Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n° 2
juin 2000

Éditorial
Marcel Poznanski

Le mépris de l'OTAN pour le Traité de Non Prolifération (TNP)
Pierre Piérart

Quand l’Otan fait de la recherche scientifique…
Jean Pestiau

Exit et Dixit Wesley Clark

Les mensonges de Jamie Shea
Michel Collon


Autres numéros :

n°1 : mars 2000
n°2 : juin 2000
n°3 : novembre 2000
n°4 : février 2001
n°5 : avril 2001
n°6 : octobre 2001
n°7 : janvier 2002
n°8 : février 2003
n°9 : mars 2003
n°10 : mai 2003
n°11 : juin 2003
n°12 : novembre 2003
n°13 : mars 2004
n°14 : juin 2004
n°15 : octobre 2004
n°16 : décembre 2004
n°17 : mars 2005
n°18 : juin 2005
n°19 : septembre 2005
n°20 : décembre 2005
n°21 : mars 2006
n°22 : juin 2006
n°23 : septembre 2006
n°24 : décembre 2006
n°25 : mars 2007
n°26 : juin 2007
n°27 : septembre 2007
n°28 : décembre 2007
n°29 : mars 2008
n°30 : juin 2008
n°31 : septembre 2008
n°32 : décembre 2008
n°33 : mars 2009
n°34 : juillet 2009
n°35 : octobre 2009
n°36 : décembre 2009
n°37 : avril 2010
n°38 : juin 2010
n°39 : octobre 2010
n°40 : janvier 2011
n°41 : avril 2011
n°42 : juin 2011
n°43 : octobre 2011
n°44 : décembre 2011
n°45 : mars 2012
n°46 : juillet 2012
n°47 : octobre 2012
n°48 : janvier 2013
n°49 : avril 2013
n°50 : octobre 2013
n°51 : janvier 2014
n°52 : avril 2014
n°53 : juillet 2014
n°54 : octobre 2014
n°55 : janvier 2015
n°56 : avril 2015
n°57 : juillet 2015
n°58 : octobre 2015
n°59 : janvier 2016
n°60 : avril 2016
n°61 : juillet 2016
n°62 : octobre 2016
n°63 : janvier 2017
n°64 : avril 2017

Accueil
Plate-forme du CSO
Alerte OTAN !
Communiqués du CSO

Articles

Documents officiels
Autres textes

Carte de l'Otan
L'Europe et l'Otan (2004)

Kosovo:
Fact-finding mission

Images
Archives
Liens

Contactez-nous !

imprimer 

Quand l’Otan fait de la recherche scientifique…

Sur les murs des centres de recherche et des universités, on peut voir de nombreuses affiches invitant à des conférences, écoles d’été, colloques, etc. financés par l’OTAN. Il n’y a rien de militaire là-dedans. Ce sont des activités purement scientifiques allant de la psychologie à la physique en passant par la biologie ou la sociologie. Pour la plupart des scientifiques, c’est de l’argent bon à prendre pour le consacrer à leur recherche. Un point, c’est tout. Un exemple. Avant d’être Recteur de l’Université catholique de Louvain, Marcel Crochet était professeur à la Faculté des Sciences appliquées de l’UCL et conseiller scientifique de l’Otan.

Les professeurs d’université et autres chercheurs se posent rarement la question pourquoi l’OTAN finance-t-elle toutes ces activités civiles. Par rapport à son budget total, cela ne représente qu’une goutte d’eau.

Selon moi, il y a deux raisons qui motivent l’OTAN :

Neutraliser une partie des intellectuels d’Europe, des États-Unis et du Canada face aux crimes contre l’humanité commis par l’Otan et par les puissances qui la composent.

Tenir à jour les listes des jeunes scientifiques, parmi les plus actifs et les plus prometteurs, qui peuvent servir en cas de conflit majeur.

En 1995, j’ai eu l’occasion de poser au responsable du département de physique du Centre de Los Alamos (le plus grand laboratoire de mise au point de nouvelles armes nucléaires aux États-Unis), la question suivante : « Quelle était l’atmosphère à Los Alamos lors de la guerre du Golfe ? » Sa réponse : « Les journées autour du Nouvel An 1991 ont été exaltantes. La guerre contre Saddam était imminente. Les chercheurs à Los Alamos étaient gonflés à bloc, soutenus par l’ immense patriotisme qui régnait dans tout le pays. En quinze jours, nous avons fait ce qu’y aurait été fait en un an en temps normal. Los Alamos revivait la mobilisation de la deuxième guerre (quand la première bombe atomique y a été mise au point) ».

Ce sont des scientifiques conditionnés à ses objectifs de terreur dont l’OTAN a besoin ! Vous comprenez pourquoi depuis plus de trente ans, je n’ai pas voulu être financé par l’OTAN ou participer à une de ses quelconques activités scientifiques soi-disant innocentes.

Jean Pestiau
Autres textes de Jean Pestiau sur le site du CSO