Roland Marounek
1er septembre 2021
« La super puissance américaine [était la] seule garante des progrès démocratiques et sociaux afghans … » osait écrire Le Soir dans un édito au lendemain de la débâcle de Kaboul. Le risque est de faire passer l’idée que c’est le départ, aujourd’hui, des troupes de l’Otan qui créée le désastre en Afghanistan. Comme l’exprimait une coordinatrice de MSF à Khost, cela fait 40 ans que l’Afghanistan est dans une crise humanitaire. Et l’invasion, l’occupation, les bombardements n’ont fait qu’approfondir cette crise. Ce n’est pas le départ des forces occidentale qui est une catastrophe – c’était leur venue il y a 20 ans.
Les racines profondes du chaos afghan
Le journaliste: Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?
Zbigniew Brzezinski : Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
21 août 2021
Le quotidien moscovite Vedomosti, qui a des liens avec l'establishment, a rapporté que la Russie apporterait un "soutien militaire limité" à l'Ouzbékistan et au Tadjikistan en cas d'attaques en provenance d'Afghanistan, y compris des fournitures d'armes, un soutien aérien et le déploiement de forces spéciales, mais il n'y a « aucun plan pour déployer d'importantes forces terrestres » dans la région.
Le quotidien cite des sources proches du ministère russe de la Défense selon lesquelles les unités d'opérations spéciales pourraient "jouer un rôle clé en cas de montée des tensions". L’article se conclu par un avis d'expert selon lequel si le scénario de sécurité s'aggrave de manière critique, une opération russe « similaire à la syrienne peut avoir lieu, qui impliquera des frappes aériennes et des missions de forces d'opérations spéciales. Et comme en Syrie, ce type d'opération comprendra l'utilisation limitée de munitions non guidées qui peuvent s'avérer(...)
Manlio Dinucci
il manifesto
20 août 2021
Dans son discours du 16 août à la Maison Blanche, le président Biden a fait une déclaration lapidaire : “Notre mission en Afghanistan n’a jamais eu comme but la construction d’une nation, elle n’a jamais eu comme but la création d’une démocratie unifiée et centralisée”. Pierre tombale, posée par le président des États-Unis lui-même, sur la narration officielle qui a accompagné pendant vingt ans la “mission en Afghanistan”, dans laquelle l’Italie (et la France) aussi a dépensé des vies humaines et des milliards d’euros d’argent public.
Interview de Samuel Legros, chargé de recherche et de plaidoyer à la CNAPD.
La Libre
18 août 2021
L’Otan, les États-Unis et l’Europe doivent-ils stopper leurs interventions militaires à l’étranger ?
Oui, l’Occident doit arrêter mais sans pour autant stopper toute politique qui vise la stabilisation au niveau international. Les motifs officiels avancés par les chancelleries occidentales - la pacification, la défense des droits humains, la défense des droits des femmes… - alimentent dans une certaine mesure la fabrique du consentement pour accompagner en discours les interventions militaires. Mais les raisons réelles sont autres - géopolitiques, géostratégiques et géoéconomiques - et peu présentées ni débattues dans le débat national citoyen. Cette dissonance ne permet pas d’appréhender la plus-value des interventions militaires occidentales.
Quelles plus-values voyez-vous à ces interventions ?
Sur le terrain, elles s’avèrent toutes désastreuses. La débâcle en Afghanistan confirme qu’aucune intervention militaire ne fonctionne - ni n’est légitimée - au regard(...)
M K Bhadrakumar
26 juin 2021
Lorsque le Roi reçoit formellement son vassal à son Durbar pour la première fois, c'est un moment de vérité qui signifie que l’on prend note de l'obéissance de ce dernier, tandis que le vassal espère une affirmation de sa légitimité.
Un président US doit recevoir vendredi (26 juin) le président afghan Ashraf Ghani à la Maison Blanche après un intervalle de quelque 6 ans. Le symbolisme est profond : Ghani est à Washington, alors que les Talibans resserrent l'étau sur Kaboul. Jeudi, Ghani s’est enfermé avec le directeur de la CIA William Burns pour une réunion de deux heures et demie.
Pourtant, en avril, lorsque le président Joe Biden a annoncé le retrait des troupes d'Afghanistan, il n'a pas jugé nécessaire d’en parler à Ghani au préalable. Le retrait des troupes est maintenant affevé à plus de 50%.
On attend peu de cette rencontre. Mais(...)
7 juin 2021
Malalai Joya était la plus jeune députée du parlement afghan, elle en fut exclue en 2007 pour avoir réclamé le départ des troupes étrangères de son pays et dénoncé les seigneurs de guerre et les criminels de guerre présents au parlement. A l’occasion du sommet de l'OTAN du 14 juin à Bruxelles. le mouvement international pour la paix a organisé une manifestation numérique dans laquelle des gens du monde entier expliquent brièvement pourquoi ils s'opposent à cette alliance militaire occidentale.
Bonjour à tous! Je m'appelle Malalai Joya. Je viens d'Afghanistan. J'adresse mes plus sincères salutations et remerciements à Vrede pour m'avoir donné l'occasion, au nom du peuple afghan qui souffre, de livrer mon message .
Chers amis, l'Afghanistan se trouve dans une période très critique. D'une part, le COVID-19 a un impact terrible sur la vie de notre peuple. D'autre part, après deux décennies de guerre, de destruction et de massacre de centaines de milliers de(...)
Claudine Pôlet
25 mai 2021
Le dernier Conseil de l’Atlantique Nord au niveau ministériel (avril 2021) s’est conclu par une annonce de « la fin de la mission Resolute Support » d’ici septembre 2021.
Au cours d’une rencontre récente avec le président Macron pour préparer le prochain sommet Otan du 14 juin, le secrétaire général Stoltenberg déclarait :
« Alors que nous mettons fin à notre présence militaire, nous ouvrons un nouveau chapitre.[..] Premièrement, nous prévoyons de fournir des conseils et un soutien capacitaire aux institutions de sécurité afghanes, ainsi qu’un soutien financier continu aux forces de sécurité afghanes.
Deuxièmement, nous prévoyons de dispenser une formation et un entraînement militaires hors d’Afghanistan, principalement destinés aux forces d’opérations spéciales.
Et troisièmement, nous prévoyons de financer la fourniture de services, notamment à l’appui du fonctionnement de l’aéroport de Kaboul. Tout cela permettra aux pays(...)
Manlio Dinucci
il manifesto
27 avril 2021
Le bilan politico-militaire de cette guerre, qui a versé des fleuves de sang et brûlé d’énormes ressources, est catastrophique pour les USA, sauf pour le complexe militaro-industriel qui a réalisé avec elle d’énormes profits. « Les talibans, qui sont devenus de plus en plus forts, contrôlent ou se disputent une grande partie du pays », écrit le New York Times. Alors, le secrétaire d’État Blinken et d’autres proposent que les États-Unis reconnaissent officiellement et financent les talibans, car de cette façon « après avoir pris le pouvoir, partiellement ou totalement, ils pourraient gouverner moins durement pour obtenir la reconnaissance et le soutien financier des puissances mondiales ».
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
11 avril 2021
Le zèle avec lequel Washington est en train de solliciter les services de la Turquie pour tracer la voie menant à l’intégration des talibans en Afghanistan soulève des questions troublantes.
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
9 avril 2021
Exactement 10 ans après que les États-Unis aient cherché à faire jouer un rôle de pionnier à la Turquie pour lancer le projet de changement de régime en Syrie, ils sollicitent l'aide d'Ankara pour une autre transition politique dans le Grand Moyen-Orient - en Afghanistan. Les analogies ne tiennent jamais à cent pour cent en politique ou en diplomatie, mais les similitudes sont frappantes.
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
27 mars 2021
L '«agenda caché» de la guerre contre le terrorisme en Afghanistan est un secret de polichinelle. La première indication de son caractère géopolitique a été donnée lorsqu’ il est apparu que même après l'installation d'un régime pro-US à Kaboul en 2002-2003, le Pentagone n’avait aucune intention de quitter ses bases d'Asie centrale. Finalement, le soulèvement islamiste sanglant à Andijan, dans la vallée de Fergana, en mai 2005, a incité la Russie et la Chine à orchestrer un consensus de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) visant l'expulsion des États-Unis de ces bases.
Néanmoins, lors des discussions publiques, la Russie et la Chine ont été réservées sur le sujet. Moscou a parfois rompu son silence ces dernières années pour exprimer son inquiétude face au transfert des combattants de l'État islamique d'Irak et de Syrie vers l'Afghanistan. La Russie a soulevé cette question devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Mais la Chine a largement gardé le silence.
Aussi, le sujet(...)
Claudine Pôlet
14 février 2021
On peut difficilement prendre au sérieux la sincérité de « l’inquiétude » des États-Unis sur la résurgence d’al-Qaida en Afghanistan, alors même qu’ils l’appuient directement à Idlib contre le gouvernement syrien et qu’ils soutiennent sous le manteau le groupe terroriste en Afghanistan. En fait, les Etats-Unis veulent garder pied en Afghanistan et doivent donc trouver le moyen de ne pas respecter l’accord de retrait total (tel qu’il fut conclu à Doha le 29.2.2020 entre représentants étatsuniens et Talibans).
Mais il n’y a pas que des forces militaires US en Afghanistan. L’Otan y est également, et ce depuis 2003 au moins lorsque l’Otan a pris le commandement des forces internationales d’occupation.
Après que l’actuel secrétaire général ait déclaré que l’Otan partirait si les USA quittaient l’Afghanistan, le gouvernement belge (par la voix de la ministre de la Défense) a annoncé le retrait possible des derniers militaires belges (une centaine , qui se partagent la « protection » de(...)
M K Bhadrakumar
28 janvier 2021
Une délégation de haut niveau conduite par le mollah Abdul Ghani Baradar, le haut dirigeant des Taliban et son négociateur en chef lors des pourparlers de Doha, a tenu des consultations à Téhéran et à Moscou cette semaine du 26 au 29 janvier dans un climat d'incertitude croissante sur le processus de paix afghan.
Un commentaire de Radio Free Europe - Radio Liberty, média financé par le gouvernement US, disait jeudi que « le sort de l'accord (entre les USA et les talibans) qui a bientôt un an est en jeu », alors que le gouvernement afghan dirigé par le président Ashraf Ghani est « désireux d'exploiter la fractures entre les talibans et Washington, et pousse à tout le moins à perturber l'accord (de Doha) ».
RFE-RL ajoute: « Sentant une opportunité de faire avancer leurs intérêts, les responsables afghans font maintenant pression pour maintenir une force antiterroriste US au-delà de la deadline de mai pour le retrait complet. Biden préconise depuis longtemps le maintien d'une(...)
Manlio Dinucci
il manifesto
7 juillet 2020
[...] après de longues tractations, l’administration Trump a conclu en février dernier un accord avec les Talibans prévoyant, en échange d’une série de garanties, la réduction du nombre des troupes USA en Afghanistan de 8.600 à 4.500. Cela ne signifie pas le fin de l’intervention militaire USA en Afghanistan, qui continue avec forces spéciales, drones et bombardiers. L’accord, toutefois, ouvrirait la voie à une désescalade du conflit armé. Mais peu de mois après la signature, il a été rompu : non pas par les Talibans afghans mais par les Démocrates étasuniens. Ceux-ci ont fait passer au Congrès un amendement à l’Acte d’autorisation qui alloue 740,5 milliards de dollars pour le budget du Pentagone dans l’année fiscale 2021.
Roland Marounek
11 décembre 2019
18 ans après, 18 ans trop tard, la réalité commence seulement à être dite ouvertement. Le lundi 9, le Washington Post a publié une enquête basée sur 2000 pages d'interviews déclassifiées de 400 responsables politiques et militaires états-uniens. Cette enquête, reprise ensuite par les médias du monde entier, ne fait qu'exposer ce qui était une évidence pour des militants et des organisations de gauche dès le début: la guerre, les bombardements, l'occupation, le soutien à une caste corrompue... ne sont évidemment pas une réponse, ni à la fabuleuse 'lutte contre le terrorisme', ni au développement et au progrès des peuples occupés.
Le Washington Post, et les autres médias derrière lui, démontrent comment les gouvernements US successifs ont littéralement menti aux citoyens, vantant sans vergogne année après année, les merveilleux progrès qu'enregistrait l'Afghanistan sous occupation de l'Otan, en allant jusqu'à manipuler directement les chiffres. L'essentiel(...)
Le Soir
10 décembre 2019
Les documents confidentiels obtenus par le Washington Post révèlent les mensonges tenus par les autorités américaines sur la guerre en Afghanistan pendant 18 ans, la plus longue de l’histoire américaine. Tour à tour, George W.. Bush, Barack Obama et Donald Trump ont fait des déclarations qu’ils savaient pertinemment fausses et caché des preuves irréfutables qui prouvaient que la guerre en Afghanistan était impossible à gagner. Ce rapport de 2.000 pages contient des notes d’entretiens jusqu’ici restées secrètes avec des personnes qui ont joué un rôle direct dans la guerre, des généraux et diplomates aux travailleurs humanitaires et autorités afghanes.
18 ans de guerre, 775.000 soldats déployés, 2.300 tués, 20.589 blessés. Tout ça pour quoi ? « Nous étions dépourvus de toute compréhension de l’Afghanistan, - nous ne savions pas ce que nous faisions. (...) Qu’essayons-nous de faire ici ? Nous n’avions pas la moindre idée de ce que nous entreprenions », a déclaré Douglas Lutte, un général(...)
Roland Marounek
1er novembre 2018
La véritable ‘attitude humaniste’ ce ne devrait pas être simplement de la compassion pour les milliers de migrants qui tentent d’arriver en Europe au péril de leur vie, mais bien de comprendre les causes réelles de cette situation, et d’agir concrètement contre elles.
Claudine Pôlet
1er octobre 2018
Une des résolutions significatives adoptées par le récent Sommet de l’Otan à Bruxelles en juillet de cette année concerne l’Afghanistan. D’ailleurs, parmi les délégations d’Etats invités à ce Sommet, il y avait des représentants du gouvernement afghan. Les étiquettes collées à la « mission » de l’Otan en Afghanistan ont changé, le contenu et les objectifs restent les mêmes .
Le 2 septembre 18, le commandement de la mission « Resolute Support » dirigée par l’Otan est passé d’un général US à un autre général US. Ce général “supervisera les efforts que déploient sans relâche les pays de l’OTAN et leurs partenaires d’opération pour rendre les forces et institutions de sécurité afghanes plus efficaces et soutenables à travers la mission de formation, de conseil et d’assistance”.
La nouvelle mission militaire US en Afghanistan portera le nom de “Operation Freedom‘s Sentinel" (OFS). Elle sera chargée, entre autres, de “mener des opérations de contre-terrorisme(...)
M K Bhadrakumar
Strategic culture
6 février 2018
Téhéran a commencé à souligner d’une voix forte et grave son inquiétude envers le fait que les États-Unis soit en train de transférer des combattants d’État islamique (EI) de Syrie et d’Irak, où ils ont été vaincus, vers l’Afghanistan.
Roland Marounek
1er novembre 2017
Notre « défense » nationale, en participant servilement aux côtés des USA à ses guerres impériales, ne défend absolument pas la nation, mais au contraire, l’expose au terrorisme.
M K Bhadrakumar
Oriental Review
14 février 2017
Le renseignement américain et le Pentagone ne sont pas favorables à l’idée que le président Donald Trump améliore les relations avec la Russie. Ils rejettent aussi l’idée de Trump selon laquelle l’OTAN est « obsolète ». La guerre d’Afghanistan confirme l’importance de l’OTAN.
Roland Marounek
9 mars 2016
Le Core Business de la défense nationale
« L'accent est résolument mis sur le core business de la Défense: l'exécution des opérations de maintien de la Paix et de Sécurité. Notre participation aérienne et navale en Libye qui est internationalement appréciée, l'Afghanistan, le Liban… sont autant d'exemples qui démontrent comment une décision politique puisse être prise dans notre pays » Pieter De Crem, 30 mai 2011.
En 2011 donc, nos F16 ont glorieusement participé à la destruction complète de la Libye, à la transformation d'un pays relativement développé1 en un ‘état failli', une espèce de copie de la Somalie.
Il importe peu finalement que le scenario de départ ayant justifié l'intervention, - le bombardement par(...)
Dorothée Sudan et Samuel Legros
CNAPD
1er décembre 2014
Depuis l'investiture de Barack Obama et son « discours à la nation » du 1 er décembre 2009 où il appelait à « finir le boulot » en Afghanistan, le 31 décembre 2014 a communément été admis comme la date de la fin de l'engagement de l'OTAN en Afghanistan. L'Afghanistan retrouvera alors sa pleine souveraineté et les forces de sécurité afghanes seront chargées de maintenir l'ordre sur le territoire.
Vraiment ? Non. Une nouvelle mission de l'OTAN appelée « Resolute Support » naîtra dès le lendemain. Environ 13.000 soldats de l'Alliance y prendront part dont environ 100 militaires belges. Chroniques d'un échec.
Missions non accomplies
Initialement, l'intervention militaire américaine1 « (...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
9 mars 2014
La Russie a de moins en moins d'autre choix que celui de «déclassifier» les informations privilégiées en sa possession concernant le fonctionnement des services secrets occidentaux qui ont forcé la prise de pouvoir à Kiev. Il est extraordinaire que la Russie ait remis au Conseil de sécurité de l'ONU cette information avec la demande d'ouvrir une enquête internationale impartiale.
Bien sûr, une telle mesure pour une enquête impartiale sera bloquée par le veto des Etats-Unis. La Russie le sait bien, mais il y a aussi une guerre de l'information en cours sur la situation concernant l'Ukraine, et selon Moscou, alors que les tensions ne cessent de s’accroître, il devient impératif d'exposer la narration US des événements comme étant pure foutaise.
Clairement, la Pologne et la Lituanie ne se seraient pas aventurées dans l'opération de former des extrémistes pour renverser Ianoukovitch sans obtenir le feu vert de Washington. C'est-à-dire que la Russie met sur la table de l'ONU des(...)
16 octobre 2013
Chronologie de leur combat
La Belgique intervient en Afghanistan depuis plus de dix ans. Le pays est le théâtre d'un des plus long conflit armé du monde. Des millions de réfugiés vivent au Pakistan et en Iran. Quelques milliers arrivent chaque années aux portes de l'Europe.
En Belgique, entre 50 et 60% d'entre eux reçoivent une protection.
Que deviennent les autres ? La Belgique n'a pas d'accord de réadmission avec l'Afghanistan et n'expulsait pas jusqu'en 2010. A partir de 2011, les expulsions ont commencé puis se sont accélérées. 12 expulsions en 2011; 18 en 2012 et 21 durant les six premiers mois 2013.
Le problème des Afghans n'est pas nouveau. Maggy Deblock fait la sourde depuis des mois.
Les autorités d'asile ne tiennent pas compte du risque pour les enfants en Afghanistan. Cette situation avait été dénoncée dans la presse par le jeune Amir Jafari. Le danger de renvoyer des enfants vers l'Afghanistan a aussi été dénoncé par(...)
Claudine Pôlet
27 décembre 2012
Notre gouvernement, nos parlementaires et nos médias multiplient les bilans idylliques , les commissions, les débats de presse pour s’efforcer de montrer que l’Otan met fin à la guerre en Afghanistan, que la page est bientôt tournée, qu’une nouvelle époque est en train de naître, dominée par la coopération, la reconstruction de l’Afghanistan.
Ce rideau de fumée voile à peine la brutale réalité : tout d’abord, des combats font rage tous les jours, des populations civiles sont tuées ou grièvement blessées tous les jours, des militaires des troupes d’occupation internationales sous étiquette Isaf meurent également, les conditions de vie (de survie) des gens sont extrêmement dures, des réfugiés afghans dans notre pays et chez nos voisins sont expulsés et renvoyés à Kaboul, puisqu’il n’y a soi-disant plus de danger, et sont menacés de mort, eux et leurs familles. Mais surtout, l’Otan met en place un énorme programme pour rester en Afghanistan, au moins jusqu’en 2024.
Il y a pour(...)
Georges Spriet
VREDE
17 décembre 2012
Le nombre de victimes civiles de la guerre en Afghanistan, pour la période d’août à octobre 2012 est de 28% plus élevée que pendant la même période en 2011. Au cours du troisième trimestre, pas moins de 967 civils ont été tués et 1590 blessés. Le tableau général des dix premiers mois 2012 montre cependant - malgré une hausse depuis le mois d'août - une diminution de 4% du nombre de civils morts et blessés. L’UNAMA (Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan) estime que 80% des victimes civiles sont dus aux insurgés armés en Afghanistan, et seulement 6% sont dus aux opérations de l’armée officielle et ses associés.
Des confrontations armées et des explosifs artisanaux sont responsables de la plupart des(...)
Claudine Pôlet
29 décembre 2011
Le Tandis que le gouvernement belge déclarait bien fort que les forces armées belges quitteront l’Afghanistan en 2014, des représentants du même gouvernement participaient au début décembre 2011, à la « Conférence de Bonn » qui a dessiné le plan pour rester en Afghanistan, au moins dix ans de plus. Ce plan devrait être approuvé lors du prochain Sommet de l’Otan à Chicago en mars 2012. Cette conférence s’est appelée Petersberg II, en référence à celle qui s’était tenue en 2001 au même endroit pour imposer Karzai comme chef du gouvernement après le renversement des Talibans et l’occupation de l’Afghanistan par les Etats-Unis.
« Petersberg II » réunissait
85 Etats - appelés une fois de plus la « communauté internationale »,
15 « Organisations Internationales » – parmi lesquelles…. l’ONU ! –
et…. l’Afghanistan – avec le même Karzaï en vedette.
L’ONU est présentée comme une « organisation(...)
Roland Marounek
1er octobre 2011
Le 7 octobre 2001 commençait la guerre et l'occupation de l'Afghanistan. Dix ans plus tard, le bilan est tragiquement désastreux, et le contraste est frappant entre les discours merveilleux du début de l'intervention et la réalité de l'Afghanistan d'aujourd'hui.
Après 10 années d'aide occidentale :
- L'espérance de vie est de 45 ans (contre 46 en 2001)
- Le taux de mortalité infantile est de 149 pour 1000, (147 pour 1000 en 2001)
- Le taux d'alphabétisation est de 34%, taux qui tombe à 18% pour les femmes1
Après une décennie de contribution à la reconstruction de l'Afghanistan de la part de l'Occident, le pays se classe à la 2e place mondiale de la mortalité à la naissance, et à l'avant-dernière place pour l'espérance de vie…
En ce qui concerne la libération des femmes et l'amélioration globale des droits humains rien de ce qui(...)
Claudine Pôlet
15 mars 2011
Pendant que l’Otan cherche des partenaires et se prépare pour l’éventualité d’une intervention militaire en Libye, on semble oublier que l’Otan fait toujours la guerre en Afghanistan sans qu’aucune perspective de solution n’apparaisse sérieusement. L’OTAN a le commandement des troupes de l’ISAF depuis 2003. L’Alliance annonce un retrait progressif des troupes étrangères d’ici à 2014, tout en affirmant qu’elle est là pour longtemps.
La Belgique, alliée inconditionnelle de l’Otan, participe aussi à cette guerre, au moins depuis 2003. Le gouvernement, bien qu’étant en affaires courantes, a envoyé récemment un renfort aux 650 soldats déjà sur place. Seule l’étiquette a changé : ils sont maintenant des formateurs, des encadreurs, des instructeurs, chargés de participer à l’organisation d’une « force de sécurité afghane » qui devrait atteindre 375.000 hommes fin 2011.
Il ne se passe pas une semaine sans de nouveaux bombardements tuant des populations civiles, et en(...)
Roland Marounek
5 janvier 2011
Les documents officiels publiés à l'issue du sommet de Lisbonne, et en particulier la Déclaration sur un partenariat durable cosignée avec Hamid Karzai éclairent la manière dont l'Otan envisage l'avenir de sa présence en Afghanistan.
La presse semble avoir conclu un peu hâtivement de la transition annoncée que les forces de l'Otan se retireraient progressivement de 2011 à 2014 pour céder la place à une armée nationale afghane instruite ou construite par l'Alliance. « L'Otan confirme un retrait d'Afghanistan d'ici à fin 2014 » affirme Le Point, « A Lisbonne, les 28 dirigeants de l’Alliance atlantique ont organisé le retrait de leurs troupes d’ici à 2014 », 'analyse' Libération. …
En fait c'est tout le contraire qu'indiquent ces documents1 :
« Le début de ce processus de transition offre au Gouvernement de la République islamique(...)
Roland Marounek
5 janvier 2011
Quelques semaines avant le sommet de Lisbonne, la CNAPD entre autres organisations1 avait réuni à Bruxelles trois représentantes des partis "Démocrate-humaniste" (CDH, ex-sociaux-chrétiens francophones), Socialiste et Ecolo membres respectifs pour leur parti aux Commissions des Relations extérieures et de la Défense de la Chambre ou du Sénat. Soit ce qui est appelé communément 'la Gauche', comme ces représentantes politiques l’ont souligné elles-mêmes lors de la rencontre2.
Aucune n'a bien sûr manqué de dénoncer l'absence de débat démocratique, voire même de simple information sur les questions de défense, sur l'engagement de notre pays en Afghanistan, sur ce que la Belgique allait défendre au sommet de l'Otan… tout cela à charge essentiellement du ministre de la Défense Pieter De Crem. De manière plus surprenante, chacune a admis comme une évidence que la présence de l'Otan en(...)
Plate-forme Afghanistan
1er juillet 2010
La Plate-forme Afghanistan réunit plusieurs associations de la société civile qui se prononce pour le retrait des troupes en Afghanistan. Nous souhaitons interpeller le monde politique et les citoyens sur cette question.
Le 19 mars 2010, le gouvernement belge, aujourd’hui démissionnaire, a décidé de façon unilatérale de prolonger l’engagement des troupes belges en Afghanistan jusqu’à la fin de l’année 2011. Cette décision n’a fait l’objet que d’une simple discussion a posteriori en Commissions réunies des Relations extérieures et de la Défense nationale de la Chambre des Représentants, le 29 mars. Comment une décision aussi grave et importante peut-elle être prise uniquement par le Conseil des ministres sans qu’il n’y ait eu au préalable un débat parlementaire ou même(...)
Roland Marounek
5 avril 2010
Plus de huit ans après l'invasion de l'Afghanistan, un timide débat commence enfin à poindre en Belgique, avec des partis de l'opposition réclamant désormais ouvertement le retrait des troupes.
De fait, la perception que cette guerre est déjà perdue se répand, et l'acharnement militaire de l'Otan et des USA, les réclamations de toujours plus de troupes, laissent perplexes un nombre de plus en plus grand de personnes douées de raison, ou simplement de mémoire. D'autre part, le fossé entre la réalité et le discours officiel, que ce soit en matière de lutte contre la drogue, de développement, ou de démocratie, ce fossé devient très voyant. Enfin la stratégie de l'administration Obama, qui consiste à tenter d'associer au pouvoir des chefs Taliban "modérés" (c'est-à-dire les plus corruptibles(...)
Bert De Belder, Coordinateur Intal
5 avril 2010
Compte-rendu de la conférence conter la guerer en Afghanistan du 12 février à Bruxelles
Roland Marounek
5 octobre 2009
La ministre de la défense belge Pieter De Crem a créé un certain émoi au sein de l'armée en annonçant un effort d'austérité sans précédent pour son département, qui devrait atteindre les 97 millions d'euros, près de 4% de son budget annuel. Suffisamment pour que le chef de la Défense le Général Delcour fasse mine de menacer de s'opposer au dada de De Crem, les opérations à l'étranger dans le cadre de l'Otan
Il ne s'agit pas ici d'une victoire du camp pour la paix : Le sens de ces économies opportunes en temps de crise budgétaire va très exactement dans le sens des directives de l'Otan, qui fait pression sur les Alliés pour que leurs forces armées réduisent au maximum les frais de fonctionnement administratifs internes et se muent en forces de réaction prêtes à intervenir(...)
Jürgen Rose
Tlaxcala / Zeit-Fragen
13 avril 2009
Discours du 13 avril lors de la « marche de Pâques » Rhin-Ruhr à Dortmund
Marcel Poznanski
30 septembre 2008
L'occupation de l'Afghanistan par l'OTAN, les alliés (ISAF) et Enduring Freedom se transforme en bourbier. Précédemment, la résistance se manifestait par des attentats, par des escarmouches, aujourd'hui des compagnies de 100 à 200 résistants assaillent des convois militaires, des postes avancés.
Le 19 août, la France est choquée par la mort de 10 soldats et par l'annonce de 23 blessés dans une embuscade de la résistance à Saroubi, éloignée de 50 km de Kaboul. La bataille aura duré près de 24h. Les soldats afghans fuient le combat laissant seuls les français. La réalité de la guerre apparaît aux yeux des Français et déclenche une réaction populaire pour le retrait inconditionnel de la force militaire d'Afghanistan.
Mais déjà le 14 juillet, un poste avancé de l'OTAN(...)
Vrede, Intal, UCOS...
7 juillet 2008
Pourquoi les arguments de De Gucht et De Crem ne tiennent pas la route
Pieter de Crem et Karel de Gucht ont présenté, dans Le Soir et De Standaard du 2 juillet dernier, une batterie entière d’arguments pour justifier une hausse de la participation belge dans l’intervention de l’Otan en Afghanistan. Le même après-midi, l’Afghanistan était à l’agenda de la Commission de la Défense. Le Ministre De Crem lui a posé un lapin. Il montre ainsi le peu de valeur qu’il accorde au débat parlementaire, alors que d’un autre côté, il tente de convaincre l’opinion par des techniques de relations publiques du bien fondé de la mission en Afghanistan et de l’envoi de quatre F16 avec des troupes supplémentaires.
En tant que mouvements pacifistes et tiers-mondistes nous souhaitons réagir aux arguments des deux ministres.
1. Leur plaidoyer démarre par un tour de force d’histoire sélective. Ils disent que « la communauté internationale n'admet pas qu'un pays soit laissé entre(...)
Roland Marounek
7 juillet 2008
Commentaires à la Carte Blanche des ministres De Crem et De Gucht parue dans De Standaard et Le Soir "Pourquoi la Belgique est-elle présente en Afghanistan ?"
Georges Spriet
21 juin 2008
Texte présenté lors de la conférence "Quelle stratégie pour sortir du bourbier afghan ?" du 21 juin 2008
François Houtart
21 juin 2008
Texte présenté lors de la conférence "Quelle stratégie pour sortir du bourbier afghan ?" du 21 juin 2008
Roland Marounek
21 juin 2008
Texte présenté lors de la conférence "Quelle stratégie pour sortir du bourbier afghan ?" du 21 juin 2008
Claudine Pôlet
21 juin 2008
Texte présenté lors de la conférence "Quelle stratégie pour sortir du bourbier afghan ?" du 21 juin 2008
Rainer Braun
21 juin 2008
Texte présenté lors de la conférence "Quelle stratégie pour sortir du bourbier afghan ?" du 21 juin 2008
14 février 2008
Plusieurs organisations de solidarité internationale (intal, 11.11.11 flamande, Oxfam Solidarité et UCOS) et de paix (Pax Christi flamand, StopUsa, Vredesactie et Vrede) lancent une pétition pour demander du Ministre de la Défense Pieter De Crem de ne pas envoyer des avions F-16 en Afghanistan. Ci-dessous vous trouverez le texte de la pétition. Vous pouvez la signer sur le site de 11.11.11 – la coupole flamande du mouvement Nord-Sud. : http://www.11.be/index.php?option=content&task=view&id=104014
Ludo De Brabander et Georges Spriet (Vrede), Pol De Vos (StopUSA)
6 février 2008
Le gouvernement belge a décidé d’augmenter sa présence militaire en Afghanistan et veut dorénavant participer aux opérations de combat. Des avions F-16 doivent fournir un appui aérien aux troupes hollandaises de l’OTAN qui opèrent dans des zones de guerre.
Il y a sept ans, quand la guerre a éclaté, le mouvement de la paix s'y est fortement opposé et ce pour diverses raisons. Avec cette guerre de représailles, l’OTAN a voulu répondre à la terreur par une contre- terreur, car comment appeler les bombardements à grande échelle dont la population civile aussi a été la victime. Nous avons mis en garde contre une escalade de la violence. Nous avons aussi dit que le terrorisme ne devait pas être combattu avec une déclaration de guerre, mais en supprimant le terreau qui le nourrit. Par la suite, nous avons expliqué que cette guerre rencontrait parfaitement les objectifs géostratégiques de Washington et par extension ceux de l’OTAN pour contrôler les sources d’énergie de l’Asie Centrale, aux dépens(...)
Roland Marounek
8 novembre 2007
Les efforts de la propagande pour faire passer l'occupation de l'Afghanistan par l'Occident pour une pure opération d'aide et de reconstruction, ne résistent à la réalité, et le masque humanitaire du bon impérialisme en Afghanistan est en train de s'effondrer.
Roland Marounek
30 septembre 2007
Les choses dans les zones d'agression US en Asie centrale ne se déroulent en effet pas exactement comme prévu par les dirigeants états-uniens et leurs alliés. Ce qui était impensable il y a 4 ans est en train de prendre doucement forme : la déroute des forces occidentales en Irak et en Afghanistan, et cette perspective sème manifestement la panique et la division dans les rangs alliés.
Marcel Poznanski
18 mars 2007
L’Afghanistan est nettement moins médiatisé que l’Irak et
pourtant c’est bien une guerre avec son cortège de morts, de blessés, de famine,
de destructions de villes, de villages, la fuite de millions d’habitants à
l’extérieur du pays. En Belgique, un groupe d’Afghans font la grève de la faim
dans l’église des Minimes à Bruxelles pour obtenir le statut de réfugié. Comme
le gouvernement belge intervient soi-disant en mission humanitaire, il ne peut
pas reconnaître qu’il existe des réfugiés. Donc ces immigrés viennent uniquement
profiter de l’hospitalité belge. C’est extraordinaire : plus l’OTAN
intervient humainement plus les gens fuient le pays !
Roland Marounek
23 décembre 2006
L'implication de l'OTAN en Afghanistan est un cas d'école, tant pour la façon dont elle s'est déroulée, la rhétorique humanitaire avec laquelle on nous fait avaler cet embourbement militaire, que pour ce que cela nous peut apprendre des missions 'de paix' meurtrières à venir (Irak, Liban, Soudan…)
Marcel Poznanski
Alerte OTAN n°22
28 juin 2006
La Belgique, l'Espagne, l'Italie, la France, l'Allemagne, le Luxembourg refusent ou ne veulent plus intervenir dans le « bourbier » irakien, mais pour rester en harmonie avec la politique américaine, ces pays s'investissent militairement, tant en matériel qu'en hommes en Afghanistan.
Le ministre de la Défense Flahaut parle toujours de présence « militaro-humanitaire », mais il s'agit de 350 hommes armés jusqu'aux dents pour garder l'aéroport de Kaboul, de 2 avions F16 avec leurs pilotes et les équipes d'entretien, qui interviennent contre les « méchants rebelles » par mitraillage et bombardement de n'importe quel lieu où il y a de la vie humaine.
Le terme bavure est employé uniquement au cas où l'information arrive en Occident. Autrement, cela reste des « talibans » morts.
Les talibans étaient une force créée au Pakistan par le soutien principal des USA pour lutter contre le pouvoir en place en Afghanistan et permettre au bailleur de fonds de prendre le(...)
Roland Marounek
20 décembre 2005
Le bras de fer opposant les USA et alliés usuels à certains membres de l'OTAN, principalement la France, semble tourner doucement en faveur des premiers. Les USA faisaient pression depuis des mois sur l'OTAN pour obtenir la fusion de la mission "Liberté Immuable" (OEF, Operation Enduring Freedom) avec la mission de maintien de la paix chapeautée par les Nations Unies, la Force internationale d'assistance à la sécurité
Latif Pedram
http://www.afghana.org/html/article.php?sid=1559
15 juillet 2005
Lors de son voyage en mon pays, en mars, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait déjà fait les louanges du processus démocratique supposé s'y dérouler et conseillé aux pays de la région de s'en inspirer. Ces propos en ont fait ricaner plus d'un en Afghanistan.
Marcel Poznanski
26 mars 2005
Peu de gens savent que la Belgique a plus de 600 militaires à Kaboul et dans le nord du pays. Apparemment il n’y a pas de blessés et de tués parmi la troupe mais nous apprenons qu’il y a une moyenne de plus de quarante personnes tuées par mois. Lle nombres de blessés n’est pas précisé. « A part ça, tout va très bien, Monsieur le Premier ministre Verhofstadt….! ».
Roland Marounek
26 juin 2004
L’armée humanitaire.
En visite express en Afghanistan le 20 mai dernier, le ministre belge de la défense Flahaut s’est une nouvelle fois félicité de l’efficacité de la combinaison que constitue selon lui le mélange du militaire et de l’humanitaire. Sur le site officiel du parti socialiste, on peut lire la déclaration de foi suivante : « Une armée humanitaire : André Flahaut a mobilisé les militaires belges au secours de la Démocratie, de la Paix et des Droits de l’Homme » (...)
Roland Marounek
31 mars 2003
L’Allemagne et les Pays-Bas ont pris le 10 février les commandes
de l’ISAF, la force internationale de maintien de la paix à Kaboul,
signe parmi d’autres que l’OTAN pourrait prendre le commandement de
cette force.
Au même moment, deux missiles tombaient près de la base allemande
à Kaboul. Ces missiles n’ont causé aucun dégât,
a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense
allemand, mais ils ont mis en lumière les risques de l’opération
de maintien de la paix.
Pour la première fois, les capacités de l’OTAN sont utilisées
en Afghanistan – " peut-être une étape initiale pour
une responsabilité accrue dans ce pays ", a déclaré
Peter Struck, ministre de la Défense allemand, pendant la cérémonie
de passation de pouvoir de l’ISAF à Kaboul. L’OTAN aide le
commandement allemand dans la planification, les communications et les renseignements.
M. Struck a déclaré également que, après l’Allemagne,
c’est l’OTAN qui devrait prendre le(...)