Si vous êtes familier de la lecture de la Bible, Nicodème vous est bien connu. En effet, ce membre du Grand Sanhédrin de Jérusalem apparaît à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament. C’est un pharisien, secrètement disciple de Jésus. Il écoute son enseignement (Jean 3, 1-21), prend sa défense (Jean 7, 45-51) et assiste à la descente de croix (Jean 19, 39-42). Mais il rencontre le Christ de nuit, et l’on peut facilement comprendre que c’est par peur de se compromettre (il a des fonctions officielles), et pour ne pas être reconnu.
Le « nicodémisme », dans son sens élargi, recouvre aujourd’hui une attitude de dissimulation, une crainte d’affirmer ses opinions, pour ne pas avoir de problèmes. La guerre actuelle entre l’OTAN et la Russie m’a donné l’occasion de découvrir beaucoup de « nicodémistes ». Ils sont en effet aussi nombreux que discrets ceux qui n’adhèrent pas à la théorie officielle binaire. Deux mondes irréductiblement antithétiques s’affronteraient: d’un côté les (
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