2 mai 2026
« L'OTAN est aussi une plateforme permettant aux États-Unis de projeter leur puissance sur la scène mondiale, car toute cette opération, toute cette campagne en Iran, requiert cette condition fondamentale d’être engagée avec les alliés de l’OTAN, comme ils le font actuellement en mobilisant des ressources clés ici en Europe. Le fait que nous restions unis – États-Unis, Europe et Canada – est donc crucial pour le succès de cette campagne américano-israélienne. » Mark Rutte, 5 mars
Le président Trump est très fâché : l’OTAN refuse de s’impliquer (ouvertement) dans l’agression israélo-étatsunienne contre l‘Iran, Trump menace de quitter l’OTAN - et nos médias et nos politiques font mine de s’en effrayer : Mais qu’allons-nous devenir ? Nous allons être envahis par Poutine si l’OTAN n’est plus là pour nous protéger !
Mais tout cela n’est que mise en scène : l’OTAN n’est pas là, et n’a jamais été là pour ‘nous protéger’, mais pour préserver la domination (
...)
2 mai 2026
Avril 1999 : les médias occidentaux relayaient les propos du Département d’État étatsunien, selon lesquels jusqu’à 500.000 personnes pourraient avoir été tuées par les Serbes, après bien d’autres récits d’horreurs imputées aux sbires de Milosevic rendant ce dernier bilan tout a fait crédible. Honte alors à celui qui émettait des réserves sur ces chiffres et ces récits, accusé alors de négationnisme, de vouloir fermer les yeux sur les atrocités du ‘régime’ - atrocités qu’il n’était alors pas question de mettre en doute.
Le bilan réel au Kosovo a été estimé après la guerre à 10.000 morts, toutes ethnies confondues.
Février- mars 2011 : des informations alarmistes relayées par tous les grands médias alertent sur un génocide imminent à Benghazi : le dictateur libyen bombarderait son propre peuple, il y aurait 6000 morts... Des figures de l'opposition en exil prédisent un "bain de sang" (
...)
15 février 2026
L’article de George Kennan dans le New York Times du 2 mai 1998
Il y a quatre ans, le 22 février 2022, la Russie lançait une opération militaire de grande ampleur sur l’Ukraine, officiellement pour porter secours aux républiques de Donetsk et Lougansk récemment reconnues. Pour les responsables occidentaux, les médias, et même certains de nos camarades et amis du mouvement de la paix, l’histoire commençait là : une invasion « non provoquée », sans raison, sans passé, sans contexte...
Mais c’est une autre histoire qui se dessine lorsqu’on remet cette opération militaire dans la perspective historique: non celle d’une agression par la Russie d’un pays ‘soutenu’ par l’OTAN, mais bien plutôt celle d’une agression de la Russie par l’OTAN - et les préparatifs de celle-ci (
...)
15 février 2026
Le 15 décembre 2025, le célèbre analyste Jacques Baud rejoignait la liste des plus de 2000 personnes sanctionnées à titre individuel par l’UE dans le cadre des sanctions contre la Russie, et sanctions assimilées : gel des avoirs, interdiction de voyager dans l’UE, interdiction théorique pour les tiers de leur venir en aide (ce qui équivaut à un « contournement des sanctions » )...
Parmi elles, seuls deux vivent dans un pays de l’Union : le journaliste allemand Hüseyin Doğru et Jacques Baud, citoyen suisse résident en Belgique, qui se retrouvent donc dans une situation matérielle particulièrement dramatique, littéralement étranglés économiquement. Mais les autres citoyens qu’ils soient français (Xavier Moreaux) , allemands (Anna Lipp et Thomas Röper) ou suisse (Nathalie Yamb) font également face à des défis quotidiens humains, économiques, sociaux insoupçonnés du fait de ces sanctions. (cf x (
...)
15 février 2026
New Start, le dernier pilier du système de stabilité stratégique est arrivé à expiration ce 5 février. C’est la première fois depuis 64 ans qu’il n’y aura plus de limites ou de procédures de contrôle sur l’armement nucléaire entre les deux pays.
New Start rejoint ainsi le défunt Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, dont les États-Unis s’étaient retirés unilatéralement en 2019 sous Trump I - rendant la perspective de l’installation de l’OTAN aux portes de la Russie d’autant plus préoccupante.
Avant cela les États-Unis avaient également déchiré le traité ABM (Anti-Ballistic Missile) dès 2002, qui empêchait l’installation d’un système de défense anti-missile, indispensable prétendait Washington pour se défendre de l’Iran, si ce n’est de la Corée du Nord. Personne n’était dupe bien sûr : le fameux ‘bouclier anti-missile’ a pour but de rendre inopérante une attaque nucléaire russe, permettant ainsi théoriquement à l’OTAN de lancer (
...)
2 décembre 2025
La Vision Stratégique du ministère de la défense, met crûment en lumière ce que notre démocratie otanisée a d’illusoire dès qu’il est question de défense - soit de guerre et de paix, de vie et de mort « de nos enfants » comme dirait l’autre, question fondamentale s’il en est.
Le document explique que l’OTAN a élaboré dès le sommet de 2023 des plans de défense concrets et détaillés pour le continent européen, appelés Plans régionaux, et les pays membres ne peuvent s’y soustraire. Ce que chaque allié est considéré en capacité de déployer a été établi, et des « objectifs de capacité », ou « Capabilities Targets » ont été assignés, en résultat d’un « processus de planification de défense » ou « NATO Defence Planning Process » (NDPP) : « le NDPP est un processus structuré, directif et confidentiel où chaque pays se voit attribuer des objectifs de capacités chiffrés à remplir dans le cadre collectif de l’OTAN. »
Francken a donc raison (
...)
2 décembre 2025
Un ‘petit’ poste à 10 millions de la ‘Vision stratégique’ du Ministère de la Défense devrait mettre en alerte tous les militants s’opposant à la guerre. Intitulé sobrement « Influence », il est explicitement destiné à s’attaquer à la diffusion d’informations labélisées « fausses ou trompeuses », et aux contenus destinés à « altérer la perception du public et à modifier sa compréhension du monde ».
Le texte visionnaire explique que « ces opérations d’influence visent à orienter les opinions » (dans le mauvais sens), et qu’il s’agit avec le poste ‘Influence’ de doter l’État des « capacités d’influencer les attitudes, les comportements et les décisions » - ... et cette fois dans le bon sens, celui de la guerre.
La Défense s’arroge donc le pouvoir de dire la Vérité, et de nous préserver de la « fausse information ». Vaste programme philosophique Devinons : les infos fausses ou trompeuses, ce ne seraient pas celles qui remettent en cause (
...)
18 septembre 2025
« Choqué par le terrible meurtre à Lviv d’Andriy Parubiy, le vrai symbole de la révolution de Maïdan » s’est affligé le Commissaire européen de la défense Andrius Kubilius, après un message tout aussi ému et quasi identique de la présidente du Parlement Européen Roberta Metsola. A l’annonce de la mort par balles de l’ancien président du Parlement ukrainien les hommages se sont multipliés - « un meurtre horrible », pour Zelensky, un « tir en plein cœur de l'Ukraine » pour Porochenko.
Les médias oublient soigneusement que Parubiy était le co-fondateur en 1991, du Parti social-national d’Ukraine, parti sans équivoque néo-nazi, qui reprenait pour emblème la « Wolfsangel » de la division « Das Reich ». Ils ne rappellent pas davantage la déclaration télévisée du président du Parlement ukrainien, en 2018, selon laquelle « Hitler était le plus grand démocrate de l’Histoire »1.
En 1999, Parubiy fonde les Patriotes d'Ukraine, une (
...)
18 septembre 2025
Sergueï Lavrov à son arrivée à Anchorage, porteur d’un message particulier.
La rencontre Trump-Poutine à Anchorage a provoqué énormément de commentaires allant dans tous les sens, de l’exaltation sur la « victoire de la Russie » à la détresse sur « l’abandon des Alliés par Trump », de la certitude que la paix était quasi actée en Ukraine, à l’effroi que les États-Unis ne forcent sa capitulation.
Et puis : les États-Unis ont approuvé une nouvelle vente d’armes à l’Ukraine pour près d’un milliard de dollars, comprenant notamment 3350 missiles d’attaques à longue portée permettant de frapper beaucoup plus loin derrière les lignes russes que ne le permettaient les armes précédentes ; l’administration Trump maintient des droits de douanes de 50% s’apparentant à des (
...)
3 mai 2025
Le plan de l’Union européenne à 800 milliards d’euros « Rearm Europe », a été rebaptisé « Readiness 2030 ». Était-ce parce que le terme ‘réarmer’ était par trop incongru pour une entité à ce point déjà surarmée ? Que ce soit au niveau du budget, des forces navales, terrestres et aériennes, les seuls pays de l’Union Européenne, sans compter la Grande-Bretagne, ni les autres pays européens de l’OTAN, dépassent déjà largement la Russie.
Ceci sans même mettre dans la balance les États-Unis, champion hors catégories, qui en cas de guerre ouverte contre la Russie seraient de toute évidence aux côtés, ou alors juste derrière les Européens - même si ceux-ci font semblant de s’effrayer du contraire.
Le seul domaine où la Russie domine sans conteste est celui de l’armement nucléaire - son assurance-vie ? « S’ils n’avaient pas d’armes nucléaires, nous aurions déjà chassé les Russes d’Ukraine », affirmait en novembre dernier le chef du comité militaire de (
...)
3 mai 2025
« Toute participation aux défilés ou célébrations du 9 mai à Moscou ne sera pas prise à la légère du côté européen! », a menacé Kaja Kallas. La commémoration des 80 ans de la victoire sur le nazisme ne doit pas se faire aux côtés de ceux qui ont le plus contribué à cette victoire. Il faut plutôt, dit Mme Kallas, la célébrer à Kiev. Aux côtés de ceux qui portent haut le souvenir des collaborationnistes nazis ukrainiens. La cérémonie aura-t-elle lieu au pied de l’un des innombrables monuments érigés depuis 2014 en l’honneur de Stepan Bandera, Iaroslav Stetsko, Roman Choukhevytch, ou autre glorieux collaborateur nazi ? Aura-t-elle lieu le long de l’avenue Stepan Bandera (ancienne avenue du Moscou), sous les bannières de la division nazie Das Reich, reprise fièrement par les troupes d’élites ukrainiennes Azov qui, comme leurs aînés il y a 80 ans, protègent sur le front de l’Est, l’Europe de l’invasion des barbares russes?
Les dirigeants actuels de l’UE semblent impatients d’inverser les (
...)
3 mai 2025
Dimanche 13 avril 2025 : le bombardement de la ville ukrainienne de Soumy par la Russie fait 34 morts, dont deux enfants. La RTBf qui en fait le tout premier titre de son journal du soir, sa meilleure audience, annonce « des images terribles [qui] nous viennent d’Ukraine ». L’émotion est à son comble. Les États-Unis évoquent une attaque qui dépasse les limites de la décence, Olaf Scholz parle d’une attaque barbare, Georgia Meloni dénonce une attaque russe horrible et lâche, Emmanuel Macron estime que Poutine poursuit une guerre au mépris des vies humaines. Ursula von der Leyen tweetera sur « la cruauté russe » et le coté barbare et ignoble de l’attaque, la ministre des Affaires étrangères allemande estime qu’il s’agit d’une attaque délibérée sur des civils qui démontre la volonté de détruire de Poutine, son homologue français en appelle l’UE à asphyxier la Russie.
Le correspondant de la RTBf est catégorique : (
...)
3 mai 2025
« L'Ukraine a été, sur un plan plus large, un remake de la longue histoire des guerres par procuration entre les États-Unis et la Russie - le Viêt Nam dans les années 1960, l'Afghanistan dans les années 1980, la Syrie trois décennies plus tard. » Le New-York Times, agent de la propagande russe ? Un article paru fin mars1 révèle à quel point les États-Unis ont été impliqués à chaque étape de la guerre en Ukraine et à tous les niveaux : planification, renseignements et détermination des cibles, entraînements et fourniture d’armes... « Un chef du renseignement européen s'est rappelé avoir été surpris d'apprendre à quel point ses homologues de l’OTAN s'étaient imbriqués dans les opérations ukrainiennes. ‘Ils font désormais partie de la chaîne d'exécution’[the kill chain] a-t-il déclaré ».
On se rappellera de J.D. Vance reprochant à Zelensky son manque de gratitude envers les USA. Le NYT évoque une anecdote montrant dans quel sens devrait réellement aller la ‘gratitude’ : (
...)
3 mai 2025
Début mars, pendant plusieurs jours, les combattants du Hay'at Tahrir al-Sham parvenu au pouvoir en Syrie grâce à l’appui des pays de l’OTAN et d’Israël, ont mené une campagne d’extermination systématique contre les communautés alaouites. Des villages entiers ont été rasés, leurs habitants massacrés en pleine nuit. Des vidéos de meurtres de masse perpétrés ont fait surface, tels des alaouites obligés de se mettre à quatre pattes et d'aboyer comme des chiens pour se préparer à « mourir comme des chiens », dans une fusillade de balles.
La réponse de l’Union Européenne a été d’une fermeté extraordinaire : trois semaines après les pogroms, elle accordait 3 milliards d’euros au nouveau régime.
« En tant qu'Européens, nous sommes solidaires du peuple syrien, d'une Syrie libre et pacifique », a déclaré à cette occasion la ministre des Affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock. Et ladite «flambée de violence » ? Kaja Kallas explique pourquoi précisément (
...)
3 mai 2025
Donald Trump a partagé sur les médias sociaux une vidéo montrant une frappe aérienne US au Yémen fauchant des dizaines de personnes. Trump agrémente ce massacre d’un commentaire supposé être drôle : « Ces Houthis sont rassemblés pour des instructions en vue d’une attaque. Oups, il n’y aura pas d’attaque par ces Houthis ! »
Le rassemblement en cercle présenté dans la vidéo, est une formation traditionnelle yéménite, observée lors des événements civils et des fêtes : rien n’indique que ces personnes non armées avaient quelque chose à voir avec les ‘Houthis’, mais bien plutôt qu’ils étaient juste des civils réunis pour quelque célébration.
Le plus saisissant, ce n’est pas tant l’ignominie d’un Trump plaisantant sur ce qui est un pur acte de terrorisme, mais la parfaite indifférence avec laquelle ce massacre a été accueilli : ici, aucun responsable occidental pour se déclarer horrifié, (
...)
22 février 2025
« Nous sommes arrivés à Damas, en Syrie, un pays plein d’espoir et d’optimisme pour un avenir meilleur... » Le tweet de notre ancienne ministre des Affaires étrangère et fraiche commissaire européenne à l'aide humanitaire, Hadja Lahbib, exprime bien l’euphorie qui a gagné le camp occidental à l’annonce de la prise de Damas par des groupes officiellement catalogués comme terroristes. On aurait probablement eu quelque mal il y a peu à imaginer que la chute de Damas aux mains du fondateur de la filiale syrienne d’al-Qaida, ‘Abou Mohammed al-Julani’1 provoque un tel enthousiasme dans nos médias et parmi nos hommes et femmes politiques.
Les libérateurs de la Syrie acclamés par nos médias paradent à Damas en brandissant fièrement étendards afghan, tchétchène, ou celui du front al-Nostra (al-Qaida), prétendument dissocié du Hayat Tahrir al-Sham (HTS) d’al-Joulani ; les milices alliées du HTS n’hésitent pas à contredire ouvertement les propos soudainement tolérants et amoureux de la (
...)
22 février 2025
Grande première en Union Européenne qui porte si haut les valeurs de La Démocratie : un scrutin démocratique a été purement et simplement supprimé parce que le résultat ne convenait pas.
Călin Georgescu, ancien expert en développement durable à l’ONU avait mené sa campagne sur la paix et sur la nécessité de rétablir le dialogue avec la Russie ; sans demander de sortir de l’OTAN, Georgescu critiquait l’hystérie autour de la « menace russe » et condamnait l’installation par l’OTAN en Roumanie du "bouclier anti-missile", en la considérant comme une mesure de confrontation et non de défense : un dangereux extrémiste donc.
Le 5 décembre, le Département d’Etat US mettait en garde la Roumanie contre les « graves conséquences négatives » qu’entraînerait l’accession de Georgescu à la présidence : « Les progrès durement acquis par la Roumanie pour s'ancrer dans la communauté transatlantique ne peuvent être remis en cause par des acteurs étrangers qui cherchent à détourner la (
...)
22 février 2025
En décembre dernier, la Finlande a saisi dans les eaux internationales de la mer Baltique un navire transportant 100.000 barils de pétrole russe. Cet acte de piraterie factuel était justifié par l’accusation, toujours non prouvée, que le pétrolier aurait endommagé à dessein des câbles électriques sous-marins.
Le problème réel, c’est que les sanctions décrétées par l’UE contre l’exportation de pétrole russe ne peuvent empêcher les pétroliers de passer à travers les eaux internationales de la Baltique, malgré que cette mer soit maintenant bordée de pays de l’OTAN : près de 50% du brut russe passe sous leur nez, dans « leur » mer !
« Sans s'attaquer à la ‘flotte fantôme’, les Occidentaux permettent à la principale source de revenus de la Russie de se développer », se lamente un expert, exprimant toute la frustration des alliés de l’OTAN.
Aussi l’Union européenne envisage désormais ouvertement des actions pour saisir davantage de navires transportant le pétrole russe. (
...)
22 février 2025
La fermeture soudaine de l’agence "humanitaire" USAID aura au moins permis d’exposer au grand jour à quel point les États-Unis étaient impliqué dans la guerre secrète de l’information dans les pays ‘cibles’.
Parmi les missions "d’aide au développement" de l’agence figurait en effet le financement des médias "indépendant" : c’est ainsi qu’on apprend que près de 90% des médias ukrainiens vivaient grâce au financement de l’USAID. Ce n’est sans doute pas sans rapport avec le retournement relatif de l’opinion publique ukrainienne en faveur de l’adhésion à l’OTAN après le coup d’Etat de 2014 (
...)
7 décembre 2024
Tina Bokuchava, cheffe de la coalition « pro-européenne ». Le choix des drapeaux est pour le moins éloquent
Ce 28 novembre, les députés européens ont voté une motion exigeant de nouvelles élections en Géorgie, sur base d’allégations d’« ingérence russe ». Accompagné, tradition oblige, de sanctions à l’encontre du Premier ministre et de hauts fonctionnaires géorgiens, pour ‘fraudes’ non avérées. Eux ce n’est pas de l’ingérence, c’est de la « défense de la démocratie ».
Les observateurs internationaux n’ont pourtant signalé aucune fraude significative lors des élections législatives du 26 octobre. Il n’y a jusqu’à preuve du contraire aucune raison objective d’affirmer que le vote a été truqué. Le parti au pouvoir, le « Rêve géorgien », l’avait largement emporté, devançant de plus de 13 points la coalition pro-OTAN chérie de l’UE.
Mais (
...)
1er mai 2024
Le 1er avril dernier Israël bombardait le consulat iranien à Damas, tuant 13 personnes, dont un haut dirigeant iranien. C'était, factuellement, un acte de guerre: le consulat et les missions diplomatiques de n'importe quel pays sont considérés comme le territoire de ce pays, "inviolables" selon le droit international. On imagine assez bien quelles seraient les représailles sévères si une installation diplomatique états-unienne ou israélienne était pareillement attaquée.
Mais le plus atterrant n'est pas cette enième transgression d'Israël, mais l'absence absolue de condamnation de la "Communauté internationale" autoproclamée : le 3 avril, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France se sont opposés à une déclaration condamnant ce bombardement.
Par contre, unanimité des mêmes tartuffes pour condamner fermement la réponse mesurée de l'Iran. L'Union européenne, États-Unis, l'OTAN, Londres, Paris, Berlin, ... la "Communauté internationale des médias" se précipite (
...)
31 janvier 2024
Début janvier, notre pays s'est associé à une déclaration belliqueuse des Etats-Unis, annonçant une "coalition internationale" contre les Houthis yéménites, et les menaçant de "représailles" militaires s'ils continuaient à bloquer les bateaux commerciaux liés à Israël en Mer Rouge. Cette déclaration faisait suite à une autre, celle-là cosignée par l'Union Européenne et l'OTAN, qui condamnait la perturbation de la liberté de navigation provoquée par les attaques houthies. L'UE a formellement rejoint la coalition militaire "Prosperity Guardian" menée par les Etats-Unis en Mer Rouge, supposée défendre les navires marchands des attaques.
Les Houthis bloquent les navires israéliens, ou à destination d'Israël en réponse explicite aux massacres actuels d'Israël sur Gaza. Et de fait leurs actions sont efficaces : les ports israéliens sont à moitié paralysés, et des entreprises entières sont contraintes à l'arrêt ; il est clair que des sanctions économiques globales forceraient Israël à arrêter ses (
...)
31 janvier 2024
En novembre 2022, notre Premier ministre Alexander De Croo déclarait que la guerre en Ukraine "se réglera sur le terrain, il n’y a pas de voie diplomatique, la victoire de l’Ukraine devra être militaire".
M. De Croo ne faisait là que répéter ce que disaient bien d'autres responsables européens et étatsuniens, confiants en l'effondrement inéluctable de la Russie face aux sanctions économiques inouïes ("Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe", claironnait le ministre français de l'Économie), et aux armements et moyens militaires occidentaux sophistiqués déversés sur l'Ukraine, franchissant une ‘ligne rouge’ après l'autre.
Les dirigeants européens se sont grisés eux-mêmes du récit de la victoire sur la Russie. Le réveil est douloureux.
Quelle autre issue réaliste à cette guerre alors? Si on exclut une implication militaire directe de l'OTAN, c’est-à-dire une 3e guerre mondiale, et si on exclut la capitulation de l'Ukraine - qui (
...)
1er octobre 2023
"La Russie du futur", telle que présentée en janvier dernier au Parlement Européen par le "Forum des Peuples libres de Russie"1
« Nous devons continuer le soutien très massif nécessaire pour faire échouer les plans impérialistes de Poutine » (Ursula von der Leyen). « Aucune nation n'est en sécurité dans un monde (...) où un pays aux ambitions impérialistes peut rester incontrôlé. » Kamala Harris, février 2023)
Il est piquant de voir les dirigeants étatsuniens et européens crier à l'impérialisme russe, alors que plus de 70% des dépenses militaires dans le monde sont réalisées par les USA et les pays européens de l'OTAN, que l'Alliance militaire n'a cessé de s'étendre jusqu'aux portes de l'ennemi russe, et (
...)
1er octobre 2023
Le 7 juin dernier, un débat exceptionnel a eu lieu près de Bruxelles, réunissant deux personnalités militant pour l'aide armée à l'Ukraine, Aude Merlin et Jean Vogel, et deux personnalités critiques sur ce soutien, Michel Collon et Jacques Baud1.
Exceptionnel, surtout parce qu'il a eu lieu; car en fait de 'débat', il n'y en a pas vraiment eu, chacun restant plutôt dans une perception complètement déterminée par ses aprioris, comme deux réalités parallèles qui ne peuvent se rencontrer en aucun point.
"C'est une guerre d'agression impérialiste du côté russe, c'est une guerre de résistance du côté ukrainien" affirme d'emblée Jean Vogel, et c'est à travers ces 'lunettes' que tout est vu et interprété, et tout ce qui sort de ce champ de vision est jugé non-signifiant.
Un exemple caractéristique est l'article de Poutine de juillet 2021, « Sur l’unité historique des Russes et des Ukrainiens », que J.Vogel et A.Merlin lisent comme la négation par (
...)
23 juillet 2023
Parlementaires européens venus assurer du soutien sans faille de l'UE au 'Maidan' « jusqu'à ce que vous remportiez la victoire! »1
Noter la bannière du Pravy Sektor accroché au micro de Verhofstadt :"Vous défendez les valeurs de l'Europe!"
Hiver 2013-2014: Les Etats-Unis et l'Union Européenne ont soutenu ouvertement, sans vergogne, des manifestations violentes, encadrées par des groupes paramilitaires d'extrême-droite conduisant au renversement d'un président légitimement élu, parce que précisément il refusait de rompre les liens avec la Russie comme l'exigeait l'UE, et qu'il rejetait l'idée même d'incorporer l'Otan - comme alors plus de 80% des Ukrainiens2.
C'est là la (
...)
1er juillet 2022
Noël 2016. Les sénateurs étatsuniens Lindsey Graham et John McCain s’adressent à des militaires ukrainiens en présence du président Porochenko, en tenue tenue de combat1 :
Lindsey Graham : « Votre combat est le nôtre. 2017 sera l’année de l’attaque. Nous allons retourner à Washington et nous allons pousser le dossier contre la Russie. L’agression russe, ça suffit. Il est temps pour eux de payer un prix plus lourd. (...) Nous vous faisons la promesse d’amener vos appels à Washington, d’informer le peuple américain de votre bravoure, et de porter le dossier contre Poutine devant le monde entier. »
John Mc Cain : « Je crois que vous allez gagner, je suis convaincu que vous allez gagner, et nous ferons tout ce que nous pouvons pour vous fournir ce dont vous aurez besoin pour gagner. Nous [sic] avons réussi, non grâce à l’équipement militaire, mais grâce à votre (
...)
1er juillet 2022
Adolf Heusinger, de commandant de l'Operationsabteilung à la présidence du Comité militaire de l’OTAN (source https://www. lantidiplomatico.it)
« (...) quand la Crimée vit tout entière dans la nostalgie de l'URSS, la Galicie, naguère polonaise et intégrée aujourd'hui à l'Ukraine, très nationaliste, est quant à elle nostalgique de son allégeance à l'occupant nazi, ce qui devrait nuancer cette terminologie "pro-occidentale" qui ne recouvre sans doute pas là-bas le même type de "valeurs". C'est si vrai que le 27 juillet, la ville de Lviv, ancienne Lemberg, capitale de la Galicie, organisait en partenariat avec la télévision locale une grande manifestation en l'honneur de l'UPA, le courant nationaliste ukrainien qui avait collaboré avec les nazis (avant de se retourner (
...)
1er avril 2022
« Phrases et bases », caricature de l’époque soviétique stigmatisant les discours de paix officiels, tandis que méthodiquement l’armée US (bientôt ‘de l’Otan’) disposait ses bases militaires en Europe Occidentale.
L’information a remis son impeccable costume kaki : les choses sont simples, à nouveau il s’agit du Bien contre le Mal ; chercher à nuancer vous rend suspect d’intelligence avec l’ennemi ; le déclenchement de la guerre vient de nulle part : comme dans un comics trip US, on a simplement un dictateur dément qui envahit son voisin, pour ses rêves de puissance, ou son désir maladif de revanche, ou autres ‘raisons’ de nature purement psychologique.
Le Secétaire Général de l’Otan, et derrière lui tous nos responsables politiques, récite que « l’Otan est une alliance pacifique ». L’extension continue de l’Otan vers la Russie, la persistance même de l’Alliance après (
...)
1er avril 2022
Le 10 mars passé, interrogée sur le coût terrible que les sanctions contre la Russie aura en retour sur l’économie et la population belge, notre ministre des Affaires étrangères a répondu que « le prix de la liberté, ça coûtera aussi à l’Europe »[i].
Elle plagiait directement Joe Biden, « défendre la liberté coûtera cher », ou encore Emmanuel Macron, « l'Europe doit accepter de payer le prix de la paix, de la liberté, de la démocratie », et certainement toute une pléiade d’autres personnes animées d’aussi nobles et courageux sentiments. Nous nous en souviendrons avec émotion et fierté lorsque nous payerons nos prochaines factures de gaz et d'électricité.
Bon, Sophie Wilmès c'est dans les 20.000 Euros par mois quand même, ça rend tout de suite le « prix de la liberté » un peu plus léger à supporter...
Mais ... en fait ça nous aurait coûté combien, si les pays de l’Otan (
...)
1er avril 2022
Belgrade, mars 1999
Le 24 mars dernier, les Serbes ont commémoré le 23e anniversaire du déclenchement de l’agression de l’Otan, avec cette année-ci, une ampleur toute particulière. Le pays doit en effet ressentir de manière particulièrement aigüe le contraste saisissant entre les discours d’aujourd’hui, dénonçant les crimes de guerre et la violation du Droit International, et ceux d’hier... Certains évoquent même aujourd’hui de traîner Poutine devant le Tribunal Pénal International, pour ‘crime d’agression’ ; en 1999, un responsable étatsunien déclarait « L’Otan est l’accusateur, le procureur, le jury et l’exécuteur, car c’est l’Otan qui paie les factures du TPI. L’Otan ne se soumet pas au droit international, il et le droit international »[1]
Le 24 mars 1999 les civils yougoslaves de sont réveillés au son des (
...)
7 décembre 2021
Le Royaume-Uni a envoyé fin novembre un escadron de soldats du corps du génie pour aider la Pologne à contenir quelques milliers de réfugiés poussés par la Biélorussie pour envahir l’Europe. Terrifiante cohorte, imaginez : pas moins de 2.000 hommes femmes et enfants irakiens se pressaient aux frontières polonaises, - soit un nombre équivalent à celui des migrants actuellement dans le Calais post-jungle (Il y aurait environ 7.000 migrants en Biélorussie, selon Minsk, en provenance principalement d’Irak).
L’UE a donc voté une 5e couche de sanctions économiques contre la Biélorussie. Et Stoltenberg précise que « l'Otan et l'UE travaillent en étroite collaboration … face aux tactiques hybrides de la Biélorussie contre ses voisins ».
C’est une singulière ironie : La Pologne était justement au côté de la Grande-Bretagne en 2003, aux avant-postes pour la « libération » de (
...)
13 septembre 2021
« Nous exprimons notre profonde gratitude au gouvernement et à la population belges pour la généreuse hospitalité dont ils font preuve à l’égard de l’OTAN depuis plus de 50 ans » (Communiqué du Sommet de l’Otan, juin 2021)
Le « peuple belge » aurait-il été consulté avant que l’on manifeste en son nom une telle générosité ? Aurait-il marqué, quelque part, son accord pour régler une partie de la facture Otanienne ? Ce « peuple belge » est-il à ce point généreux qu’il veut absolument gaspiller une partie des richesses qu’il produit (jusqu’à 2% réclame l’Otan) au détriment de dépenses sociales dont il se prive bien volontiers ? Qu’il désire à tout prix donner à « la Défense » des milliards pour des avions de chasse tout à fait inutilisables pour défendre leur pays, mais tellement efficaces pour aller dévaster les pays ennemis désignés par l’Otan (
...)
1er septembre 2021
« La super puissance américaine [était la] seule garante des progrès démocratiques et sociaux afghans … » osait écrire Le Soir dans un édito au lendemain de la débâcle de Kaboul. Le risque est de faire passer l’idée que c’est le départ, aujourd’hui, des troupes de l’Otan qui créée le désastre en Afghanistan. Comme l’exprimait une coordinatrice de MSF à Khost, cela fait 40 ans que l’Afghanistan est dans une crise humanitaire. Et l’invasion, l’occupation, les bombardements n’ont fait qu’approfondir cette crise. Ce n’est pas le départ des forces occidentale qui est une catastrophe – c’était leur venue il y a 20 ans.
Les racines profondes du chaos afghan
Le journaliste: Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?
Zbigniew Brzezinski : Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la (
...)
1er septembre 2021
L’édifiant communiqué final du Sommet de l’Otan de juin dernier consacre pas moins de trois paragraphes à la Syrie. On y lit notamment que
« La Syrie conserve un stock de missiles balistiques à courte portée pouvant atteindre certaines parties du territoire de l'OTAN et le territoire de certains de nos pays partenaires. … Nous restons vigilants face aux tirs de missiles qui pourraient de nouveau frapper ou viser la Turquie depuis la Syrie. Nous continuons de suivre et d'évaluer la menace balistique en provenance de Syrie. »
Et si on n’est pas sûr d’avoir bien lu, la menace que représente la Syrie pour l’Otan est répétée au paragraphe suivant
« Nous réaffirmons notre détermination à défendre le territoire et (
...)
15 mai 2021
Juin 2020 : des champs de blés syriens sont mis en feu par des groupes armés proxies des Etats-Unis, simultanément au renforcement des sanctions asphyxiant le pays
"Regardez dans vos cœurs !", a supplié Anthony Blinken lors la dernière « Conférence des donateurs pour la Syrie » de Bruxelles (29 et 30 mars), « nous devons trouver un moyen de faire quelque chose - d'agir pour aider les gens.» Dans un tweet mélodramatique, il ajoute : « Quand je pense à la souffrance du peuple syrien, notamment des enfants syriens, je pense à mes deux propres enfants. Comment ne pas agir pour les aider ? Notre humanité commune l’exige. Honte à nous si nous ne le faisons pas. (
...)
12 décembre 2020
« Avec la victoire du ticket démocrate Joe Biden-Kamala Harris, nous pouvons enfin revoir l’Amérique telle qu’elle nous inspire et nous fait rêver. »1
En Belgique comme ailleurs en Europe, les médias et le monde politique dans leur grande majorité n’ont pas caché leur enthousiasme à l’annonce de la victoire de Joe Biden. Une chronique du Soir résume sans doute assez bien le sentiment général2 : Trump est « anti-américain », il ne représentait pas la « vraie Amérique », qui elle est aujourd’hui de retour. « Une page sombre est en train de se refermer en même temps que s'ouvre celle de l'espoir » ; déclare Ecolo, pour Paul Magnette (PS), « une (mauvaise) parenthèse se ferme » ; G-L. Bouchez (MR) s’exclame « Make America and the World Great again », - l’un n’allant pas sans l’autre pour lui semble-t-il.
La situation ressemble très fort à celle qui a suivi (
...)
8 août 2020
A l’occasion du 75e anniversaire des bombardements atomiques sur le Japon, la chaîne Arte a diffusé un film documentaire US retraçant les événements ayant conduit au largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki (« La Bombe », diffusé le 04/08). Dans ce film récent (2015), y est répétée, en passant, la version officielle selon laquelle « la bombe atomique a permis d’arrêter la guerre et de sauver des millions de vies humaines » ;
« L’étape suivante parait inévitable : l’invasion du Japon», y entend-t-on textuellement, « Des milliers d’Américains et peut-être des millions de Japonais risquent de mourir. Pour Harry Truman la bombe semble être le moindre des deux maux. Il a préféré une option lui permettant d’écourter la guerre. » . Le bombardement atomique était donc en quelque sorte un acte de bienfaisance, ayant permis d’épargner la vie de « millions de Japonais »…
En août 45 le Japon était défait militairement et nous savons maintenant (
...)
15 juillet 2020
Dans une certaine discrétion (et l’indifférence des médias) le gouvernement belge a accédé fin juin à la demande pressante US d’envoi de quatre avions de combat F-16, épaulés par une centaine de militaires en Jordanie, destinés à opérer en Irak et en Syrie officiellement « contre Daesh ». La résolution est passée en urgence - quoi de plus urgent en effet, pour un pays qui avance vers sa pire crise économique et sociale, que d’envoyer ses bombardiers au Moyen-Orient ?
Le gouvernement irakien ne peut bien sûr que formuler les demandes que son envahisseur lui dicte ; par contre l’opération en Syrie est incontestablement illégale au regard du droit international : aucune résolution de l’ONU ne l’autorise, et la Syrie n’a absolument pas demandé à la « Coalition Internationale » d’occuper son territoire et de bloquer l’accès à ses ressources pétrolière et agricole.
Cette illégalité est d’ailleurs parfaitement reconnue, et assumée par la majorité parlementaire de circonstance (Libéraux, (
...)
18 février 2020
L'OTAN (29 Etats membres) et l'UE (27 Etats membres) ont actuellement 22 membres en commun. Même si 5 membres sont ainsi théoriquement « neutres », l’Otan est mentionnée directement dans les traités et accords de l’UE à partir du traité de Maastricht (1991).
En 2002, L’UE et l’Otan signent un partenariat stratégique officiel1, où tout en affirmant que la volonté de l’UE d’avoir une politique européenne en matière de sécurité et de défense (PESD) ne peut que « contribuer à la vitalité de l’Alliance Atlantique, au renforcement mutuel », le texte affirme aussitôt « l’indivisibilité de la sécurité entre UE et Otan », et assure que « l’Otan demeure le fondement de la défense collective de ses membres ».
C’est réaffirmé dans le projet de Constitution, devenu traité de Lisbonne (2007), où un paragraphe précise que « [La PESD] respecte les obligations découlant du traité de (
...)
11 décembre 2019
18 ans après, 18 ans trop tard, la réalité commence seulement à être dite ouvertement. Le lundi 9, le Washington Post a publié une enquête basée sur 2000 pages d'interviews déclassifiées de 400 responsables politiques et militaires états-uniens. Cette enquête, reprise ensuite par les médias du monde entier, ne fait qu'exposer ce qui était une évidence pour des militants et des organisations de gauche dès le début: la guerre, les bombardements, l'occupation, le soutien à une caste corrompue... ne sont évidemment pas une réponse, ni à la fabuleuse 'lutte contre le terrorisme', ni au développement et au progrès des peuples occupés.
Le Washington Post, et les autres médias derrière lui, démontrent comment les gouvernements US successifs ont littéralement menti aux citoyens, vantant sans vergogne année après année, les merveilleux progrès qu'enregistrait l'Afghanistan sous occupation de l'Otan, en allant jusqu'à manipuler directement les chiffres. L'essentiel (
...)
23 octobre 2019
La dernière en date des agressions turques contre la Syrie a déclenché une énorme vague d’indignation, tournant autour du thème de l’abandon des Kurdes, de la trahison par Trump de « nos plus fidèles alliés contre le terrorisme ».
Où étaient tous ces commentateurs indignés dans les premières années de la guerre, lorsque les mêmes combattants islamistes (venant en partie de nos pays) déferlaient sur la Syrie à partir de la Turquie ? Alors leurs exactions étaient délibérément ignorées par les médias, comme était passé sous silence leur généreux approvisionnement en armes par les pays de l’Otan.
Par une singulière ironie, les forces supplétives de l’agression turque d’aujourd’hui sont en fait juste les résidus des ‘rebelles modérés’, les Bons de l’époque…
21 septembre 2019
La Belgique, en compagnie du Koweït et de l'Allemagne, a déposé ce 19 septembre un projet de résolution qualifiée de «purement humanitaire» imposant un cessez-le-feu inconditionnel dans la région d'Idleb en Syrie.
La Russie et la Chine, qui avaient demandé en vain que la résolution ne concerne pas la suspension des opérations militaires contre les groupes terroristes, ont apposé leur véto. Le représentant russe à l'ONU a souligné «la flambée d'activisme humanitaire» des autres membres du Conseil de sécurité à chaque avancée dans la reprise de territoires par le gouvernement syrien.
La région (
...)
7 juin 2019
Ce lundi (03/06), trois 'Organisations Non Gouvernementales' ont attaqué en justice des entreprises belge et allemandes pour avoir exporté vers la Syrie des composants chimiques « pouvant servir aussi bien à la fabrication de produits pharmaceutiques que d’armes chimiques ». Vendredi, ce sont 3 firmes belges qui ont été lourdement condamnées pour avoir exporté vers la Syrie de l’isopropanol, un produit « qui pourrait servir à la fabrication de gaz neurotoxique » - mais qui sert également à la stérilisation, comme désinfectant et comme antiseptique.
L'usage d'armes chimiques par "le régime" syrien est hautement douteux. L'accusation est brandie régulièrement par les bandes armées soutenue par l'Occident, et reprise aussi régulièrement par les médias occidentaux. L'intérêt d'une telle accusation est donc particulièrement clair, et l'empressement des USA et de la France à "punir le régime syrien" avant même d'avoir la moindre (
...)
1er mai 2019
Le départ des jihadistes belges vers la Syrie a été plus qu’une curieuse impuissance, mais bien plutôt le résultat d’une bienveillante complicité. Double jackpot : on se débarrasse ici de la petite délinquance, et ces mêmes criminels font (sans en être conscients) le boulot de destruction de l’état syrien désiré par l’Occident, Israël compris.
1er novembre 2018
La véritable ‘attitude humaniste’ ce ne devrait pas être simplement de la compassion pour les milliers de migrants qui tentent d’arriver en Europe au péril de leur vie, mais bien de comprendre les causes réelles de cette situation, et d’agir concrètement contre elles.
1er octobre 2018
En mai dernier, Facebook lançait publiquement un partenariat avec l’Atlantic Council, afin disent-ils, «d'exposer et d'expliquer la désinformation lors des élections dans le monde entier.»
La coopération n'a pas tardé à porter ses fruits : le 22 août dernier Mark Zuckerberg annonçait la suppression de 652 comptes, groupes et pages prétendument liés à la Russie et à l’Iran pour «comportement non authentique coordonné». Peut-être y a-t-il effectivement des 'faux-comptes' dans le tas. Peut-être y a en a-t'il quelques autres... Le Ron Paul Institute affirme que "les sites et les individus interdits sont ceux qui ont encouragé la coopération entre les Etats-Unis et la Russie et mis en garde contre l’aggravation du conflit politique et militaire potentiel entre les deux grandes puissances nucléaires du monde." Il est clair que la fumée faite autour des "fake-news" permet de faire passer dans l'indifférence quasi générale la censure des opinions (
...)
1er mai 2018
«Les scientifiques de Porton Down étaient catégoriques. J’ai demandé moi-même, j’ai dit au type, “Vous êtes sûr ?” Il m’a répondu qu’il n’y avait “aucun doute”» Boris Johnson, 19 mars. « Nous n’avons pas identifié la source exacte de production du poison », le directeur de Porton Down, 3 avril. Cherchez l'erreur...
La facilité avec laquelle l’hypothèse la plus invraisemblable devient la vérité incontestable des médias et des politiques, sans qu’aucune mise en doute ne soit permise, est fascinante.
Pour qui regarde toute l’histoire Skripal de manière dépassionnée, l’hypothèse ‘c’est la Russie qui l’a fait’ devrait pourtant être la dernière à considérer. Aucun mobile, un timing insensé, à quelques jours de l’élection présidentielle et de la Coupe du Monde de foot, et une réalisation désastreuse en utilisant une substance bien connotée ‘russe’ et qui en plus manque sa cible…
Somme toute on accuse Poutine d’être encore plus bête que méchant.
Et (
...)
1er janvier 2018
La propagande ‘humanitaire’ a l’effet paradoxal de nous pousser à l’inhumanité abjecte : les sanctions contre la Syrie décrétées par l’Occident depuis 2011 dans le but de mettre le pays à genoux, prive les syriens de biens de première nécessité, notamment médicaments et matériel médical : les gens crèvent de notre grande compassion pour la Syrie.
1er novembre 2017
Notre « défense » nationale, en participant servilement aux côtés des USA à ses guerres impériales, ne défend absolument pas la nation, mais au contraire, l’expose au terrorisme.
1er mai 2017
Qu’est ce que notre pays fait encore en Syrie aux côtés des Etats-Unis, dans la soi-disant « Coalition Internationale contre le terrorisme » ? En luttant contre le gouvernement syrien, on ne lutte pas contre le terrorisme, on prépare directement son avènement – comme hier en Libye.
1er septembre 2016
En cas de conflit avec la Russie, notre pays, siège de l’Otan et hébergeant des bombes nucléaires US, serait à coup sûr l’un des pays les plus exposés. L’Otan ne nous défend pas, il constitue au contraire une menace existentielle. Notre défense doit redevenir ce que son nom suppose, et ne plus être au service ‘loyal’ de l’impérialisme, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, - ou contre la Russie
9 mars 2016
Le Core Business de la défense nationale
« L'accent est résolument mis sur le core business de la Défense: l'exécution des opérations de maintien de la Paix et de Sécurité. Notre participation aérienne et navale en Libye qui est internationalement appréciée, l'Afghanistan, le Liban… sont autant d'exemples qui démontrent comment une décision politique puisse être prise dans notre pays » Pieter De Crem, 30 mai 2011.
En 2011 donc, nos F16 ont glorieusement participé à la destruction complète de la Libye, à la transformation d'un pays relativement développé1 en un ‘état failli', une espèce de copie de la Somalie.
Il importe peu finalement que le scenario de départ ayant justifié l'intervention, - le bombardement par (
...)
24 novembre 2015
Cette semaine [suivant les attentats du 13-11-2015 à Paris], grande indignation autour de certains propos d'Eric Zemmour. Au delà de la discussion sur le second degré, cela met bien en lumière une espèce de non-dit : quasi tout le monde politico-médiatique applaudit de toutes ses mains à l'annonce des bombardements français sur Raqqa. C'est très normal d'aller bombarder une quelconque cité d'un de ces pays barbares, comme l'Occident le fait depuis 2001 (au moins) - mais tollé si on évoque que ces villes pourraient être sur le même pied qu'une cité d'Occident.
Ce que Zemmour dit au début de son billet (avant le nécessaire couplet anti-Islam), ça ne va peut-être pas très loin, mais on aimerait l'entendre davantage dans les grands médias :
« "La guerre!" dit Hollande. "La (
...)
9 mars 2014
Nos journalistes ont retrouvés leur lyrisme le plus vibrant au lendemain de la « révolution de la dignité de la place Maïdan » : « Il est une vérité qui s’est affirmée ce samedi sur Maïdan, inscrivant les Ukrainiens dans cette chaîne qui va de 1789 aux révolutions arabes, roumaines, à la chute du Mur de Berlin : la volonté du peuple est irrépressible, le peuple est souverain.1 ».
L’histoire est simple et édifiante, un peuple mû par son seul idéal de démocratie et de liberté, s’est soulevé contre une ‘dictature’. D’un côtés les Bons, l’UE et les USA, dont le seul but est de répondre à l’appel à l’aide du ‘peuple’ ukrainien et de soutenir son désir de liberté « Tenez bon : les peuples gagnent toujours sur les dictateurs », avait lancé jeudi (20 février) le parlementaire européen belge Guy Verhofstadt dans un appel vibrant et très ému à la foule de Maïdan1 » ; de l’autre les Mauvais, la Russie de Poutine, furieuse de l’avancée de la liberté et de la (
...)
29 décembre 2011
Beaucoup dans les partis et mouvements progressistes ont perçu dans les événements de cette année 2011, les prémices d'une toute nouvelle page de l'histoire humaine, inaugurée avec le vent des "révolutions démocratiques" arabes, qui, après avoir balayé indifféremment les dictatures de Tunisie, d'Égypte, et de Libye, est en train de faire tituber tous les autres "tyrans" : El Assad, Poutine, Ahmadinejad…, bientôt le tour de la tyrannie communiste chinoise, rêvent certains.
Le fameux principe de la Responsabilité de protéger (R2P) adopté solennellement par les Nations Unies en 2005 est considéré comme une grande avancée du droit international. Cette R2P et l'appui que nos démocraties avaient le devoir moral d'apporter à l'élan populaire démocratique forment la (
...)
6 octobre 2011
En juin dernier, une conférence consacrée au pouvoir des médias sociaux organisée par l'Otan réunissait à Berlin plus d'une centaine de 'blogueurs'1. « L’Organisation est déjà très active sur diverses plateformes numériques, comme Facebook, YouTube et Twitter, et le secrétaire général, M. Anders Fogh Rasmussen, est un ardent défenseur des médias sociaux. Les pays de l’OTAN ont toujours été fermement déterminés à défendre les valeurs démocratiques, et le fait d’exprimer des idées et des opinions dans le cyberespace est un droit démocratique universel » a déclaré à cette occasion la secrétaire générale adjointe pour la diplomatie publique de l’OTAN
Ceci n'est certainement pas anodin, alors qu'est en train de se dérouler une vaste entreprise de manipulation sur fond d'onde de choc visant très précisément la Syrie, où les dits "médias sociaux" prennent une part fondamentale.
Le fait que l'Alliance militaire de l'Occident, qui se montre de plus (
...)
1er octobre 2011
Le 7 octobre 2001 commençait la guerre et l'occupation de l'Afghanistan. Dix ans plus tard, le bilan est tragiquement désastreux, et le contraste est frappant entre les discours merveilleux du début de l'intervention et la réalité de l'Afghanistan d'aujourd'hui.
Après 10 années d'aide occidentale :
- L'espérance de vie est de 45 ans (contre 46 en 2001)
- Le taux de mortalité infantile est de 149 pour 1000, (147 pour 1000 en 2001)
- Le taux d'alphabétisation est de 34%, taux qui tombe à 18% pour les femmes1
Après une décennie de contribution à la reconstruction de l'Afghanistan de la part de l'Occident, le pays se classe à la 2e place mondiale de la mortalité à la naissance, et à l'avant-dernière place pour l'espérance de vie…
En ce qui concerne la libération des femmes et l'amélioration globale des droits humains rien de ce qui (
...)
30 juin 2011
De la honte d'être pacifiste pendant une juste guerre
L'image est pour beaucoup tout à fait claire : la communauté internationale s'est émue à juste titre de la cruauté de Kadhafi bombardant son propre peuple. L'intervention occidentale a permis d'éviter un bain de sang à Benghazi. L'Otan agit pour le peuple libyen, mandatée par la Communauté Internationale dans une intervention humanitaire sanctifiée par une résolution des Nations Unies
Face à ce schéma, la réaction des groupes pacifistes et progressistes a été pour le moins embarrassée et ambiguë. Les pacifistes devaient absolument, avant tout autre débat et argument, démontrer qu'ils adhéraient tout à fait au schéma imposé, "le fou sanguinaire Kadhafi massacre son propre peuple". Les (
...)
31 mars 2011
C'aurait pu être une de ces simulations qu'affectionnent tant les grosses légumes gradées de l'Otan lors de leur réunion pour sensibiliser les ministres à encore davantage de crédits : un groupe de terroristes a réussi à concevoir un virus informatique, qui s'est attaqué à une centrale nucléaire, aux États-Unis disons, et dont l'action est de bloquer tous les systèmes d'alerte. En bref pendant que le virus ordonne aux automates de pousser les machines à fond, les écrans de contrôle affichent que tout est ok. Résultat, la centrale nucléaire explose comme, à Tchernobyl, sans qu'aucun contrôle n'ait pu détecter quoi que ce soit, avec tous les dégâts humains et écologiques que l'on peut imaginer. A côté de cela, les terroristes du 11 septembre prennent une allure d'amateurs.
Et bien, ceci n'est pas une fiction. C'est très exactement, à la localisation près, le scénario qui était prévu par les concepteurs du virus Stuxnet : un virus conçu pour bloquer un certain sous-programme spécifique du (
...)
5 janvier 2011
Quelques semaines avant le sommet de Lisbonne, la CNAPD entre autres organisations1 avait réuni à Bruxelles trois représentantes des partis "Démocrate-humaniste" (CDH, ex-sociaux-chrétiens francophones), Socialiste et Ecolo membres respectifs pour leur parti aux Commissions des Relations extérieures et de la Défense de la Chambre ou du Sénat. Soit ce qui est appelé communément 'la Gauche', comme ces représentantes politiques l’ont souligné elles-mêmes lors de la rencontre2.
Aucune n'a bien sûr manqué de dénoncer l'absence de débat démocratique, voire même de simple information sur les questions de défense, sur l'engagement de notre pays en Afghanistan, sur ce que la Belgique allait défendre au sommet de l'Otan… tout cela à charge essentiellement du ministre de la Défense Pieter De Crem. De manière plus surprenante, chacune a admis comme une évidence que la présence de l'Otan en (
...)
5 janvier 2011
Les documents officiels publiés à l'issue du sommet de Lisbonne, et en particulier la Déclaration sur un partenariat durable cosignée avec Hamid Karzai éclairent la manière dont l'Otan envisage l'avenir de sa présence en Afghanistan.
La presse semble avoir conclu un peu hâtivement de la transition annoncée que les forces de l'Otan se retireraient progressivement de 2011 à 2014 pour céder la place à une armée nationale afghane instruite ou construite par l'Alliance. « L'Otan confirme un retrait d'Afghanistan d'ici à fin 2014 » affirme Le Point, « A Lisbonne, les 28 dirigeants de l’Alliance atlantique ont organisé le retrait de leurs troupes d’ici à 2014 », 'analyse' Libération. …
En fait c'est tout le contraire qu'indiquent ces documents1 :
« Le début de ce processus de transition offre au Gouvernement de la République islamique (
...)
5 janvier 2011
Ce 17 décembre des organisations pour la paix dont le CSO organisaient à Bruxelles une conférence sur l'Iran qui s'est révélée particulièrement intéressante. Les deux intervenants étaient le Dr A. V. Gharavi, conférencier en politique et relations internationales, directeur du Département académique de l'Ambassade d'Iran à Bruxelles, et le Dr M. Botenga , docteur en sciences politiques issu de la VUB et spécialiste de l'Iran.
Le débat était centré sur les questions de la menace nucléaire de l'Iran, et des raisons des menaces militaires contre l'Iran.
Il serait difficile de rendre compte ici de tous les points importants qui ont été abordés pendant ces quelques 3 heures de débat, nous ne pouvons dans ce résumé qu'en citer quelques uns.
Le Dr Gharavi a tout d'abord (
...)
1er octobre 2010
Ça commence à être une manie : les représentant de la ‘Communauté Internationale’ (USA + EU, peut-être Israël était devant) se sont levé comme un seul homme et ont quitté la salle de l’assemblée des Nations Unies lorsque le président iranien a prononcé des mots qu’on ne peut absolument pas entendre.
Ce qu’on ne pouvait entendre cette fois-ci, c’était l’exposé par le président iranien des trois différentes hypothèses concernant les attentats du 11 septembre (complot externe, c’est à dire la théorie officielle, complot interne ou ‘théorie du complot’, et complot externe facilité à l’intérieur), et sa proposition d’une enquête internationale.
Pour notre part, nous n’arrivons pas à (
...)
1er octobre 2010
Le cas de Sakineh Ashtiani cette iranienne qui aurait été condamnée à la lapidation1, et l'emballement émotionnel soudain et énorme qu’il a déclenché, évoque sinistrement les cas d’emballements identiques, des couveuses de Koweit-City à la mise en scène de Racak, en passant par les ongles arrachées des Afghanes. Dans chacun de ces cas, la vague d’émotion servait à ‘anesthésier’ l’opinion, à la préparer à accepter la guerre, ‘on ne peut quand même pas laisser faire ces horreurs’, et en particulier à désarmer l’opposition à la guerre des milieux dit progressistes, ‘de gauche’. Autrement dit, de façon tristement ironique, (
...)
1er juillet 2010
Résumons : un membre de l'Alliance Atlantique vient de subir une agression incontestable, une attaque d'un de ses navires civils en pleines eaux internationales, par l'armée d'un pays qui n'est pas membre de l'Alliance, et quoi, ce pays membre ne bénéficie pas immédiatement et automatiquement, du soutien de tous les autres membres ? La charte de l'Otan ne serait donc que chiffon de papier ?
Clairement c'est pipé : Quand les États-Unis subissent un attentat terroriste sur leur territoire, nous nous mettons tous à bombarder le pays désigné, - même si ce pays en tant que tel n'a aucun rapport avec l'attentat. Si l'Iran, par exemple, avait attaqué dans les eaux internationales les bateaux US (disons) d'une flottille civile, tous auraient invoqué l'article 5, et nous serions tous à présent engagés dans une guerre juste, forcément, contre (
...)
1er juillet 2010
Une brochette de hauts gradés US du Joint Forces Command a diffusé au début de cette année un plaidoyer détaillé pour que l’Otan se débarrasse des armes nucléaires tactiques qui sont toujours entreposées dans les pays non nucléaires, à savoir la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie.
De manière très résumée, leurs arguments principaux sont à peu près les suivants, - quoique exprimés en termes plus châtiés
Les armes nucléaires entreposées deviennent obsolètes et coûtent cher, en entretien, en en exigence de mise à jour etc. ; elles empêchent donc d'acheter des trucs plus directement utiles pour les guerres de l'Otan
Avec le formidable développement des armes conventionnelles, elles ont beaucoup perdu de leur (
...)
5 avril 2010
Plus de huit ans après l'invasion de l'Afghanistan, un timide débat commence enfin à poindre en Belgique, avec des partis de l'opposition réclamant désormais ouvertement le retrait des troupes.
De fait, la perception que cette guerre est déjà perdue se répand, et l'acharnement militaire de l'Otan et des USA, les réclamations de toujours plus de troupes, laissent perplexes un nombre de plus en plus grand de personnes douées de raison, ou simplement de mémoire. D'autre part, le fossé entre la réalité et le discours officiel, que ce soit en matière de lutte contre la drogue, de développement, ou de démocratie, ce fossé devient très voyant. Enfin la stratégie de l'administration Obama, qui consiste à tenter d'associer au pouvoir des chefs Taliban "modérés" (c'est-à-dire les plus corruptibles (
...)
2 janvier 2010
En 2007, l'historien Suisse Daniele Ganser a publié une étude fouillée sur les réseaux "Stay-Behind" de l'Otan*, détaillant avec précision la situation particulière de chaque pays européen membre de l'Alliance, et les ramifications plus ou moins fortes et/ou établies selon les cas de ces structures occultes avec le terrorisme qui a secoué certains pays dans les années 70 et 80 – et selon les sources qui sont disponibles, les documents de l'Otan restant classifiés 20 ans après la fin théorique de la guerre froide.
Ce livre est remarquable, non seulement par l'éclairage apporté sur le passé, mais surtout pour ce qu'il révèle de la raison d'être réelle de l'Otan, ainsi que pour ce qu'il permet de suggérer sur la "guerre au terrorisme", nouvelle priorité affichée de l'Otan.
C'est en 1990 que l'existence des armées secrètes anti-communistes de l'Otan fut révélée au grand jour par le premier (
...)
2 janvier 2010
Les G.O. du club atlantiste semblent avoir été partagés : après avoir été un instant tentés par l'Amérique Latine (l'histoire de la base Al-Qaida au Paraguay a fait long feu), ils en sont revenu à des valeurs sûres.
Le Yemen. : Voilà la nouvelle destination de rêve pour nos bombardiers. Ne voilà-t-il pas que Al Qaida©, y a établi des “camps d'entraînement”. Il semblerait qu'un entraînement intensif y soit indispensable pour être tout à fait capable de réaliser une expérience de chimie élémentaire : « Il a avoué avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans une poudre qu'il avait cachée sur sa cuisse, pour tenter de faire exploser l'Airbus A330 » … « Les passagers ont entendu des (
...)
5 octobre 2009
La ministre de la défense belge Pieter De Crem a créé un certain émoi au sein de l'armée en annonçant un effort d'austérité sans précédent pour son département, qui devrait atteindre les 97 millions d'euros, près de 4% de son budget annuel. Suffisamment pour que le chef de la Défense le Général Delcour fasse mine de menacer de s'opposer au dada de De Crem, les opérations à l'étranger dans le cadre de l'Otan
Il ne s'agit pas ici d'une victoire du camp pour la paix : Le sens de ces économies opportunes en temps de crise budgétaire va très exactement dans le sens des directives de l'Otan, qui fait pression sur les Alliés pour que leurs forces armées réduisent au maximum les frais de fonctionnement administratifs internes et se muent en forces de réaction prêtes à intervenir (
...)
4 juillet 2009
"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons." B. Obama, 27 mars 2009
L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir. Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.
En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est que Obama oeuvre pour la paix
Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.
Change we can believe in…
On a beaucoup mis en avant le retrait des troupes US (
...)
14 avril 2009
Du 2 au 5 avril 2009, des milliers de personnes, des centaines d’organisations pacifistes issues d’Europe, des Etats-Unis, du Japon… ont réussi à se réunir, à se concerter ensemble, à s’organiser autour d’une opposition à l’Otan, clairement dénoncée comme organisation porteuse de guerre et de violence contre les peuples. C’est effectivement la première fois qu’un tel évènement international contre l’Otan avait lieu. Plus de 500 organisations à travers le monde se sont joint petit à petit à l’initiative lancée il y a près d’une année par des mouvement pacifistes allemand et français.
Ceci est quoi qu’il en soit un succès indéniable que ne pourra pas nous retirer les manœuvres des services 'de sécurité'.
Mais ce succès-là ne devrait pas conduire à ne pas analyser lucidement la « manifestation » du samedi, surtout pour ce que cela pourrait enseigner au mouvement pour la paix pour les luttes à venir.
Commençons par préciser : il n’y a pas eu de (
...)
24 mars 2009
La création de l'Alliance Atlantique, en contradiction avec la Charte des Nations Unies.
Beaucoup estiment que l’Otan aurait logiquement dû disparaître lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. Le fait qu’il n’en a rien été, et qu’au contraire un rôle plus ouvertement agressif lui a été confié (agression de la Yougoslavie, déploiement hors zone, soutien direct à la ‘guerre à la Terreur’), devrait plutôt amener à se questionner sur la validité même des justifications de son existence avant 1991. De fait ces 40 premières années sont rarement mises en question, la menace que représentait le Pacte de Varsovie étant en quelque sorte passivement admise comme fait acquis.
Ainsi dans son récent document consacré à l'Otan1, la CNAPD pose la question de la légitimité, aujourd'hui, de l'Alliance atlantique en ces termes : « L'existence même d'une alliance comme l'Otan aujourd'hui (
...)
30 décembre 2008
Le 23 septembre dernier, Le Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-Moon et le Secrétaire Général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer ont signé en toute discrétion une « Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN ». Ahurissant, non seulement pour le contenu de la déclaration, suffisamment vague pour rendre cette coopération extensible à loisir, mais surtout parce que l'existence même d'un tel accord de collaboration vise à octroyer à l'Otan un statut officiel de co-responsabilité dans le maintien de la paix mondiale.
30 décembre 2008
« On doit accorder les MAP [le Plan d'Action pour l'Adhésion à l'Otan] à l'Ukraine et à la Géorgie, et il n'y a pas de marchandage, point final. » Georges Bush, 1er avril 2008, à la veille du sommet de Bucarest.
« Il n'est pas nécessaire en ce moment de discuter du MAP » Condoleeza Rice, 26 novembre 2008, peu avant la réunion de Bruxelles qui devait initialement entériner l'entrée de ces pays dans cet antichambre de l'Otan.
Le revirement est pour le moins assez sensible. Et la marche triomphale de l'Otan vers l'Est et l'encerclement de la Russie semble connaître quelques ratés. Même si l'administration US par la voix de Condoleeza Rice affirme qu'il ne s'agit pas de remettre en question l'objectif final de l'adhésion, il semble assez clair que cet objectif est devenu beaucoup plus lointain et incertain. « Je pense qu'il est juste de prédire qu'il n'y aura pas d'offre d'adhésion à l'Otan pour ces pays pendant quelques années. » (
...)
30 septembre 2008
Propagande, amnésie et bons sentiments
La nuit du 7 août, à l'ombre des feux de l'ouverture des jeux olympiques, la Géorgie a lancé une attaque massive sur l'Ossétie du Sud. Tskhinvali a été pilonnée et à moitié rasée, des habitations, des hôpitaux, des écoles ont été visés et détruits ; il y a certainement plusieurs centaines de civils tués.
Pour beaucoup de gens ici cependant, le sentiment a été que la Russie a brutalement envahi la Géorgie. La manière dont la propagande a fonctionné est une nouvelle fois ahurissante. Les médias ont réussi auprès d'une grande partie de l'opinion publique à faire passer l'agresseur pour une victime. A la une du Monde le dessin de Plantu donnait le ton : une frêle femme, son (
...)
2 août 2008
Aujourd'hui donc, l'heure est à "la lutte contre le terrorisme"; l'Otan, l'UE, notre propre gouvernement, tous s'inscrivent résolument dans une croisade mondiale contre la terreur, sous la sage direction des États-unis, et tous nous pressent d'accroître les moyens militaires pour éradiquer cette menace.
Il n'existe pas de définition légale, universellement adoptée de 'terrorisme'. En 2004 le Secrétaire Général des Nations Unies avait proposé comme définition du terrorisme « toute action (…) qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est(…) d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement (…) à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir »
Le bombardement d'Hiroshima le 6 août 1945 répond parfaitement à cette définition. La décision de passer par le feu atomique la population d'une ville de plus de 250.000 habitants et des villages à plusieurs km autour, (
...)
7 juillet 2008
Commentaires à la Carte Blanche des ministres De Crem et De Gucht parue dans De Standaard et Le Soir "Pourquoi la Belgique est-elle présente en Afghanistan ?"
21 juin 2008
Texte présenté lors de la conférence "Quelle stratégie pour sortir du bourbier afghan ?" du 21 juin 2008
19 mars 2008
La Belgique dans l'illégalité internationale
La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force.
Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo.
Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit (
...)
8 novembre 2007
Les efforts de la propagande pour faire passer l'occupation de l'Afghanistan par l'Occident pour une pure opération d'aide et de reconstruction, ne résistent à la réalité, et le masque humanitaire du bon impérialisme en Afghanistan est en train de s'effondrer.
30 septembre 2007
Les choses dans les zones d'agression US en Asie centrale ne se déroulent en effet pas exactement comme prévu par les dirigeants états-uniens et leurs alliés. Ce qui était impensable il y a 4 ans est en train de prendre doucement forme : la déroute des forces occidentales en Irak et en Afghanistan, et cette perspective sème manifestement la panique et la division dans les rangs alliés.
30 juin 2007
Le Programme de l'ONU pour l'environnement vient de sortir un rapport intitulé "Evaluation environnementale post-conflit du Soudan", où il souligne à nouveau que c'est la pénurie qui est source de conflit, et recommande un "investissement dans la gestion environnementale, financé par la communauté internationale et à partir des revenus assurés par l'essor naissant des exportations de pétrole et de gaz du pays [qui] jouera un rôle capital dans l'édification de la paix" (AFP, 22 juin).
Les Etats-Unis viennent eux d'alourdir une liste de plus de 130 entreprises soudanaises boycottées, dont plusieurs dans le secteur pétrolier, et ils cherchent à créer une coalition de pays prêts à prendre, comme eux, des sanctions bilatérales, dans l'espoir d'asphyxier économiquement le gouvernement soudanais. Les sanctions économiques US contre le Soudan, rendant illégaux les investissements américains dans ce pays, ont commencé dès 1997, agrémentés en 98 de la destruction de l'unique (
...)
23 décembre 2006
L'implication de l'OTAN en Afghanistan est un cas d'école, tant pour la façon dont elle s'est déroulée, la rhétorique humanitaire avec laquelle on nous fait avaler cet embourbement militaire, que pour ce que cela nous peut apprendre des missions 'de paix' meurtrières à venir (Irak, Liban, Soudan…)
30 septembre 2006
Ce 31 août, le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté la résolution présentée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne (Résolution 1706) prévoyant le déploiement de plus de 20.000 Casques bleus au Darfour.
Le Soudan s'insurge contre ce qu'il considère une tentative de recolonisation, et a déjà catégoriquement rejeté cette résolution : « [Le Soudan est]déterminé à vaincre n'importe quelle force étrangère qui entrera dans le pays, comme le Hezbollah a battu les troupes israéliennes » a averti le président soudanais1. « Nous avons besoin de développement et d'assistance, mais pas de soldats », déclare le ministre des Finances soudanais. « Le problème au Darfour est un (
...)
28 juin 2006
L'aide états-unienne au Soudan
20 août 1998 : les Etats-Unis lancent depuis le Golfe 19 missiles qui pulvérisent l'unique usine de médicaments du Soudan. Le prétexte - qu'elle produisait des armes chimiques - était totalement fantaisiste. Par contre, l'usine produisait 60% des médicaments disponibles au Soudan. On n'évaluera sans doute jamais le nombre de morts et les souffrances qu'a provoqués directement la destruction de cette usine, et qu'elle continue à provoquer, les Etats-Unis n'ayant jamais trouvé utile de proposer le moindre dédommagement.
Loin des fantasmes du terrorisme islamiste et d'al-Qaida, c'est la misère et le sous-développement extrême qui est le meilleur moteur pour les conflits régionaux, notamment celui qui ravage le Soudan depuis des décennies, pas seulement au Darfour. Comme vient de le déclarer l'ambassadeur britannique aux Nations Unies, la représentation occidentale du conflit du Darfour est erronée, il s'agit plutôt d'une lutte « pour (
...)
31 mars 2006
Tout le monde est très content. Évidemment, chacun affiche une mine grave, et déclare invariablement, en réprimant parfois à grand peine un sourire de satisfaction, qu'il "regrette qu'il soit mort avant d'avoir été jugé", "il regrette au nom des victimes qui attendaient justice", etc, etc. Même discours obligé dans pratiquement tous les médias, eux qui nous avaient si bien persuadé de l'évidence des crimes de Milosevic… "La mort de Milosevic, une tragédie pour les victimes, une catastrophe pour le TPI"
20 décembre 2005
Le bras de fer opposant les USA et alliés usuels à certains membres de l'OTAN, principalement la France, semble tourner doucement en faveur des premiers. Les USA faisaient pression depuis des mois sur l'OTAN pour obtenir la fusion de la mission "Liberté Immuable" (OEF, Operation Enduring Freedom) avec la mission de maintien de la paix chapeautée par les Nations Unies, la Force internationale d'assistance à la sécurité
30 septembre 2005
...l'Europe envoyée en avant tireur pour ces négociations avec l'Iran, serait beaucoup plus crédible dans sa volonté affichée de lutter contre la prolifération nucléaire, si elle commençait elle-même par se débarrasser des bombes nucléaires qui se trouvent sur son territoire. Pour rappel, 480 têtes nucléaires bien réelles, elles, sont disposées en Europe dans plusieurs pays de l'OTAN, dont la Belgique, en violation du TNP. Avant de se laisser emporter dans une campagne contre la menace iranienne, et de participer éventuellement à de nouvelles agressions préventives, nous devons exiger de nos gouvernements que nos propres pays cessent d'être la base de menaces nucléaires.
24 décembre 2004
Jaap de Hoop Scheffer en allant rendre une visite de courtoisie, le 2 décembre passé, à la marionnette mise en place par les Etats-Unis en Irak, a-t-il eu droit à une visite guidée de Fallujah? Il aurait pu se faire ainsi une assez bonne idée du "travail" pour lequel l'OTAN doit former les forces irakiennes.
Les 10.000 Marines flanqués de 2.000 soldats des forces collaborationnistes irakiennes, viennent d'y commettre un crime dont l'horreur et l'ampleur nous sont dévoilées par bribes1.
Les forces d'occupation ont eu la sagesse d'envahir l'hôpital principal dès le début de l'offensive, pour empêcher que ne filtre toute information sur les morts et les blessés; après avoir bombardé des cliniques, ils ont maintenu les habitants dans le blocus, empêchant (
...)
10 octobre 2004
L'effondrement des charges contre Milosevic, la reconnaissance de leur inconsistance, mettrait en pleine lumière ce qui se cachait derrière, ce que les fervents croyant en l'histoire merveilleuse de l'Occident humanitaire refusent obstinément de voir, et qui se trouve pourtant sous leurs yeux . : de la Bosnie, du Kosovo, à l'Irak, on a d'un côté l'établissement durable de bases militaires US, et de l'autre l'imposition du libre-échange et de l'économie de marché. Et cela en suivant singulièrement les routes menant aux principales ressources énergétiques mondiales. Ainsi le résultat concret du Kosovo et des guerres de Yougoslavie précédentes, c'est d'une part un chapelet de bases militaires US en Bosnie, Croatie, Albanie, jusqu'à l'énorme base de Camp Bondsteel , et d'autre part le pillage colonial appelé 'libéralisation du marché'.
28 juin 2004
Dear Comrades,
I thank the Peace Association of Turkey for the invitation in the name of the two organisations I represent here, the Comité Surveillance OTAN ('NATO Monitoring Committee') and the Stop United States of Aggression coalition, of which the NATO Monitoring Committee is a signatory.
The Stop-USA coalition, in which the Belgian Anti-Imperialist League plays an important coordinating role, is a coordination of about 40 organizations. We oppose the imperialist globalisation, and in the first place, its military policy and war mongering.
Today the United States of America, or a group of countries under the leadership of the USA, are the only ones who can develop a worldwide imperialist policy. That is the reason why we call ourselves "Stop.USA" and not only "Stop the war".
Of course this doesn't mean that we forget nor the growing role that the European Union is playing, and will play more and more in the future. Stop.USA is a clearly anti-imperialist (
...)
26 juin 2004
L’armée humanitaire.
En visite express en Afghanistan le 20 mai dernier, le ministre belge de la défense Flahaut s’est une nouvelle fois félicité de l’efficacité de la combinaison que constitue selon lui le mélange du militaire et de l’humanitaire. Sur le site officiel du parti socialiste, on peut lire la déclaration de foi suivante : « Une armée humanitaire : André Flahaut a mobilisé les militaires belges au secours de la Démocratie, de la Paix et des Droits de l’Homme » (
...)
7 mars 2004
"Il est impossible d'exclure complètement la possibilité d'une guerre avec un état de l'OTAN, mais pour la Russie, une guerre avec l'OTAN serait fatale",
Colonel Général Yuri Baluyevsky, sous chef de l'état-major russe.
1. Estonie
2. Lettonie
3. Lituanie
4. Slovaquie
5. Roumanie
6. Bulgarie
7. Slovénie
8. Ukraine
9. Détroit de Kertch
10. Géorgie
11. Azerbaïdjan
12. (
...)
1er novembre 2003
Il y a près de deux ans, notre comité se posait la question de
la survie même de l’OTAN (« L’OTAN survivra-t-elle ? », Alerte
Otan n° 7). La raison d’être de l’Alliance semblait de plus en plus
difficile à justifier, et, à en juger à la façon
dont l’envahissement de l’Afghanistan avait été mené (les
USA avaient repoussé l’offre surréaliste d’activation de l’article
5 du Traité), l’Alliance semblait devoir être condamnée
à être écartée au profit de coalitions « ad
hoc » jugées plus malléables.
En août dernier, la mainmise par l’OTAN sur la mission des Nations Unies
à Kaboul (ISAF), suivi peu de temps après de l’annonce que cette
mission serait étendue à l’ensemble du territoire, a apporté
une réponse cinglante à ces (
...)
1er novembre 2003
LOTAN a-t-elle pour objet de défendre les pays
membres, ou bien les régimes de ces pays contre leur propre peuple ?
« La tâche aujourd'hui est d'être capable de traiter
un problème en l'espace d'heures ou de jours, et non de semaines, de
mois ou d'années. Et la Force de réaction de l'OTAN va être
conçue pour faire exactement cela. », Ronald Rumsfeld
La réunion des ministres de la défense de l’OTAN, à Colorado
Springs qui a eu lieu du 8 au 10 octobre 2003, s’est ouverte sur un énorme
war game pour lequel les hôtes américains n’ont pas lésiné
sur les moyens (7 millions de dollars ). En 2007, dans un pays ami, "des
guérilleros alliés à des terroristes disposant d’armes
de destruction chimiques et biologiques" (on savourera l’accumulation de tartes)
ont (
...)
1er novembre 2003
Les modifications auxquelles nous assistons actuellement en application du
Sommet de Prague 2002 comprennent également une refonte des structures
de commandement à la tête de l’Organisation. Le but officiel est
"d'avoir une structure plus légère, plus souple, plus efficace
et mieux adaptée à la conduite de toute la gamme des missions
de l'Alliance", précise la pub de l'OTAN, mais il n’est pas
facile de percevoir toutes les implications à long terme des changements
opérés.
Ainsi, les responsabilités du "Commandant Allié Suprême
en Europe" ou SACEUR, actuellement le général James, ont
été étendues pour inclure les domaines anciennement de
la compétence du "Commandant Allié Suprême Atlantique" (SACLANT),
un poste qui a désormais disparu. A la place, a été (
...)
24 juin 2003
En filigrane des réponses à la question 1 ("l'OTAN, pour
quoi faire?"), réapparaît donc le spectre de l'Armée
Européenne. Ceci doit aussi être mis en perspective avec les déclarations
de l'immédiate avant-guerre d'Irak II, où l'armée européenne
avait réussi à être présentée aux pacifistes
comme étant le moyen indispensable pour s'opposer au bellicisme US, et
imposer le point de vue de l'Europe, supposée elle tout à fait
humaniste, pacifiste, - et bien sûr désintéressée.
De quoi en retourne-t'il en fait ?
Les États-Unis sont en l'avance de plusieurs générations
en matières d'armements conventionnel et non-conventionnels, ils y ont
consacré pour ce faire des milliards de dollars depuis des décennies;
qui peut imaginer sérieusement (
...)
1er mai 2003
Ce 16 avril, lOTAN a décidé dans une grande discrétion
et indifférence, quelle prendrait à la fin de lété
la relève du commandement de lISAF, la Force internationale dassistance
et de sécurité en Afghanistan. Le chef de lOTAN, George
Robertson, en a juste informé Kofi Annan...
Cette décision amène lAlliance Atlantique à
intervenir pour la première fois hors de sa zone géographique
dinfluence. Quelle est la justification pour agir ainsi? Quel est le rapport
avec le rôle supposé de "défense de lEurope"?
Les peuples européens se sont-ils exprimés pour attribuer un nouveau
rôle de lOTAN, force occupante dappoint aux États-Unis,
après que ceux-ci aient décidé denvahir un pays?
La (
...)
1er mai 2003
Un des autres "dégâts collatéraux" de linvasion
de lIrak aura sans doute été le fait que beaucoup de citoyens
des pays occidentaux ont perdu un peu des illusions quils entretenaient
sur "la démocratie". Ils doivent même avoir ce mot en
travers de la gorge, lorsquaprès des manifestations rassemblant
des millions de personnes, et alors quon savait que limmense majorité
des citoyens de lEurope (et du monde) rejetaient radicalement la guerre,
les gouvernement européens ont dans les faits participé à
lagression, soit directement, soit indirectement en fournissant une aide
logistique et en autorisant le passage des forces dagressions par leur
territoire.
Le discours actuel sur le but de la guerre qui aurait été justement
dapporter la démocratie, en est dautant plus (
...)
31 mars 2003
L’Allemagne et les Pays-Bas ont pris le 10 février les commandes
de l’ISAF, la force internationale de maintien de la paix à Kaboul,
signe parmi d’autres que l’OTAN pourrait prendre le commandement de
cette force.
Au même moment, deux missiles tombaient près de la base allemande
à Kaboul. Ces missiles n’ont causé aucun dégât,
a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense
allemand, mais ils ont mis en lumière les risques de l’opération
de maintien de la paix.
Pour la première fois, les capacités de l’OTAN sont utilisées
en Afghanistan – " peut-être une étape initiale pour
une responsabilité accrue dans ce pays ", a déclaré
Peter Struck, ministre de la Défense allemand, pendant la cérémonie
de passation de pouvoir de l’ISAF à Kaboul. L’OTAN aide le
commandement allemand dans la planification, les communications et les renseignements.
M. Struck a déclaré également que, après l’Allemagne,
c’est l’OTAN qui devrait prendre le (
...)
1er mars 2003
L'"article 5" invoqué ne peut exiger des alliés
la protection d'un de ses membres qui agresse un autre pays
La Turquie s'est vue promettre en guise de récompense pour laisser l'armée
US utiliser son territoire pour envahir l'Irak par le Nord, non seulement quelques
milliards de dollars de dédommagement, mais surtout la 'permission' d'aller
occuper le Nord de l'Irak, et d'y faire main basse sur les puits de pétrole.
Le prétexte invoqué serait " d'arrêter le flot de réfugiés
", et de " protéger les puits de pétrole d'action de
sabotage par Saddam Hussein ".
A la surprise générale, le parlement turc s'est prononcé
contre cet arrangement, ce qui a provoqué un désarroi palpable
dans l'administration US. Qu'à cela ne tienne : l'armée
de cet état très (
...)
1er avril 2001
La Coalition pour l'Abolition des Armes à Uranium Appauvri, qui regroupe
une série d'organisations, dont le CSO, a mis sur pied un événement
exceptionnel le 1er mars dernier à Bruxelles. La conférence sur
l'uranium utilisé dans les dernières guerres "humanitaires"
a rassemblé pour la première fois les victimes des deux côtés,
civils et militaires contaminés, ceux dont on a (un peu) parlé
et ceux qu'on a complètement 'oubliés', ainsi que des scientifiques,
médecins, journalistes d'investigation. En tout un panel extraordinaire
de 20 personnes, venant de 9 pays différents, qui ont chacune apporté
un éclairage et un témoignage indispensable.
Contradiction de réunir ainsi ceux qui hier lançaient les bombes,
et ceux qui se trouvaient sous ces mêmes bombes ? Pour nous, il est
au (
...)