Comité Surveillance OTAN
21 mars 2023
Diviser pour régner est la loi éternelle de l'Empire. Surtout, ne laissez pas d'autres grands acteurs se regrouper. Gardez-les à la gorge l'un de l'autre. Il y a un demi-siècle, coincé dans une guerre du Vietnam impossible à gagner, le président Richard Nixon a suivi le conseil d'Henry Kissinger d'ouvrir des relations avec Pékin afin d'approfondir la scission entre l'Union soviétique et la Chine. Les priorités ont évidemment changé. Il y a huit ans, l'analyste géostratégique privé le plus influent des États-Unis, George Friedman, a défini la priorité dominante actuelle du divide et impera étatsunien, à l'œuvre en Ukraine.  « L'intérêt primordial des États-Unis est la relation entre l'Allemagne et la Russie, car unies, elles sont la seule force qui pourrait nous menacer », avait expliqué Friedman. L'intérêt principal de la Russie a toujours été d'avoir une zone tampon neutre en Europe de l'Est. Mais l'objectif US est de construire un cordon (...)
23 février 2022
À l'époque de la première reine Elizabeth, les cercles royaux britanniques aimaient regarder des chiens féroces tourmenter un ours captif pour le plaisir. L'ours n'avait fait de mal à personne, mais les chiens étaient dressés pour provoquer la bête emprisonnée et l'inciter à riposter. Le sang coulant des animaux excités ravissait les spectateurs. Cette pratique cruelle a depuis longtemps été interdite car inhumaine. Et pourtant, aujourd'hui, une version du ‘bear-baiting’ ,’appâtage d’ours’, est pratiquée chaque jour contre des nations entières à une gigantesque échelle internationale. C'est ce qu'on appelle la politique étrangère des États-Unis. C'est devenu la pratique habituelle de l'absurde club sportif international appelé OTAN. Les dirigeants des États-Unis, à l’abri dans leur arrogance en tant que «nation indispensable», n'ont pas plus de respect pour les autres pays que les Élisabéthains n'en avaient pour les animaux qu'ils tourmentaient. La liste est longue des cibles (...)
6 septembre 2016
Lors de sa visite à Hiroshima en mai dernier, Obama n'a pas, comme certains l'avaient vainement espéré, présenté des excuses pour le bombardement atomique de la ville, le 6 août 1945. Au lieu de cela, il a prononcé un discours ronflant et lénifiant contre la guerre. Il l'a fait au moment même où il poursuivait sa guerre de drones contre des ennemis sans défense dans des pays lointains et approuvait des plans pour dépenser mille milliards de dollars pour une mise à niveau de l'arsenal nucléaire US. Des excuses auraient été aussi inutiles que son discours. Des paroles creuses ne changent rien. Mais voici une chose que Obama aurait pu dire qui aurait eu un véritable impact : la vérité. Il aurait pu dire : « Les bombes atomiques n'ont pas été larguées sur Hiroshima et Nagasaki "pour sauver des vies en mettant fin à la guerre". Ce fut un mensonge officiel. Les bombes ont été larguées pour observer leurs effets et pour montrer au monde que les USA possédaient une puissance (...)
6 décembre 2014
Depuis plus d'un an, les États-Unis ont joué un scénario conçu pour (1) réaffirmer le contrôle américain sur l'Europe en bloquant le commerce de l'UE avec la Russie, (2) pousser la Russie à la faillite, et (3) se débarrasser de Vladimir Poutine pour le remplacer par un fantoche des Américains, comme le défunt soulard, Boris Eltsine. Les derniers jours ont révélé de façon limpide la perfidie de l'aspect économique de cette guerre des États-Unis contre la Russie. Tout a commencé lors de l'importante réunion internationale de haut niveau sur l'avenir de l'Ukraine qui s'est tenue à Yalta en Septembre 2013, dont un thème majeur a été la révolution du gaz de schiste que les États-Unis espéraient utiliser pour affaiblir la Russie . L'ancien secrétaire à l'énergie américain Bill Richardson était là pour défendre l'affaire, applaudi par Bill et Hillary Clinton. Washington espérait utiliser ses techniques de (...)
10 juin 2014
Les dirigeants de l'OTAN sont actuellement en train de se livrer à une mascarade en Europe qui vise à ériger un nouveau rideau de fer entre la Russie et l'Occident. Avec une étonnante unanimité, les dirigeants de l'OTAN feignent d'être surpris par des événements qu'ils avaient planifiés des mois à l'avance. Des événements qu'ils ont délibérément déclenchés sont présentés comme une « agression russe » soudaine, imprévue et injustifiée. Les États-Unis et l'Union européenne se sont lancés dans une provocation agressive en Ukraine dont ils savaient qu'elle forcerait la Russie à réagir de manière défensive, d'une façon ou d'une autre. Ils ne pouvaient pas savoir exactement comment le président russe Vladimir Poutine réagirait lorsqu'il verrait que les États-Unis étaient en train de manipuler les conflits politiques en Ukraine pour installer un gouvernement pro-occidental décidé à rejoindre l'OTAN. Il ne s'agissait pas d'une simple question de « sphère d'influence » dans (...)
25 octobre 2012
Lundi 23 octobre, à Bruxelles, se tenait un débat sur la question de l’intervention en Syrie, au Festival des Libertés, qui est organisé par les laïques (la laïcité a, dans ce royaume des Belges officiellement très multiculturel, un statut comparable à celui des religions). Au départ, les organisateurs imaginaient opposer deux types d’intervention, l’humanitaire et la militaire, avec entre autres un représentant de Médecins sans frontières et Jamie Shea, ancien porte-parole de l’OTAN au moment des bombardements de la Yougoslavie en 1999. Mais les désistements de ces deux intervenants, pour des motifs différents, ont changé la nature du débat, en le réduisant à la question de l’intervention tout court. L’orateur favorable à l’intervention était un jeune prof d’histoire dans un lycée de Bruxelles, Pierre Piccinin. A l’occasion du « printemps arabe », il a entrepris plusieurs voyages dans cette région, entre autres en Libye, puis en Syrie. Il rapporte ses aventures sur son (...)
7 mars 2011
Moins de 12 ans après que l'OTAN ait mis la Yougoslavie en pièce sous les bombes, et détaché la province du Kosovo de la Serbie, il y a des signes que l'alliance militaire se prépare pour une autre petite «guerre humanitaire» victorieuse, cette fois contre la Libye. Les différences sont, bien entendu, énormes. Mais penchons-nous sur quelques-unes des similitudes troublantes.
7 avril 2009
Texte écrit en réponse à la désastreuse "non-manifestation" de Strasbourg
18 février 2008
On se croirait dans le Meilleur des mondes. La machine de propagande occidentale a tourné à plein rendement pour célébrer le dernier miracle de l'Otan : la transformation du Kosovo serbe en Kosova albanais.
30 août 2005
L'accusation, selon laquelle Milosevic serait coupable de tous les crimes commis au cours des guerres de désintégration de la Yougoslavie en tant que meneur d'une prétendue "entreprise criminelle collective" pour créer "la Grande Serbie", est en train de fondre encore plus rapidement que la glacière arctique. Le 25 août, le procureur adjoint Geoffrey Nice a dû admettre une évidence: que le Président Milosevic n'avait pas cherché à créer une "Grande Serbie".
30 août 2005
L'accusation, selon laquelle Milosevic serait coupable de tous les crimes commis au cours des guerres de désintégration de la Yougoslavie en tant que meneur d'une prétendue "entreprise criminelle collective" pour créer "la Grande Serbie", est en train de fondre encore plus rapidement que la glacière arctique. Le 25 août, le procureur adjoint Geoffrey Nice a dû admettre une évidence: que le Président Milosevic n'avait pas cherché à créer une "Grande Serbie".
30 juin 2005
Que veulent exprimer ceux qui déclarent que le principal argument en faveur du "oui" serait de permettre à l'Europe de tenir tête à la superpuissance américaine ? Si l'on se rapporte aux textes - notamment l'Article I-41 qui lie la politique de défense à l'Otan - cette déclaration pourrait être évacuée comme une simple contre-vérité. Pourtant, il est peut-être plus utile d'accepter que la plupart de ceux qui le disent ne mentent pas mais ont une idée particulière en tête, et de tenter de comprendre le fondement de cette idée.
15 avril 2005
Les auteurs de ce texte [la Constitution] semblent vouloir faire de l'Union Européenne le "bon flic" à côté du "méchant flic" américain dans la croisade militaire pour une mondialisation néolibérale.
1er mars 2003
Conférence donnée par Diana Johnstone à la Sorbonne
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