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Il y a 60 ans : la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie. (1e partie)

Pierre Piérart.
3 juillet 2005

Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki.

Le projet de bombe atomique américain, connu sous le nom de « projet Manhattan », initié par les physiciens Szilard et Teller en vue de dissuader les Allemands de le faire, n’avait plus lieu d’exister.

Un projet qui a coûté 2 milliards de dollars et mobilisé 150.000 personnes a été détourné de son objectif initial (bombe de dissuasion) pour devenir une arme terroriste et offensive contre le Japon aux abois et quémandant l’arrêt des hostilités.

Les demandes du Japon resteront lettre morte et la Conférence de Yalta (du 4 au 12 février 1994) aboutira à un engagement de l’URSS contre le Japon trois mois après la capitulation de l’Allemagne.

Nous retiendrons seulement pour la période du 1er janvier au 31 mars 1945 le bombardement de Dresde les 13 et 14 février, qui est considéré comme un Hiroshima et un avertissement aux Soviétiques de la puissance militaire des Alliés, les bombardements incendiaires de Tokyo les 16 et 17 février, l’information de Stimson à Roosevelt du 15 mars, concernant le dilemme nucléaire des Américains (soit annoncer clairement aux Russes le projet Manhattan soit le cacher) et l’accord secret du Président Benes avec Moscou concernant la possibilité de livraison de l’Uranium de Joachimsthal (Tchécoslovaquie).

Nous nous limiterons dans cette note aux évènements importants qui ont caractérisé la tragédie d’Hiroshima durant la période d’avril 1945 ; d’autres notes suivront pour les périodes de mai, juin, juillet et août.

1er avril. Début de la bataille d’Okinawa qui se terminera le 26 juin. Plus de 1.500 attaques de kamikazes. Les Japonais perdent 110.000 hommes plus de 150.000 civils. Côté américain, il y a, après quarante-cinq jours de combat, 12.500 morts et 37.000 blessés. Cette bataille a servi d’argument pour justifier l’emploi de la bombe atomique.

5 avril. Suite à l’effondrement des troupes allemandes à l’Ouest, Churchill insiste auprès de Roosevelt pour que les unités américaines demeurent dans les zones prévues par l’URSS. Le gouvernement soviétique annonce qu’il ne renouvellera pas le pacte de non agression avec le Japon qui doit prendre fin en 1946.

12 avril. Mort de F.D. Roosevelt ; le vice-président Harry S. Truman devient président des Etats-Unis. La nouvelle administration remplacera progressivement les hommes du New Deal.

16 avril. Le général Arnold, chef de l’Air Force et le général Groves, chef du projet Manhattan choisissent les quatre villes cibles d’un bombardement atomique : Hiroshima, Niigata, Kokura et Nagasaki.

18 avril. Henry L. Stimson, ministre de la guerre présente la liste des Quatre villes candidates à l’holocauste nucléaire au président Truman nommé depuis six jours.

22 avril. Berlin est complètement encerclé par les Soviétiques, Bologne tombe aux mains des alliés.

24 avril. Jonction à Torgau, sur l’Elbe, des avant-gardes américains et soviétiques. Berlin investie par l’armée soviétique.

25 avril. Ouverture de la conférence de San Francisco : organisation de l’ONU. La conférence se terminera le 26 juillet. Discussion entre Truman et Stimson sur la question du secret de la bombe atomique ainsi que de son impact sur l’évolution de la guerre.

26 avril. Truman est informé que le projet Manhattan a du retard. L’uranium 235 ne sera prêt que le 1er août.

28 avril. Les premiers membres de l’unité spéciale affectée aux bombardements atomiques quittent Seattle à bord du Cape Victory qui arrivera à Tinian le 29 mai.

2 mai. Capitulation des armées allemandes dans le nord de l’Italie. Le général Weidling, chargé de la défense de Berlin se rend avec ses 70.000 hommes. La commission provisoire dirigée par Truman s’interroge sur la façon d’utiliser la bombe sur le Japon.

Concernant la capitulation des armées allemandes du Nord de l’Italie rappelons que déjà en mars 1945 des négociations secrètes avaient été entamées en Suisse entre les Américains dirigés par Allen W. Dulles, chef du bureau des services stratégiques, et Karl Wolff, chef des troupes SS d’Italie, en vue d’obtenir la capitulation du groupe d’armées allemandes C. Ces troupes, représentées par vingt-trois divisions et quatre « italiennes », reculaient face aux armées américaines, polonaises, britanniques réduites par des prélèvements effectués pour la Grèce mais renforcées par des contingents sud-africains, indiens et 70.000 Italiens. Les négociations menées en l’absence de représentant soviétique eurent pour résultat de déclencher la fureur de Staline qui enverra le 29 mars un télégramme dans lequel il estimait qu’il y avait violation des conventions passées entre alliés. Ces dernières interdisaient des accords de paix séparée. Roosevelt, fort perturbé par ces accusations, protestera de sa bonne foi et tâchera de minimiser ce grave incident considéré par certains observateurs, dont Staline, comme une tentative de la part de certains Occidentaux de récupérer des forces allemandes en vue d’un conflit avec l’URSS. Les négociations furent stoppées malgré la pression de Londres. La capitulation sans conditions, avec l’accord de Staline, eut finalement lieu le 2 mai à 12 heures malgré une intervention de dernière minute de Kesselring, le précédent chef du groupe des armées allemandes.

Pierre Piérart.

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