Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n° 34

Éditorial

Contre-Sommet de Strasbourg du 2 au 5 avril 2009
Évaluation des participants de Belgique

Après Bush, la paix ?
Roland Marounek

L’Otan développe ses tentacules sur tous les océans du monde
Marcel Poznanski

Lettre à Barack Obama, président des Etats-Unis
Pierre Piérart

L’Otan, gardien militaire de la sécurité d’approvisionnement énergétique des pays membres
Résumé par Francine Verstraeten


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Éditorial :
Afghanistan, Pakistan, Irak, Somalie, Iran (et où encore ?)
La Belgique s’en-va-t-en-guerre !

Pendant quelques semaines, la campagne pour les élections régionales et européennes a éclipsé de la scène médiatique ainsi que des discours des partis politiques, toutes les questions concernant les guerres, l’armement, les dépenses et les interventions militaires de la Belgique pour le compte de l’Otan. Les dirigeants politiques disaient que ce n’était pas un sujet à défendre en campagne électorale, que ces questions ne leur feraient pas gagner des électeurs car elles n’intéressaient pas la population. Au vu du pourcentage d’abstentions aux élections européennes (là où le vote n’était pas obligatoire), on pourrait dire que les électeurs ne se sont pas passionnés non plus pour les questions censées les intéresser…

En réalité, ce sont ces mêmes partis se déclarant progressistes, qui éludent constamment leurs propres responsabilités dans la politique actuelle du gouvernement belge. Les rares parlementaires courageux qui interpellent le gouvernement, par exemple sur la politique menée en Afghanistan, sont presque traités d’inciviques ! Au parlement, la grande majorité d’entre eux sont absents lors des auditions du mouvement de la paix. Ils laissent au gouvernement toute liberté d’initiative et tout pouvoir de décision.

Le parlement va mettre en application la loi sur l’interdiction de l’usage et de la production de l’uranium appauvri qu’il avait votée il y a deux ans. C’est un résultat appréciable de la lutte des mouvements de paix et d’un groupe de parlementaires. Mais cette loi sera de peu d’effet : on ne peut pas ignorer que les militaires belges en Afghanistan interviendront en appui d’autres forces de l’Otan et des USA qui vont continuer à utiliser l’uranium appauvri lors des bombardements. Car le gouvernement belge s’entête. En Afghanistan, deux avions F-16 supplémentaires vont bientôt partir, le nombre de soldats-Otan va monter jusqu’à 600 . Leurs missions ne se couvrent même plus du voile pudique de l’humanitaire, mais sont directement destinées à la formation de l’armée afghane. Les militaires belges ont déjà participé à des patrouilles aux côtés de soldats afghans et à des confrontations avec « l’ennemi », comme cela a été révélé incidemment. Et le ministre De Crem annonce crânement que les engagements belges dans ce pays ne s’arrêteront pas à la fin 2010.

En Irak, la Belgique poursuit sa collaboration à l’Académie de l’OTAN chargée de former l’armée irakienne. L’annonce d’un retrait des troupes américano-britanniques apparaît clairement comme un leurre, destiné à cacher tout ce qui va rester : 50.000 militaires seront cantonnés dans les bases US disséminées dans le pays, des dizaines de milliers de mercenaires des firmes privées veilleront à la sécurité des compagnies pétrolières et des hauts fonctionnaires, 250.000 militaires irakiens seront encadrés par des officiers formés par l’OTAN.

Notre ministre de la Défense veut aussi partir en guerre en Somalie ! Les actions auxquelles a participé la Belgique contre les pirates dans le Golfe d’Aden sont une des tâches que l’Otan s’est fixé lors du dernier sommet à Strasbourg. Elles entrent dans le cadre des nouveaux défis auxquels l’Otan prétend se préparer : garantir militairement la sécurité des approvisionnements énergétiques des pays membres.

Pour De Crem, « l’essence de l’armée est la défense du territoire – comme c’est inscrit dans la Constitution -, et cette défense se joue aujourd’hui à des milliers de kilomètres ». Il ne s’agit pas en fait de défendre le territoire de notre petit pays, mais bien les intérêts économiques des multinationales qui sont les véritables dirigeants des pays membres de l’Otan.