Comité Surveillance OTAN
14 janvier 2021
Il n’y a pas que le COVID-19 dont nous devons  débattre. Certes, la pandémie est menaçante mais, nous le savons, une guerre nucléaire éventuelle s’avère infiniment plus périlleuse ! Or, est-on bien conscient que l’OTAN sous l’égide de Washington la prépare et la Belgique en est complice ? Elle en est complice par l’achat envisagé de chasseurs-bombardier F-35 et l’entreposage des bombes nucléaires de nouvel type dont l’usage est réservé aux seuls Etats-Unis d’Amérique.  Cà va de soi, ces chasseurs-bombardier peuvent transporter ces bombes dans le but unique de les utiliser. Dans ce cas, leur utilisation, même éventuelle, entraine la réaction immédiate ou proactive de l’adversaire qui tuera des millions d’entre-nous. Ainsi, la Belgique accepte d’être un écran de protection pour les USA au détriment de la population ici en Europe. Déjà, l’achat de ces avions en soi devrait donc nous effrayer. Mais, une autre dimension nous  inquiète aussi dans l’immédiat. D’ici peu, on se trouvera (...)
1er octobre 2020
Le 27 septembre 2020, la Suisse a organisé un référendum sur la question de l’opportunité  d’acquérir par le pays de nouveaux chasseurs-bombardiers. Comme en Belgique, les F 35 sont dans la liste des candidats à l’achat. (voir ci-après l’article publié par Neue Zürcher Zeitung le 2.9.2020) 51,14 % des électeurs ont répondu affirmativement, avec un taux de participation considéré comme élevé. A la vue de ce résultat maigrichon, la presse suisse constate une “division de la population » en deux et considère qu’il faut encore approfondir la question. Il semble donc que, pour le moment, l’acquisition de ces avions n’est pas à l’ordre du jour. Il est intéressant de constater que, pendant les discussions qui avaient préparé le referendum, les coût directs et surtout indirects énormes ont fait l’objet de débats animés. Chez nous, la population belge n’a même pas eu l’occasion de débattre à propos de l’achat  des avions bombardiers. Le parlement belge a voté presque (...)
29 juillet 2020
« Aujourd’hui, l’Europe devrait avoir conscience que l’Otan est avant tout un reliquat encombrant de la guerre froide car l’Otan conçoit la paix selon vis pacem para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre)... Pour renforcer la sécurité européenne, il faut de toute urgence réhabiliter et renforcer tous les lieux et institutions capables de recréer les mécanismes de sécurité fondés non sur la défiance mais sur la coopération… »1 Même le journal britannique proche des milieux de finances The Financial Times s’écrit un peu scandalisé2 : en matière de dépenses budgétaires, l’Europe occidentale et du centre s’est alignée sur la position de Washington pour augmenter « les efforts financiers ou non de guerre », en dépit des campagnes incessantes d’austérités budgétaires en Europe (voir par exemple l’achat par la Belgique des avions F 35 parfaitement inutiles). L’article présente (...)
10 février 2020
Les déclarations du président français Emmanuel Macron sur l’OTAN "en état de mort cérébrale" ont provoqué bien des réactions et s’expliquent par la difficulté de réagir à l’imprévisibilité politique américaine,  face à une Turquie « autorisée par Washington » à envahir une partie du Kurdistan syrien, à propos de l’Iran en matière d’accord de sécurité nucléaire et d’autres traités internationaux, en ce qui concerne le degré de pertinence de la garantie américaine autour de l’article 5 de l’Alliance atlantique,  à propos de la capacité à édifier un véritable pilier européen dans l’Alliance,  en ce qui concerne la volonté de relancer un dialogue euro-russe. Notre général Francis Briquemont ne dit pas autre chose en évoquant l’OTAN qui serait « obsolète depuis 1989 ». La dissolution de l’Union soviétique la rend  infondée et illégitime. Pour ses partisans, elle a gagné la guerre dite froide. Mais c’était il y a (...)
12 février 2019
En février dernier, cinq « éclairages » ont été publiés par le GRIP et l'IRIS sur le concept d’armée européenne et ses rapports avec l'Otan. Même si ces textes ne reflètent pas nécessairement ses positions le GRIP a néanmoins décidé de les diffuser en tant que contribution constructive au débat nécessaire sur l’avenir d’une défense européenne commune. Ils explorent des modalités juridiques qui permettraient de mettre en place une armée européenne. Cet exercice de droit tel que nos auteurs l’envisagent est indispensable mais radicalement insuffisant. Il faut poser des questions politiques En effet, réfléchir la politique n’est prioritairement pas de nature juridique. Eclairer le débat politique par contre s’avère urgent. Il en pourrait résulter des réformes constitutionnelles. Ne mettons donc pas la charrette devant le bœuf. Posons d’abord des questions proprement politiques. Elles doivent porter sur les risques et les dangers, sur la sécurité et la protection (...)
5 février 2018
En ce début de décembre 2017, le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a ouvert le Forum de politique étrangère de Berlin. Pendant son discours, Gabriel a trouvé des mots inhabituels pour un ministre allemand des Affaires étrangères. Il a exigé, entre autres choses, plus d'indépendance de Washington, une autonomie amplifiée pour l’Europe. Pour Berlin, les sanctions contre la Russie sont contre les intérêts allemands et il en est de même en ce qui concerne l’Iran. Gabriel condamne la décision du président américain de vouloir installer l’ambassade de son pays à Jérusalem. Pour la République fédérale d’Allemagne (RFA), les Etats-Unis d’Amérique (EUA) ne sont plus des garants du multilatéralisme généreux (l’OTAN, les traités sur le nucléaire, les accords sur le climat, …). L’Union européenne (UE) devrait s’assurer désormais de sa propre sécurité et défense. Quelle sécurité ? Quelle défense ? Tel est le contexte de mon propos autours de la sécurité et de la (...)
1er janvier 2017
Si l’OTAN n’est pas entièrement égale aux Etats-Unis d’Amérique (EUA), alors tant le Brexit que la future présidence américaine de Donald Trump affaiblissent l’Alliance atlantique. Voyons les deux cas, l’un après l’autre. Commençons par le Brexit. Rappelons d’abord quelques dates clefs. De 1962 à 1973, le Royaume Uni (RU) pose deux fois sa  candidature à l’adhésion à ce qui devient plus tard l’Union européenne (UE) mais deux fois elle est refusée, puis une troisième tentative réussit après un referendum. A partir de 1979, avec le gouvernement de Thatcher et ses successeurs démarrent des revendications britanniques au détriment de l’intégration européenne. En 2007/8, la crise économique et bancaire éclate notamment par le biais de la Cité londonienne. Entre 2012 et 2016 est annoncé et réalisé le référendum qui ferait sortir le RU de l’UE dans les années à venir. On a beaucoup polémiqué sur ce référendum un peu bizarre du point de vue de la politique intérieure. Constatons que parmi les (...)
1er mars 2014
1. Quelques éléments de base Si l'on excepte la Russie, l'Ukraine est le plus vaste pays d'Europe. C'est aussi un des plus peuplés. En raison de sa situation géographique, elle fut longtemps un Etat tampon, aux confins d'aires d'influences politiques et culturelles variées, voire antagonistes, comme l'attestent par exemple la géographie religieuse, linguistique et électorale. Malgré une histoire ancienne, ses frontières ne furent stabilisées qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale et la presqu'île de la Crimée à la mer Noire n'a été acquise qu'en 1954. Avec une surface de 603 700 kilomètres carrés (550 000 kilomètres carrés de la France), l'Ukraine, deuxième pays d'Europe, s'étire sur 1 300 kilomètres d'est en ouest et sur 700 à 900 kilomètres du nord au sud (...)
12 janvier 2014
Le nouveau concept stratégique de l’UE est en préparation et sera en discussion au Conseil en décembre 2013. Deux documents officiels sont déjà disponibles. Remarques concernant le premier document: Preparing the December 2013 European Council on Security and Defence. Interim Report by the High Representative, Brussels, 24 July 2013 Le manque total d’une vision globale est frappant mais les visées en sont éclatantes: Il n’y a aucune précision quant aux buts à poursuivre et aux moyens de les réaliser, buts et moyens de tous les citoyens et pas seulement de l’un ou l’autre secteur économique et militaire. Est-ce bien l’intérêt de ces citoyens d’aller en Afghanistan ou en Libye ? Pratiquement aucune mention n’est faite de la diplomatie européenne qui, cependant, devrait jouer le rôle prioritaire dans le développement de la PSDC (politique de défense et de sécurité commune) par la réalisation des buts assignés par le concept stratégique. (...)
12 novembre 2013
Comment gagner une guerre sans faire de victimes dans ses propres rangs ? Comment sécuriser un territoire sans y envoyer de soldats ? Sans doute les drones pourraient-ils y contribuer, car les opérateurs et les pilotes sont à l'abri, à distance, et opèrent par télécommande. En général, les militaires se montrent ainsi favorables aux drones, parce que ceux-ci seraient fiables, endurants et précis dans les localisations et les frappes. Les armes en question permettent un traitement des informations en temps réel et, surtout, elles réduisent radicalement les risques de pertes humaines, en tous cas du côté des attaquants. Or, aux yeux des militaires comme des politiques cela importe car à notre époque les médias et opinions acceptent mal les morts des siens au combat. Depuis la guerre de Viêtnam, c'est le principe de « zéro mort », du moins ce qui s'en avère visible au grand public. Les militaires se réjouissent et les politiques sont soulagés, alors que les juristes de (...)
18 mars 2007
Ce texte est un chapitre d’un article de Nicolas Bardos-Feltoronyi paru dans la revue EURASIA- mars 2007, diffusée par Internet, sous le titre : « Géopolitique des pays euro-asiatiques du point de vue de l’UE ». Complété par l’auteur, nous le publions dans ce bulletin dans le but de développer le débat sur cette grave question et d’engager le mouvement de la paix dans son ensemble à prendre position contre un tel projet. Pour le CSO, ce système antimissiles est un pas de plus vers la guerre mondiale ou du moins d’une nouvelle « guerre froide », qu’il soit sous contrôle états-uniens ou sous le contrôle de l’Otan. Nous y reviendrons dans un prochain Alerte Otan. Le débat à propos de l'installation d'un système américain de défense antimissile au RU, ainsi qu’en Pologne et en République tchèque rappelle les années de la guerre froide quand l'Europe était un enjeu (...)
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