Comité de Surveillance OTAN

Alerte OTAN !

Alerte OTAN n° 49
avril 2013

Éditorial

Que font les troupes belges au Mali ?
Claudine Pôlet

La croisade armementiste du Père dall’Oglio à Bruxelles
Patricia Villalon

Libye, le paradis créé par l’Otan

Irak, la catastrophe de l'uranium appauvri, 10 ans après l'invasion

Réunion annuelle de No To Nato

Le Monténégro, prochaine victime de l’expansionnisme de l’OTAN ?
Gojko Raicevic

Hommage au Président du Venezuela Hugo Chavez
Claudine Pôlet

Au Mali, les aberrations de la politique africaine de la France
Vladimir Caller


Autres numéros :

n°1 : mars 2000
n°2 : juin 2000
n°3 : novembre 2000
n°4 : février 2001
n°5 : avril 2001
n°6 : octobre 2001
n°7 : janvier 2002
n°8 : février 2003
n°9 : mars 2003
n°10 : mai 2003
n°11 : juin 2003
n°12 : novembre 2003
n°13 : mars 2004
n°14 : juin 2004
n°15 : octobre 2004
n°16 : décembre 2004
n°17 : mars 2005
n°18 : juin 2005
n°19 : septembre 2005
n°20 : décembre 2005
n°21 : mars 2006
n°22 : juin 2006
n°23 : septembre 2006
n°24 : décembre 2006
n°25 : mars 2007
n°26 : juin 2007
n°27 : septembre 2007
n°28 : décembre 2007
n°29 : mars 2008
n°30 : juin 2008
n°31 : septembre 2008
n°32 : décembre 2008
n°33 : mars 2009
n°34 : juillet 2009
n°35 : octobre 2009
n°36 : décembre 2009
n°37 : avril 2010
n°38 : juin 2010
n°39 : octobre 2010
n°40 : janvier 2011
n°41 : avril 2011
n°42 : juin 2011
n°43 : octobre 2011
n°44 : décembre 2011
n°45 : mars 2012
n°46 : juillet 2012
n°47 : octobre 2012
n°48 : janvier 2013
n°49 : avril 2013
n°50 : octobre 2013
n°51 : janvier 2014
n°52 : avril 2014
n°53 : juillet 2014
n°54 : octobre 2014
n°55 : janvier 2015
n°56 : avril 2015
n°57 : juillet 2015
n°58 : octobre 2015
n°59 : janvier 2016
n°60 : avril 2016
n°61 : juillet 2016
n°62 : octobre 2016
n°63 : janvier 2017
n°64 : avril 2017
n°65 : juillet 2017
n°66 : octobre 2017

Accueil
Plate-forme du CSO
Alerte OTAN !
Communiqués du CSO

Articles

Documents officiels
Autres textes

Carte de l'Otan
L'Europe et l'Otan (2004)

Kosovo:
Fact-finding mission

Images
Archives
Liens

Contactez-nous !

imprimer 

Libye, le paradis créé par l’Otan

Les migrants tchadiens déplorent les mauvais traitements infligés par les autorités libyennes

DAKAR, 12 mars 2013
(IRIN - service du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires)

Des milliers de migrants subsahariens ont été contraints de fuir les violences qui ont précédé et suivi le renversement du leader libyen Mouammar Khadafi en octobre 2011. Depuis lors, toutefois, les autorités en ont gardé des centaines d'autres en détention dans des conditions difficiles avant de les déporter, selon d'anciens travailleurs migrants tchadiens.

Plus de 2 000 Tchadiens et autres ressortissants de pays d'Afrique subsaharienne sont rentrés chez eux depuis 2012, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Parmi les déportés, nombreux sont ceux qui ont été détenus pendant plusieurs mois ou années avant d'être ramenés au Tchad dans des camions ouverts. Les migrants rapatriés ont par ailleurs raconté avoir été arrêtés parce qu'ils n'avaient pas de permis de travail ou parce qu'on les soupçonnait d'avoir été des mercenaires à la solde du régime de Kadhafi.

« Les rapatriements irréguliers sont devenus plus intenses récemment. Depuis l'an dernier, les autorités tchadiennes ont observé un afflux de migrants préalablement détenus en Libye dans le nord du Tchad. La gestion de cette situation représente un défi humanitaire majeur », a dit Qasim Sufi, chef de mission de l'OIM au Tchad. « Les rapatriés sont confrontés à une multitude de défis allant du traumatisme d'avoir été détenus pendant de longues périodes (certains jusqu'à 27 mois) à celui d'avoir été témoins ou victimes de violences », a ajouté M. Sufi. « Les autorités libyennes organisent des convois pour ramener les migrants au Tchad. Il semble que la plupart des camions ne soient pas adaptés au transport de personnes et qu'ils ne contiennent ni vivres, ni eau, ni trousses de premiers soins alors que le voyage dure souvent 10 jours ou plus. »

Selon le gouvernement tchadien, quelque 300 000 Tchadiens vivaient et travaillaient en Libye avant la révolte de février 2011. Ils occupaient pour la plupart des emplois peu qualifiés à Tripoli, à Benghazi ou à Sebha, où la majorité a vécu pendant un à cinq ans.

Depuis janvier 2012 seulement, la Libye a déporté 566 Tchadiens (libérés des centres de détention). « Les rapatriés étaient dans un état lamentable quand ils sont arrivés ; nombre d'entre eux étaient gravement déshydratés et souffraient d'infections, de blessures ou de problèmes d'estomac », a dit M. Sufi.

Peu de temps après sa déportation, Mahamat Zene Issa, un jeune homme de 26 ans qui a vécu en Libye pendant cinq ans, a raconté les mauvais traitements qu'il a subis dans le centre où lui et d'autres travailleurs migrants ont été détenus pendant de longues périodes sans accusation formelle.

Si le racisme anti-Noirs existe depuis longtemps en Libye, il est devenu particulièrement problématique pour les migrants subsahariens - les ressortissants de pays comme le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan, le Tchad - depuis le soulèvement libyen. Les rebelles qui se sont battus pour renverser Kadhafi l'accusaient en effet d'utiliser des mercenaires africains noirs pour mater la révolte1.

Depuis juillet 2012, trois vagues de migrants tchadiens ont été déportées depuis la Libye, selon l'OIM. Les affrontements sanglants qui ont accompagné la révolution avaient auparavant entraîné la fuite de plus de 150 000 travailleurs migrants2.


1. www.irinnews.org
2. www.iom.int