EXIGEONS DE NOTRE GOUVERNEMENT DE RENDRE DES COMPTES A LA POPULATION SUR LA RESPONSABILITE BELGE DANS CETTE ODIEUSE GUERRE DE 20 ANS


27 août 2021

Tous les gouvernements belges et tous les partis politiques de notre pays qui, depuis 20 ans ont soutenu la participation belge à la guerre en Afghanistan auront à rendre des comptes  devant la population de notre pays : voilà le débat public qui est nécessaire en Belgique, à la place de cette mascarade de discussion à La Chambre qui s’est tenue le 26 août dernier.

La Belgique est impliquée militairement dans cette guerre, au moins depuis 2003. C’est la date à laquelle l’Otan a fait main basse sur la FIAS, la « Force Internationale  d’Assistance à la Sécurité » force à l’origine conçue par l’ONU pour « sécuriser Kaboul et ses environs » - et non comme force supplétive d’une invasion et d’une occupation meurtrière.

En 2014, l’Otan se dispensait du paravent de l’ONU, et remplaçait d’autorité la FIAS par l’opération « Resolute Support », mission « d’assistance à la lutte anti-terroriste ». On peut aujourd’hui juger de sa remarquable efficacité.

La Belgique y envoyait des centaines de militaires belges pour « la formation » de l’armée afghane, ainsi que pour la charge de maintenance et de pilotage des avions de chasse F16 qui n’ont cessé de bombarder l’Afghanistan et de tuer des milliers de civils.

Pourtant comme l’avait révélé en 2019 le Washington Post, les responsables américains savaient pertinemment depuis longtemps que la guerre était impossible à gagner : « A quoi voulions nous aboutir ici ? Nous n'en avions pas la moindre idée » avouait dès 2015 le Gén. D.Lute, qui menait la guerre en Afghanistan sous les Bush et Obama. La Belgique était-elle au courant ?

Qu’est-ce qui empêchait le gouvernement belge de cesser sa collaboration à cette odieuse guerre de l’Otan qui a provoqué désastre après désastre et qui n’a rien « reconstruit » en Afghanistan depuis 20 ans ?

Certes, le retrait actuel des troupes d’occupation de l’Afghanistan met en évidence  l’impasse à laquelle conduit toute la politique de guerre et de militarisme à outrance qui est la raison d’être de l’Otan. Mais cela ne nous réjouit pas pour autant, si nous ne tirons pas clairement la conclusion que

la Belgique doit rompre avec l’Otan et stopper définitivement toute sa politique extérieure belliqueuse.

Voilà le débat public que nous devons mener, non seulement au Parlement, mais avant tout au sein des partis progressistes de notre pays et au sein des mouvements de paix.

Le Comité de Surveillance Otan  - le 27 août 2021