Malgré sa grande défaite à Alep, l'Otan n'est pas morte


01 janvier 2017

Les spéculations sur ce que fera Trump une fois président ou ce que pourrait faire Obama avant de céder la place occupent tous les débats actuellement, et on en oublie presque que la libération d'Alep a bien eu lieu! Et ce n'est pas la coalition otanienne qui l'a réalisée, mais l'ofensive de l'armée syrienne alliée à la Russie et à l'Iran en particulier, ouvrant la voie à la reconquête de la souveraineté du gouvernement de Bachar Al Assad sur tout le pays.  

On ne rappellera jamais assez que la Belgique participe à cette coalition, que "nos" F-16 ont bombardé la Syrie et que cela n'a pas servi à se débarasser du groupe terroriste E.I., ni des autres successeurs d'Al Qaida, même affublés du nom de "combattants" à Alep. 

L'Otan et sa "coalition anti-terroriste" vient de subir un énorme revers en Syrie. Cependant, elle veut poursuivre la guerre en 2017 et se prépare à son extension mondiale, entre autres sur le continent sudaméricain. Ces décisions ne changeront pas avec une nouvelle présidence américaine, car ni Obama ni Trump ne sont les maîtres de la politique internationale toujours dictée par les principales forces capitalistes et en particulier celles du lobby militaro-industriel.

Le mouvement de la paix ne peut pas oublier cette lutte contre la guerre et doit donc aussi poursuivre la campagne contre l'augmentation des budgets militaires de la Belgique, contre l'achat des nouveaux avions de guerre et pour le renvoi des bombes atomiques stationnées à Kleine Brogel et ne pas tomber dans d'autres pièges de la guerre humanitaire, comme celui du sauvetage d'Alep.

En 2017, l'Otan va inaugurer ses nouveaux bâtiments à Bruxelles et organisera un sommet extraordinaire pour resserrer les rangs de l'Alliance atlantique et renforcer encore sa monstrueuse machine de guerre. On y officialisera l'adhésion du Montenegro, déjà acceptée par la Belgique lors du vote très discret par le parlement de ratification de cette adhésion. De nouvelles concentrations de troupes et de matériel se réalisent à la frontière de la Russie. Il ne faut pas s'attendre à ce que la présidence de Trump change cette orientation fondamentale, mais continuer à combattre la russophobie croissante en Belgique et en Europe, à voir que la Russie n'est pas notre ennemie et à dénoncer et démanteler la machine de guerre de l'Otan.