaires d'un militant de Bombspotting

Message pour la commémoration du 61e anniversaire du lancement de la bombe atomique nord américaine sur Hiroshima et Nagasaki

Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

Pourquoi tant de discrétion des négociateurs pour un futur gouvernement sur la politique extérieure et de défense de la Belgique ?

Lettre à l'ambassade de la Répblique tchèque en soutien à la manifestation contre les bases US

Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d’Afghanistan !

L’Otan en Géorgie... sans attendre la Géorgie dans l’Otan ?

Dénonçons la complicité de l’Otan avec Israël !

SORTIR D'AFGHANISTAN MAINTENANT !

Décès de Pierre Piérart

Réponse au communiqué de la CNAPD annonçant son retrait de la conférence sur l’Iran
Comité Surveillance Otan

UN NON SANS EQUIVOQUE A TOUTE INTERVENTION DE L’OTAN EN LIBYE !

Libye, Iraq, Afghanistan : non à la guerre !
Non à toute participation belge !

La Belgique est entrée en guerre contre la Libye ! Stoppons l’escalade !

Non à la reconnaissance du Conseil national de Transition Libyen
Pour le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces militaires belges engagées en Libye

Ne laissons pas l’Otan nous entraîner dans une nouvelle guerre froide !

L'OTAN a besoin de l'Irak !
Tom Lantos

Thomas Fiedman : plaidoyer que l'Irak, l'Egypte et Israël deviennent membres de l'OTAN...
Thomas L. Friedman

Garder un œuil sur l'ours russe
William Safire

Poutine : L'OTAN n'est plus une organisation hostile...

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »

Contenir l'Iran : Accueillir Israël dans l'OTAN
Ronald D. Asmus

CONTRE-SOMMET DE L'OTAN: RESISTANBUL 2004

D'anciens officiers de l'armée grèque parlent

Initiative against the NATO summit in Istanbul
Committees Against Occupation

Initiative contre le sommet de l'OTAN à Istanbul
Comités Contre l'Occupati

Appel de Resistanbul 2004

Des dizaines de milliers de signatures contre l'OTAN envoyées à Ankara
Comités Contre l'Occupation

Contribution à la conférence Anti-Otan d'Istanbul
Roland Marounek

Commémoration du 59e anniversaire de la tragédie d'Hiroshima et Nagasaki - Communiqué

Appel pour le Kosovo

Intervention à l'ONU du Maire d’Hiroshima lors de la Conférence sur la révision du TNP

Déclaration

Forum Social Européen de Londres : Appel de l'Assemblée des mouvements sociaux

Declaration

IRAK : CONTRE L'ESCALADE
Jean Bricmont

Rapport d'enquête sur la population rom au Kosovo et Metohija suite aux événements survenus du 17 au 21 mars 2004
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

Projet de création a Kosovska-Mitrovica d’un bureau et d’un organisme de défense des droits des Roms
URYD - Union des Roms exilés d’Ex-Yougoslavie en Diaspora

APPEL À L'ACTION de l'ASSEMBLÉE CONTRE LA GUERRE
Forum social mondial 2005, Porto Alegre, Brésil

Plate-forme pour les actions de protestation contre la venue de Bush en Belgique

Le maire d’Hiroshima appelle à participer à la marche pour abolir les armes nucléaires
For Mother Earth

International Conference against Foreign Military Bases
FINAL DECLARATION

Conférence internationale contre les bases militaires étrangères
Déclaration finale

Report on the International Conference against Foreign Military Bases

Non à la guerre contre l'Iran
Prise de position de la plate-forme anti-guerre

Appel pour éviter une guerre nucléaire en Iran

Appel de la Plateforme anti-guerre

Paix au Moyen Orient: maintenant!
Texte de plateforme des mouvements pour la paix

Appel de Stuttgart

Forum Social Européen de Malmö : Appel à rejoindre la mobilisation contre l’Otan d’avril 2009

Appel de la World Afghan Professional Organization contre la guerre en Afghanistan

Des organisations de paix réagissent à l'expansion de la mission belge en Afghanistan
Vrede, Intal, CNAPD, CSO et MIR-IRG.

Déclaration du Comité International Non à la Guerre - Non à l'Otan

Évaluation des actions par le Comité International de Coordination
Arielle Denis et Reiner Braun

Contre-Sommet de Strasbourg du 2 au 5 avril 2009. - Évaluation des participants de Belgique

Déclaration du Conseil mondial de la paix et du Conseil portugais pour la paix et la coopération en vue du sommet de l'OTAN de Lisbonne
World Peace Concil

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »
La Plate-forme Afghanistan

Communiqué de la CNAPD à propos de l’invitation à la conférence – table-ronde de ce vendredi 17 décembre « L’Iran dans la visière de l’Ouest ».

Carte Blanche : La menace nucléaire, d'Hiroshima à … Tihange

Appel à la résistance et à la protestation contre Petersberg II
No To Nato

Appel
Pas de nouvelle guerre au Moyen Orient

Commémoration du 67ème anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

Lettre ouverte à l'occasion de l'intervention de Jamie Shea au Festival des Libertés

Camp de Pozega : «Nous n'avons besoin de rien, seulement de la liberté»

Leposavic : Visite aux réfugiés roms

Tentative d'intimidation ?

Les États-Unis et le crime organisé

A la rencontre des Croates et des Roms

La KFOR nous photographie et nous empeche de photographier

Ceux d'en haut

Prizren dévastée

Le plus sinistre ghetto du Kosovo

Entretien avec Gušani Skender, Leposavic

Entretien avec Oliver Ivanovic, Mitrovica

Entretien avec Sava Janjic, Visoki Decani

Entretien avec Marek Nowicki, Pristina

Entretien avec Momcilo Trajkovic, Caglavica

Aveux tardifs

Le calvaire des Roms au Kosovo
Marie-Pierre Lahaye

Invisibles et indésirables : les nouveaux réfugiés du Kosovo
Georges Berghezan

Faillite de l'ONU et de l'OTAN au Kosovo
Philippe Scheller

Kosovo, essai en plein champ de l'impérialisme guerrier
Manuel Grandjean

Notre film annonçait ce drame, pourquoi n’avons-nous pas été entendus?
Interview de Vanessa Stojilkovic

Rompre 5 ans de silence
Philippe Scheller

Nettoyage ethnique au Kosovo : Un voyage pour rompre cinq ans de silence
Georges Berghezan

ROMS D’EX-YOUGOSLAVIE (KOSOVO ET METOHIA) :
PEUPLE EN DANGER !

Avec la drogue, les jeunes du Kosovo oublient leurs préjugés ethniques
Tanja Matic et Tanja-Marija Vujisic

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message de la COLUPA
Présenté par Pierre Debbaut

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Intervention de Sortir du Nucléaire
Louis Verheyden

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Inetrvention du Mouvement Chrétien pour la Paix
Carla Goffi

66e Commémoration du massacre de Hiroshima : Message du CSO
Marcel Poznanski


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Nettoyage ethnique au Kosovo : Un voyage pour rompre cinq ans de silence

Cinq ans après les bombardements de l'OTAN et l'instauration d'un protectorat international, le Kosovo fait l'objet d'une étrange amnésie médiatique, rarement troublée par des élections ou une vague de violences particulièrement sanglantes.

C'est pour se rendre compte de visu de la situation dans ce territoire géré officiellement par l'ONU et occupé par près de 20.000 soldats sous commandement OTAN (constituant la KFOR) que le Comité de Surveillance OTAN a pris l'initiative d'organiser cet été un voyage d'inspection citoyenne au Kosovo. Ce voyage, auquel ont participé une douzaine de personnes originaires, pour la plupart, de Belgique et de France, s'est concentré sur le sort des minorités vivant ou ayant vécu au Kosovo, soit environ 20 % des deux millions de personnes qui y vivaient jusqu'au début des bombardements de l'OTAN en 1999. Leur situation avait été évoquée – pratiquement pour la première fois – en mars dernier par les médias internationaux, lors de trois jours d'émeutes orchestrées par des extrémistes albanais et ayant visé non seulement les Serbes, mais également les Roms et les Ashkalis1. Selon la police de la mission de l'ONU (MINUK), le bilan de ces événements s'élève à 19 morts, près d'un millier de blessés (dont 65 « internationaux ») et plus de 4.000 expulsés. En outre, 800 maisons et 29 églises ou monastères serbes orthodoxes ont été détruits ou gravement endommagés.

Bien que décidé avant ces événements, le voyage d'inspection a été fortement marqué par cette vague de violences. Celle-ci doit cependant être replacée dans son contexte. Depuis l'arrivée des troupes de l'OTAN en juin 1999, si la quasi-totalité des Albanais qui avaient fui le Kosovo durant les bombardements sont rentrés chez eux en quelques semaines, près des trois-quarts des membres de minorités ont dû le quitter. Au lieu du paradis multi-ethnique promis par Blair et Clinton pour justifier une campagne de bombardements décidée en violation flagrante de la Charte des Nations Unies, le Kosovo est devenu un enfer pour tous ceux n'appartenant pas à la nation albanaise. Les émeutes de mars ne représentent donc que le « sommet de l'iceberg » de ce nettoyage ethnique toujours en cours et semblaient surtout viser – comme nous avons pu le constater au cours de notre itinéraire – certaines localités spécifiques, notamment situées sur certains grands axes.

S'étant déroulé du 13 au 22 août au moyen de véhicules particuliers, notre voyage a débuté par des rencontres avec des « personnes déplacées », selon l'appellation officielle de ces réfugiés qui ont quitté leur région d'origine, mais sans franchir les frontières de la Serbie-Monténégro, l'état auquel appartient formellement – pour combien de temps encore ? – le Kosovo.

Nous avons d'abord visité des Serbes installés dans des baraques pour ouvriers de chantier à Pozega (ouest de la Serbie), puis des Roms dans des hangars aménagés en chambres à Leposavic (extrême nord du Kosovo, resté sous contrôle serbe). Ce qui nous a frappé fut la similarité des expériences et des conditions de vie, d'une extrême précarité pour les uns et les autres, à la limite de la survie matérielle, et sans espoir de retour avant longtemps. Le 17 juin 1999, les Serbes, originaires d'un village proche de Klina, ont reçu deux heures de délai de l'armée italienne pour faire leurs bagages. Celle-ci ne prit même pas la peine de les escorter, ce qui valut aux villageois une nuit infernale sous les balles de l'Armée de libération du Kosovo (UCK). La veille, la même UCK, arrivant avec les soldats français, donnait aux Roms de la mahala de Mitrovica, le plus grand quartier rom du Kosovo, cinq minutes pour quitter à jamais leurs maisons, avant de les piller et de les incendier. Le lendemain, à Mitrovica, notre visite des ruines de la mahala , s'étendant sur un kilomètre sur la rive sud de l'Ibar, sera écourtée par des manœuvres d'intimidation de quelques Albanais.

Le franc-parler du médiateur

Une des personnalités les plus passionnantes rencontrées pendant notre séjour fut l'ombudsman Marek Nowicki. Bien que nommé par le SRSG2, qui peut également le démettre, le Polonais – rencontré dans ses bureaux de Pristina – est indépendant de la structure de la MINUK et accomplit son travail de médiation et de surveillance des droits humains avec une grande rigueur depuis plus de quatre ans.

Disposant d'une influence limitée sur les institutions internationales et locales, et n'ayant pas juridiction sur les activités de la KFOR, il est bien conscient de ne disposer finalement que d'un pouvoir moral, renforcé par la confiance qu'il détient auprès des populations. Les plaintes qu'elles lui adressent sont essentiellement de deux types : celles touchant aux activités mafieuses (typiquement : la construction illégale d'immeubles, avec la complicité des autorités municipales) et celles relevant des relations interethniques. Il condamne la récente réforme de l'enseignement secondaire, tendant à empêcher que des élèves de minorités puissent faire des études supérieures dans le reste de l'ex-Yougoslavie. Il n'est pas tendre envers la MINUK, dont il épingle l'incompétence et les manipulations, notamment envers des déplacés incités à revenir dans des zones mal protégées. Ainsi, les Ashkalis expulsés de Vucitrn en mars avaient été convaincus l'année précédente par la MINUK, alors qu'ils se trouvaient en Serbie depuis leur première expulsion en 1999, de revenir au Kosovo. L'ombudsman dénonce également vivement l'attitude de certains pays européens, dont l'Allemagne, qui renvoient des réfugiés non albanais au Kosovo, au mépris des recommandations de plusieurs institutions internationales. Il n'hésite pas à prendre des positions peu « politiquement correctes » en critiquant les bombardements de 1999 et le chantage au Tribunal de La Haye exercé encore et toujours par l'Occident envers la Serbie, ou en soutenant les « structures parallèles » maintenues par les Serbes dans le nord du Kosovo. Il considère que, malgré les efforts allemands, les réels détenteurs du pouvoir au Kosovo sont le crime organisé – qui orchestrerait le nettoyage ethnique avant tout pour s'emparer des propriétés des expulsés – et les Etats-Unis, dont l'immense base de Camp Bondsteel serait la preuve d'un intérêt soutenu pour la région.

Le cyber-moine

L'autre rencontre marquante du voyage fut celle avec le moine Sava Janjic, au monastère de Decani, niché au pied de hautes montagnes qui le séparent de l'Albanie. Au centre de l'enceinte protégée par des soldats italiens, s'élève une imposante église de marbre ocre et rose du 14 ème siècle. Le Père Sava Janjic est surnommé le « cyber-moine » pour son utilisation depuis les années '90 des moyens électroniques d'information. Référence morale pour de nombreux Serbes, figure emblématique d'un clergé enraciné dans l'histoire de son peuple, il nous a dressé un tableau plutôt sombre de la situation actuelle au Kosovo.

Il évoque « l'effondrement » de l'administration de l'ONU depuis les événements de mars et le « chaos total » qui règne dans la province, au détriment de toute la population et des minorités en particulier. Il est fort déçu des premières déclarations du nouveau gouverneur, Soren Jessen-Petersen, qui semble faire de l'indépendance du territoire l'objectif de son mandat, et renoncer à la politique officielle des « normes (relatives aux droits de l'homme et des minorités) avant le statut (final du Kosovo) ». Selon Janjic, on semble ainsi vouloir récompenser le nettoyage ethnique au lieu de le sanctionner, d'autant plus que l'impunité continue à être pratiquement garantie aux tueurs de Serbes. N'espérant rien des « mercenaires internationaux » que sont à ses yeux les milliers de fonctionnaires et policiers de la MINUK seulement motivés par leur carrière et leurs hauts salaires, il considère que « les gouvernements occidentaux sont en train de créer le territoire le plus monoethnique d'Europe ». Seuls les Etats-Unis auraient de l'autorité sur le leadership albanais : en mars, le monastère a été sauvé par un coup de fil de l'amiral Johnson, chef de l'OTAN pour le Sud de l'Europe, menaçant Ramush Haradinaj (ancien chef local de l'UCK et leader du 3 ème parti du Kosovo) de représailles si les lieux étaient attaqués. Ailleurs, l'arrivée de soldats états-uniens a instantanément ramené le calme parmi les émeutiers. Il dénonce enfin l'attitude de Belgrade, en particulier le nouveau gouvernement de Vojislav Kostunica, qui a coupé tous les programmes d'aide au Kosovo et semble avoir relégué la province au plus bas niveau de ses priorités.

Outre les témoignages, largement convergents, de deux personnalités exceptionnelles (voir les encadrés), et ceux de leaders serbes, roms et gorans3, la plus grande partie du voyage fut consacrée à des séjours dans les diverses enclaves où sont reléguées les minorités et à des visites rapides des lieux les plus touchés par les émeutes de mars. Le spectacle le plus affligeant fut celui de Prizren, deuxième ville du Kosovo et, jusqu'il y a peu, une des plus belles villes des Balkans. Epargnée par le conflit de 1998-99, la vieille ville – à laquelle on a accès par une série de petits ponts – était un joyau où se mélangeaient églises orthodoxes serbes et catholiques albanaises, mosquées de l'ère ottomane, petits commerces, maisons particulières, fontaines, ruelles et places animées. La ville est maintenant défigurée, le feu ayant ravagé tout ce qui pouvait évoquer une présence serbe. Le vieux quartier serbe, à flanc de colline, n'est plus qu'un alignement de ruines branlantes entourées de barbelés. L'église St-Sauveur (14 ème s.), qui surplombe le quartier, a été incendié et s'est partiellement effondrée, tout comme, en contrebas, la massive église St-Georges (19 ème s.), laissant la mosquée Sinan Pacha sans rivale à l'assaut du ciel de Prizren. Le séminaire de théologie, où une poignée de Serbes étaient réfugiés jusqu'en mars, est un amas de cendres, et le feu a même endommagé les maisons albanaises environnantes. A côté, un glacier goran nous fait part – en serbo-croate, mais à voix basse – de sa désolation, mais dit que le choix qui s'offre à lui est clair : se taire ou risquer la mort.

Quelques dizaines de kilomètres au sud de Prizren, se dressent les montagnes de la Gora, séparant le Kosovo de la Macédoine et l'Albanie. Y vivent les Gorans (littéralement : « ceux d'en haut »), petit peuple slave, pratiquant l'islam et parlant une langue un peu plus proche du macédonien que du serbe. Ils partagent la ville de Dragas avec des Albanais, maintenant majoritaires, avec lesquels ils vivent en assez bonne entente. Nous sommes là dans la seule ville du Kosovo à majorité albanaise où un parler slave est parlé librement, y compris par les Albanais. En effet, les Gorans ne parlent que peu l'albanais et la langue de communication est donc le goran ou le serbe. Cependant, pratiquement toutes les inscriptions visibles en rue, y sur l'école, sont écrites uniquement en albanais. En juin 1999, l'UCK vint y semer le chaos, sous l'œil complaisant des soldats allemands. Onze Gorans ont été tués, des centaines ont été expulsés de leurs logements, de leurs commerces, de leurs emplois. Également utilisé contre les Roms, le prétexte était qu'ils auraient « collaboré » avec les Serbes, un concept suffisamment vague pour incriminer quiconque avait mis un pied dans une école publique ou un bureau de poste au cours du règne de Milosevic. Heureusement, les Allemands ont rapidement été remplacés par des soldats turcs qui ont rétabli un semblant d'ordre dans la région.

Si les Gorans n'ont plus subi d'attentat depuis 2002, leur exode continue, menaçant la survie même de cette communauté. Ainsi, ils seraient désormais trois fois plus nombreux à Belgrade que dans la Gora, leur foyer d'origine, comprenant Dragas et une douzaine de villages. Les départs sont avant tout motivés par l'absence d'emplois et de perspectives économiques. Jusqu'en 1999, Dragas comptait bien deux usines textiles, traitant la laine des troupeaux des alentours. La première a été détruite par des bombes de l'OTAN et la seconde a été fermée par les forces d'occupation dès leur arrivée. Ce peuple aux traditions encore très fortes et d'une grande hospitalité, même à l'échelle des Balkans, doit affronter une autre menace : celle de l'assimilation bosniaque. En effet, le parti au pouvoir en Bosnie, le SDA, est très actif dans la région et pousse la population gorane à changer d'identité en se déclarant « bosniaque ». S'ils parlent, comme les Bosniaques, une langue slave et pratiquent la même religion musulmane, les Gorans ont un mode de vie et des traditions qui n'ont rien à voir avec la Bosnie. Le développement du SDA menace l'existence du parti goran, qui comptait un siège dans le parlement kosovar sortant. En plus de pressions pour une pratique religieuse plus stricte, les Gorans sont incités à se scolariser en « bosniaque », la variante de la langue serbo-croate parlée en Bosnie, alors qu'ils ont toujours opté pour la variante serbe de cette langue. Cette activité du SDA serait le fruit d'un accord entre leaders albanais de Pristina et bosniaques de Sarajevo en vue d'assimiler les Gorans et d'autres petits peuples slaves musulmans. Effectivement, les communautés se déclarant bosniaques, présentes surtout à l'ouest du Kosovo, sont apparemment celles qui, parmi les multiples minorités de la province, connaissent le moins de problèmes de la part des extrémistes albanophones.

Si l'intolérance caractérise les relations entre la majorité albanaise et les minorités, celle-ci varie d'intensité suivant les lieux et les peuples visés. Les derniers Croates du Kosovo – 200 à 300 personnes – sont retranchés dans la bourgade de Janjevo, au pied de hautes montagnes. Si, actuellement, ils ne semblent plus connaître de problèmes de sécurité et vivent essentiellement d'une aide massive de l'église catholique croate, l'année 1999 a vu le départ de la majorité d'entre eux, notamment ceux qui peuplaient deux villages des environs. A proximité, dans l'enclave serbe de Gracanica, des Roms vivent dans une misère abjecte, souffrant de maladies chroniques notamment dues à la totale insalubrité de leurs logements. Oubliés des quelques ONG humanitaires actives dans la région, ils sont nombreux à être originaires de Pristina, d'où ils furent expulsés il y a cinq ans. Les relations avec les Serbes de l'enclave ont l'air correctes, comme semble en attester le fait que leurs enfants jouent ensemble dans le quartier. Trente kilomètres plus loin, les quelques dizaines de foyers roms subsistant dans la ville de Gnjilane connaissent des conditions matérielles infiniment meilleures. Mais, là, le problème de sécurité se pose avec acuité et le romany est une langue bannie en-dehors des quelques rues où il vivent. Ils ont de bons contacts avec leurs voisins albanais. En mars, alors que la police et la KFOR étaient aux abonnés absents, ce sont ces voisins qui les ont sauvés de la foule qui voulait brûler leurs maisons. Les derniers Serbes de Gnjilane n'ont pas eu cette chance : leur église et leurs maisons ont fait les frais, les forçant à quitter finalement une ville où ils étaient une dizaine de milliers jusqu'en 1999. Dans la région, qui n'avait connu aucune violence interethnique jusqu'au début des bombardements de l'OTAN, subsistent néanmoins plusieurs villages serbes jouissant habituellement d'une relative sécurité.

Ceci n'est malheureusement pas le cas de la plupart des enclaves serbes, comme celle de la ville de Kosovo Polje, près de Pristina, durement touchée par les émeutes de mars. Alors qu'ils y étaient majoritaires jusqu'en 1999, les derniers Serbes de la ville sont regroupés dans un seul et unique immeuble où, par mesure de confiance, on a également installé quelques policiers de la MINUK. La situation est similaire à Lipljan, bourgade traversée par la route Pristina-Prizren. Les maisons serbes ayant échappé à la destruction sont reliées entre elles par un dédale de sentiers. Si des ouvriers albanais réparent quelques maisons incendiées, en application d'un programme de reconstruction auquel a souscrit le gouvernement kosovar après les émeutes de mars, les Serbes craignent que, dès qu'elles seront achevées, elles seront à nouveau brûlées, comme cela s'est déjà produit ailleurs. La méfiance intercommunautaire est telle que les Serbes ne mettraient pour rien au monde le pied au marché se déroulant sous leurs yeux, à quelques dizaines de mètres de certaines de leurs habitations.

Plus au sud, les Serbes et Roms d'Orahovac vivent à quelques centaines dans le haut de la ville, entourés par une écrasante majorité albanaise. Ici, le mois de mars n'a produit que des dégâts relativement mineurs et seuls deux Serbes ont été blessés. L'époque la plus dure fut celle qui suivit immédiatement l'arrivée des troupes internationales, en l'occurrence des soldats hollandais. Ceux-ci se sont comportés d'une manière excessivement partiale, en parfaite entente avec l'UCK, dont Orahovac était un des principaux fiefs urbains. Ainsi, accusés de crimes de guerre par l'UCK, tous les intellectuels serbes ont été arrêtés par la KFOR, et certains d'entre eux n'ont été libérés parfois qu'après de longues années de prison.. Un véritable chantage envers les escortes était exercé par les Hollandais, et de manière plus feutrée par les Allemands qui les ont remplacés au début 2000. Une femme, frappée par une crise cardiaque, est morte à côté des barbelés du ghetto, parce que les soldats bataves réclamaient 48 heures de délai pour les « urgences ». A quelques kilomètres de là, le petit village médiéval de Velika Hoca connaît une situation un rien meilleure. Une bonne moitié de ses 1.200 habitants est toujours là, mais les paysans craignent de cultiver la plus grande partie de leurs champs et de leurs vignes, situés hors de vue du village.

Le plus choquant dans le nettoyage ethnique en cours au Kosovo est l'indifférence totale qui l'entoure, en flagrant contraste avec l'hyper-médiatisation des événements d'il y a quelques années. Pourtant, davantage de personnes ont été tuées en raison de leur appartenance ethnique depuis la fin des bombardements de l'OTAN – en période de paix – qu'avant leur déclenchement – lors du conflit serbo-albanais. Comme le disait le député goran Rustem Ibisi, l'intervention occidentale a produit une « épidémie de haine » à l'encontre des minorités du Kosovo. Les dirigeants occidentaux, qui prétendaient régler par les bombes une « catastrophe humanitaire », l'ont en réalité provoquée. Les troupes de l'OTAN et l'administration de l'ONU sont en train de réussir ce qu'aucun chef de guerre des Balkans n'avait réussi à accomplir de manière durable : créer un territoire « ethniquement pur ». Un succès qui explique à lui seul le mur de silence qui enferme le Kosovo…

Georges Berghezan

1. Les Ashkalis sont apparentés aux Roms, bien que leur langue maternelle soit l'albanais.

2. « Représentant spécial du Secrétaire général » de l'ONU, actuellement le Danois Jessen Petersen, il dirige la MINUK et fait office de « gouverneur » du Kosovo.

3. Les Gorans sont un petit peuple montagnard, slave et islamisé.

Georges Berghezan
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