Après la chute de l’URSS, les USA ont continué les guerres d’ingérence, davantage poussés par l’hubris que par la défense d’intérêts. Et avec des conséquences humaines létales. Mais des pays leur font à présent face, porteurs d’une vision du monde moins déséquilibrée.
Dans le chapitre XXIII du premier livre de son Histoire de la guerre du Péloponnèse, Thucydide va directement dans le vif du sujet. Il affirme que « la cause véritable, mais non avouée » de ce conflit était l’affirmation et la puissance d’Athènes ainsi que la crainte que cette dernière inspirait à Sparte. Il a été précédé par plusieurs crises localisées. Même si comparaison n’est pas raison, on peut trouver certains points communs avec la situation actuelle. En effet, une série de nouveaux pays s’affirment sur la scène mondiale. Au premier chef se trouve la Chine, qui s’est constitué un réseau d’alliés, comme la Russie et l’Iran. Cela inquiète les USA. Et cela offre un prisme de lecture aux ingérences auxquelles (
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