Lundi 23 octobre, à Bruxelles, se tenait un débat sur la question de l’intervention en Syrie, au Festival des Libertés, qui est organisé par les laïques (la laïcité a, dans ce royaume des Belges officiellement très multiculturel, un statut comparable à celui des religions). Au départ, les organisateurs imaginaient opposer deux types d’intervention, l’humanitaire et la militaire, avec entre autres un représentant de Médecins sans frontières et Jamie Shea, ancien porte-parole de l’OTAN au moment des bombardements de la Yougoslavie en 1999. Mais les désistements de ces deux intervenants, pour des motifs différents, ont changé la nature du débat, en le réduisant à la question de l’intervention tout court.
L’orateur favorable à l’intervention était un jeune prof d’histoire dans un lycée de Bruxelles, Pierre Piccinin. A l’occasion du « printemps arabe », il a entrepris plusieurs voyages dans cette région, entre autres en Libye, puis en Syrie. Il rapporte ses aventures sur son (
...)