Grégory D’Hallewin
2 mai 2026
Après la chute de l’URSS, les USA ont continué les guerres d’ingérence, davantage poussés par l’hubris que par la défense d’intérêts. Et avec des conséquences humaines létales. Mais des pays leur font à présent face, porteurs d’une vision du monde moins déséquilibrée.
Dans le chapitre XXIII du premier livre de son Histoire de la guerre du Péloponnèse, Thucydide va directement dans le vif du sujet. Il affirme que « la cause véritable, mais non avouée » de ce conflit était l’affirmation et la puissance d’Athènes ainsi que la crainte que cette dernière inspirait à Sparte. Il a été précédé par plusieurs crises localisées. Même si comparaison n’est pas raison, on peut trouver certains points communs avec la situation actuelle. En effet, une série de nouveaux pays s’affirment sur la scène mondiale. Au premier chef se trouve la Chine, qui s’est constitué un réseau d’alliés, comme la Russie et l’Iran. Cela inquiète les USA. Et cela offre un prisme de lecture aux ingérences auxquelles(...)
Roland Marounek
2 mai 2026
Avril 1999 : les médias occidentaux relayaient les propos du Département d’État étatsunien, selon lesquels jusqu’à 500.000 personnes pourraient avoir été tuées par les Serbes, après bien d’autres récits d’horreurs imputées aux sbires de Milosevic rendant ce dernier bilan tout a fait crédible. Honte alors à celui qui émettait des réserves sur ces chiffres et ces récits, accusé alors de négationnisme, de vouloir fermer les yeux sur les atrocités du ‘régime’ - atrocités qu’il n’était alors pas question de mettre en doute.
Le bilan réel au Kosovo a été estimé après la guerre à 10.000 morts, toutes ethnies confondues.
Février- mars 2011 : des informations alarmistes relayées par tous les grands médias alertent sur un génocide imminent à Benghazi : le dictateur libyen bombarderait son propre peuple, il y aurait 6000 morts... Des figures de l'opposition en exil prédisent un "bain de sang"(...)
Marion Jacot-Descombes
2 mai 2026
Quand deux pyromanes s'autoproclament pompiers
Depuis plus d'un mois, deux États, les USA et Israël, en bombardent un troisième, l'Iran, en prétendant qu'il poursuivrait des recherches en vue de détenir l'arme nucléaire. Or tous deux disposent de cette arme. Les USA sont le seul État à en avoir fait usage, par deux fois, en août 1945. Israël a acquis cette capacité dans les années 1960, sous prétexte d'assurer sa survie, mais ne confirme ni n'infirme la possession d'ogives nucléaires, dont le nombre est estimé entre 90 et 150. Il se soustrait ainsi aux traités internationaux qui réglementent la possession de telles armes.
Deux pyromanes qui vont se proclamer pompiers.
Le programme nucléaire iranien, du chah à la République Islamique
Le programme nucléaire iranien a été lancé par le chah d'Iran dans les années 1950. C'était avec l'aide des États-Unis. L'Iran a signé le traité sur la non prolifération des armes nucléaires (TNP) en(...)
Richard Medhurst
1er mai 2026
Une enquête approfondie sur la manière dont Washington a exploité la guerre en Iran pour remplacer Nord Stream, sauver le dollar et établir un contrôle total sur les ressources énergétiques mondiales, de l’Arctique à l’océan Indien.
Brian Bertelic
29 avril 2026
Entretien de Glenn Diesen avec Brian Bertelic
Jean Bricmont
1er février 2026
On ne manque pas de déclarations de soutien aux manifestants en Iran de la part de la gauche occidentale. La France est un cas particulièrement représentatif. J'en ai fait un panorama partiel dans une interview avec Le Grand Soir1 et je voudrais analyser ici la position d'un des partis français qui est en général le moins mauvais au niveau de la politique internationale, La France Insoumise (LFI)2
Lors des agressions impérialistes récentes, la gauche s'est souvent réfugiée dans le "ni-ni": ni OTAN ni Milosevic, ni Bush ni Saddam, ni Bush ni Taliban etc. Cette attitude était parfaitement lâche, parce qu'elle faisait comme si la gauche occidentale était située en dehors de l'espace et du temps et pouvait se contenter d'un rôle de spectateur et d'arbitre, alors qu'elle était justement située dans un camp, celui de l'OTAN ou de l'Occident et, de plus, dans tous ces conflits, il y avait un agressé et un agresseur et que le "ni-ni" revenait à les mettre tous les(...)
Grégory D’Hallewin
18 septembre 2025
L’on se souvient qu’à l’époque où l’Europe était au sommet de sa démesure coloniale, il était courant de classifier le monde en "pays civilisés" (les puissances occidentales), "pays semi-civilisés" (l’empire ottoman par exemple) et les "contrées sauvages" (l’Afrique subsaharienne). Cette habitude demeure aujourd’hui et seuls les mots ont changé : désormais, il y a les "démocraties" (les membres de l’OTAN, bien sûr), les "pays en voie de démocratisation" et les "dictatures".
En outre, certains États considérés comme relevant de la troisième catégorie sont regroupés en un « Axe du Mal » par l’OTAN. Parmi ces États figurent de longue date la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Plus récemment l’Iran a été ajouté. Nous allons tenter d’en expliquer les raisons.
L’Iran stigmatisé comme menace pour l’OTAN
Dans le Concept stratégique 2022 de l’OTAN, adopté le 29 juin de cette année-là suite au sommet de Madrid, on peut lire : « La(...)
Manlio Dinucci
3 mai 2025
Dans l’« Histoire Secrète de la Guerre en Ukraine » le New York Times reconstruit avec des détails significatifs que les États-Unis ont fourni à l’Ukraine, durant l’Administration Biden, non seulement d’énormes quantités d’armements pour le montant d’environ 70 millards de dollars, mais ont planifié et dirigé les opérations militaires ukrainiennes contre la Russie depuis le quartier général de l’U.S. Army en Europe à Wiesbaden, en Allemagne. Que la guerre ait été planifiée et dirigée par les États-Unis et par l’OTAN sous leur commandement nous l’avons soutenu dès le départ sur Grandangolo sur la base de faits précis. Sur cette même base nous avons mis en garde contre le facile optimisme que l’Administration Trump mette rapidement fin à la guerre avec un accord direct entre les présidents Trump et Poutine et que, en opposition avec les Alliés européens elle se retire des opérations OTAN contre la Russie voire de l’OTAN même.
Ce qu’est la position de l’Administration Trump a été(...)
Roland Marounek
1er mai 2024
Le 1er avril dernier Israël bombardait le consulat iranien à Damas, tuant 13 personnes, dont un haut dirigeant iranien. C'était, factuellement, un acte de guerre: le consulat et les missions diplomatiques de n'importe quel pays sont considérés comme le territoire de ce pays, "inviolables" selon le droit international. On imagine assez bien quelles seraient les représailles sévères si une installation diplomatique états-unienne ou israélienne était pareillement attaquée.
Mais le plus atterrant n'est pas cette enième transgression d'Israël, mais l'absence absolue de condamnation de la "Communauté internationale" autoproclamée : le 3 avril, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France se sont opposés à une déclaration condamnant ce bombardement.
Par contre, unanimité des mêmes tartuffes pour condamner fermement la réponse mesurée de l'Iran. L'Union européenne, États-Unis, l'OTAN, Londres, Paris, Berlin, ... la "Communauté internationale des médias" se précipite(...)
Hegwig Kuijpers
28 mars 2021
Le 22 mars, des vidéos de combattants du Parti Démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) défilant dans les rues de la ville iranienne kurde de Shino / Oshnavieh sont apparues sur les réseaux sociaux. Le lendemain, des vidéos de la campagne de la ville frontalière de Baneh sont également apparues. Les vidéos ont suscité beaucoup de controverses. Certains Kurdes ont félicité les combattants pour leur courage, d’autres craignaient que des actions comme celles-ci ne provoquent des affrontements dans les rues et mettent en danger les civils locaux, d’autres ont qualifié l’action de «spectacle provocateur» et ont ajouté que le PDKI était militairement inactif depuis longtemps.
J'ai demandé son avis à l'un de mes contacts dans la région. Nasser (Mahabad) était un combattant du PDKI à l'époque où le groupe se révoltait contre le Shah (1977-1980). Il a quitté le PDKI lorsque le groupe s'est associé à Saddam Hussein et a commencé une insurrection armée contre la nouvelle République islamique(...)
Hegwig Kuijpers
2 février 2021
Beaucoup a été dit et écrit sur les problèmes entre la République islamique d'Iran et l'opposition armée kurde. Connus dans le monde entier comme le plus grand peuple sans État propre, les Kurdes vivent divisés dans une zone géographique qui s'étend à travers la Turquie, l'Iran, l'Irak, la Syrie et l'Arménie. Le Kurdistan Iranien est le nom non officiel d'une partie du nord-ouest de l'Iran habitée par des Kurdes, qui borde l'Irak et la Turquie. Le Kurdistan iranien comprend les provinces iraniennes du Kurdistan, Kermanshah, Ilam et certaines parties de l'Azerbaïdjan occidental, qu'elles partagent avec d'autres minorités, telles que les Azerbaïdjanais, les Loren et les Qashqais. Sur les douze à quinze millions de Kurdes iraniens estimés, une grande proportion est chiite.
Le parti d'opposition kurde le plus récent et le plus actif du Kurdistan iranien est le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan). Ce groupe est une organisation sœur du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), tous deux(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
10 décembre 2020
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans un discours prononcé à Moscou le 8 décembre, a insisté sur les tentatives de l’Occident pour maintenir le modèle d’un ordre mondial unipolaire. Il a déclaré que le fantasme de l’Union européenne se voyant elle-même comme un pôle dans un système unipolaire était en train de se dissiper et a mis en garde contre les récentes politiques de l’Allemagne visant à préserver «ses prétentions à la direction totale» de l’UE.
En effet, avec la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE et la France en proie à une crise intérieure, le moment est venu pour l’Allemagne d’assumer la direction de l’Europe. Un modèle déconcertant ici est le retour agressif de l'Allemagne au militarisme. Ily a à peine un mois, la ministre allemande de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer a appelé à une augmentation majeure des dépenses militaires malgré la pandémie de coronavirus.
Le militarisme allemand dormait depuis des décennies. Pour rappel, la(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
21 novembre 2019
Il m’est arrivé une fois d’avoir une conversation animée avec le correspondant au Moyen-Orient d’un grand journal indien sur la résilience du système politique iranien. C’était en 2001. La conversation prenait place dans le contexte des manifestations de masse et des affrontements entre les extrémistes et les réformistes à l’occasion du 22ème anniversaire de la révolution islamique en Iran. Mon ami prédisait que le régime iranien était en train de s’effondrer sous le poids combiné des sanctions américaines et d’un régime répressif dysfonctionnel. Il rejetait sans façon mon opinion dissidente selon laquelle la stabilité du système iranien n’était pas mise en doute.
Pour ce qui concerne l’Iran, tout dépend du prisme que vous avez en main. Si vous vivez à Dubaï ou visitez Israël trop souvent, vous avez une vision ; si vous vivez en Turquie, vous avez une perspective très différente.
Les événements de ces derniers jours se sont intégrés dans ce schéma familier. Les manifestations ont été(...)
Manlio Dinucci
il manifesto
18 juin 2019
Tandis que les États-Unis préparent une nouvelle escalade au Moyen-Orient, en accusant l’Iran d’attaquer les pétroliers dans le golfe d’Oman, le vice-premier ministre Matteo Salvini rencontre à Washington le secrétaire d’État Mike Pompeo, un des artisans de cette stratégie, en l’assurant que “l’Italie veut redevenir dans le continent européen le premier partenaire de la plus grande démocratie occidentale”. Ainsi accroche-t-il l’Italie à l’opération lancée par Washington.
L’”incident du Golfe d’Oman”, casus belli contre l’Iran, calque “l’incident du Golfe du Tonkin” du 4 août 1964, utilisé comme casus belli pour bombarder le Nord Vietnam, accusé d’avoir attaqué un torpilleur USA (accusation qui s’est ensuite révélée fausse).
Aujourd’hui une vidéo diffusée par Washington montre l’équipage d’une présumée vedette iranienne qui, en plein jour, décroche du flanc d’un pétrolier une mine non explosée pour effacer sa provenance (car la mine aurait porté(...)
Manlio Dinucci
il manifesto
15 mai 2018
La décision des Etats-Unis de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien -stipulé en 2015 par Téhéran avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu plus l’Allemagne- provoque une situation d’extrême dangerosité, pas seulement pour le Moyen-Orient.
Pour comprendre les implications d’une telle décision, prise sous la pression d’Israël qui qualifie l’accord de “reddition de l’Occident à l’axe du mal conduit par l’Iran”, on doit partir d’un fait bien précis : c’est Israël qui a la bombe, pas l’Iran.
Il y a plus de cinquante ans qu’Israël produit des armes nucléaires dans le site de Dimona, construit avec l’aide surtout de la France et des Etats-Unis. Ce site n’est pas soumis à des inspections parce qu’Israël, la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, n’adhère pas au Traité de non-prolifération des armes nucléaires, que l’Iran par contre a signé il y a cinquante ans. Les preuves qu’Israël produit des armes nucléaires ont été apportées il y a plus de trente(...)
M K Bhadrakumar
Strategic culture
6 février 2018
Téhéran a commencé à souligner d’une voix forte et grave son inquiétude envers le fait que les États-Unis soit en train de transférer des combattants d’État islamique (EI) de Syrie et d’Irak, où ils ont été vaincus, vers l’Afghanistan.
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
24 juillet 2014
Le premier sur le terrain remporte la mise et une personne comme le président Barack Obama qui a grandi sous les tropiques d'Hawaï et d'Indonésie devrait le savoir bien mieux que son homologue russe, Vladimir Poutine de Leningrad. L'empressement avec lequel Obama s'est rué pour prendre très tôt la tête de la guerre de propagande sur l'Ukraine par rapport à Moscou donne presque l'impression qu'il espérait qu'une telle tragédie se produise. Jusqu'à présent, il n'a eu aucune conversation téléphonique avec Poutine - pas même pour établir certains faits avant toute chose.
C'est tout le contraire pour la Chancelière allemande Angela Merkel et les deux chefs d'Etats les plus affectés par la tragédie de ce malheureux avion malais - le Premier ministre néerlandais Mark Rutt et le Premier ministre malais Najib Razak. En fait, Rutt a déjà discuté à deux reprises de cette tragédie avec Poutine et ils se sont mis d'accord sur la suggestion de ce dernier d'une ouvrir une « enquête indépendante et(...)
Claudine Pôlet
1er octobre 2012
C’est qui la vraie « communauté internationale » ?
L’Iran, qualifié encore de « menace » et de « pays voyou » dans la Déclaration du sommet de l’Otan à Chicago, présidera le Mouvement des Pays Non Alignés – soit plus de 120 pays membres de l’ONU – pendant les trois prochaines années. Quel camouflet pour nos gouvernements de l’Union Européenne et des Etats-Unis, qui se targuent de représenter « la communauté internationale » ! La réunion des Non Alignés qui vient de se terminer à Téhéran, marque un tournant dans les relations internationales, mettant en évidence la crise dans laquelle s’enfonce l’ONU et est la prémisse de nouveaux grands changements.
Mais pour nous, qui luttons pour une(...)
M. K. Bhadrakumar
Asian Times
7 février 2012
Si une date fixée doit marquer la
fin de "l'ère post-soviétique" dans la politique mondiale, elle
pourrait tomber le 4 février 2012. Le double veto de la Russie et de la Chine
à la résolution de la Ligue arabe sur la Syrie au sein du Conseil de sécurité
des Nations Unies constitue un événement décisif.
Curieusement, le secrétaire général
de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a choisi ce même jour pour lancer un camouflet
à la Russie, déclarant que l'Alliance aurait les premiers éléments du système
US de défense antimissile (ABM) en cours d'exécution en Europe d'ici le sommet
de l'Alliance de mai à Chicago, quelles que soient les objections de
Moscou.
Le premier double droit de veto
russe et chinois sur la question syrienne au sein du Conseil de sécurité des
Nations Unies en octobre dernier avait été un mouvement coordonné qui a
cherché à saborder une résolution qui pourrait prise comme(...)
Stephen Gowans
16 novembre 2011
« Lorsque les États-Unis regardent vers l'Asie, ils voient la Chine partout. » titre une manchette du New-York Times...
Manlio Dinucci
3 novembre 2011
Les avions de chasse OTAN stationnés à Decimomannu (Cagliari, Sardaigne) avaient à peine fini de bombarder la Libye que s’est immédiatement déroulée dans la base aérienne la manœuvre Vega 2011. Hôte d’honneur l’aviation israélienne, qui, avec celles italienne, allemande et hollandaise, s’est exercée à des « attaques à longue portée ». Comme le rapporte ce matin la presse israélienne elle-même, ceci entre dans le cadre de la préparation d’une attaque contre les implantations nucléaires iraniennes. La manœuvre fait partie de la coopération militaire Italie-Israël, établie par la Loi du 17 mai 2005. Elle entre aussi en même temps dans le « Programme de coopération individuelle » avec Israël, ratifié par l’OTAN le 2 décembre 2008, trois semaines environ avant l’attaque contre Gaza. Elle comprend non seulement des manœuvres militaires conjointes, mais l’intégration des forces armées israéliennes dans le système électronique OTAN et la coopération dans le secteur des armements. C’est ainsi que la seule puissance nucléaire de la région, Israël, se trouve de fait intégrée dans l’OTAN même si elle refuse de signer le Traité de non-prolifération (alors que l’Iran, qui ne possède pas d’armes nucléaires, l’a signé).
Roland Marounek
31 mars 2011
C'aurait pu être une de ces simulations qu'affectionnent tant les grosses légumes gradées de l'Otan lors de leur réunion pour sensibiliser les ministres à encore davantage de crédits : un groupe de terroristes a réussi à concevoir un virus informatique, qui s'est attaqué à une centrale nucléaire, aux États-Unis disons, et dont l'action est de bloquer tous les systèmes d'alerte. En bref pendant que le virus ordonne aux automates de pousser les machines à fond, les écrans de contrôle affichent que tout est ok. Résultat, la centrale nucléaire explose comme, à Tchernobyl, sans qu'aucun contrôle n'ait pu détecter quoi que ce soit, avec tous les dégâts humains et écologiques que l'on peut imaginer. A côté de cela, les terroristes du 11 septembre prennent une allure d'amateurs.
Et bien, ceci n'est pas une fiction. C'est très exactement, à la localisation près, le scénario qui était prévu par les concepteurs du virus Stuxnet : un virus conçu pour bloquer un certain sous-programme spécifique du(...)
Roland Marounek
5 janvier 2011
Ce 17 décembre des organisations pour la paix dont le CSO organisaient à Bruxelles une conférence sur l'Iran qui s'est révélée particulièrement intéressante. Les deux intervenants étaient le Dr A. V. Gharavi, conférencier en politique et relations internationales, directeur du Département académique de l'Ambassade d'Iran à Bruxelles, et le Dr M. Botenga , docteur en sciences politiques issu de la VUB et spécialiste de l'Iran.
Le débat était centré sur les questions de la menace nucléaire de l'Iran, et des raisons des menaces militaires contre l'Iran.
Il serait difficile de rendre compte ici de tous les points importants qui ont été abordés pendant ces quelques 3 heures de débat, nous ne pouvons dans ce résumé qu'en citer quelques uns.
Le Dr Gharavi a tout d'abord(...)
Roland Marounek
1er octobre 2010
Le cas de Sakineh Ashtiani cette iranienne qui aurait été condamnée à la lapidation1, et l'emballement émotionnel soudain et énorme qu’il a déclenché, évoque sinistrement les cas d’emballements identiques, des couveuses de Koweit-City à la mise en scène de Racak, en passant par les ongles arrachées des Afghanes. Dans chacun de ces cas, la vague d’émotion servait à ‘anesthésier’ l’opinion, à la préparer à accepter la guerre, ‘on ne peut quand même pas laisser faire ces horreurs’, et en particulier à désarmer l’opposition à la guerre des milieux dit progressistes, ‘de gauche’. Autrement dit, de façon tristement ironique,(...)
Roland Marounek
1er octobre 2010
Ça commence à être une manie : les représentant de la ‘Communauté Internationale’ (USA + EU, peut-être Israël était devant) se sont levé comme un seul homme et ont quitté la salle de l’assemblée des Nations Unies lorsque le président iranien a prononcé des mots qu’on ne peut absolument pas entendre.
Ce qu’on ne pouvait entendre cette fois-ci, c’était l’exposé par le président iranien des trois différentes hypothèses concernant les attentats du 11 septembre (complot externe, c’est à dire la théorie officielle, complot interne ou ‘théorie du complot’, et complot externe facilité à l’intérieur), et sa proposition d’une enquête internationale.
Pour notre part, nous n’arrivons pas à(...)
Claudine Pôlet et Georges Berghezan
2 janvier 2010
Kosovo : une « success story » pour qui ?
A partir du 1er mars prochain, il n'y aura plus un seul soldat belge au Kosovo. La nouvelle a été officiellement annoncée mercredi midi par le général Charles-Henri Delcour, le patron de l'armée belge, qui effectuait sa traditionnelle « visite de Noël » à Mitrovica, où sont stationnés les 213 Belges de la KFOR, la force de l'Otan pour le Kosovo.
La décision belge s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'Otan au Kosovo. Laquelle prévoit de ramener, à la fin janvier 2010, le nombre des militaires déployés de 12.600 à 10.000.
« C’est une page qui se tourne, mais c’est aussi la fin d’une success-story », a déclaré le chef de la Défense(...)
Roland Marounek
4 juillet 2009
"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons." B. Obama, 27 mars 2009
L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir. Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.
En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est que Obama oeuvre pour la paix
Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.
Change we can believe in…
On a beaucoup mis en avant le retrait des troupes US(...)
Claudine Pôlet
18 mars 2007
Le sommet de Riga n’avait certes pas discuté ni entériné
publiquement l’adhésion d’Israël à l’Otan, il n’avait pas débattu non plus d’une
possible agression nucléaire contre l’Iran. Les divergences et les craintes de
certains pays membres risquaient de s’étaler trop ouvertement. La règle du
consensus devait être sauvée dans la forme. Il n’empêche que dans les cercles
dirigeants de l’Otan, à l’abri des institutions et des opinions publiques,
Israël fait déjà partie de l’Otan et les plans de guerre inclus nucléaire
s’élaborent contre l’Iran.
Michel Chossudovsky
Global Research
10 février 2006
La préparation d'une véritable guerre contre l'Iran au cours de laquelle des ogives nucléaires pourraient être utilisées est entrée dans sa phase finale. Les partenaires de la coalition qui comprend les USA, Israël et la Turquie sont "dans un état de préparation avancé". Le projet militaire a été approuvé par l'OTAN mais on ne connaît pas encore les modalités de la participation de l'Alliance aux attaques aériennes. Le fait que les USA et Israël préparent un holocauste nucléaire au Proche-Orient ne figure pas au programme des anti-guerre et des anti-mondialisation.
Roland Marounek
30 septembre 2005
...l'Europe envoyée en avant tireur pour ces négociations avec l'Iran, serait beaucoup plus crédible dans sa volonté affichée de lutter contre la prolifération nucléaire, si elle commençait elle-même par se débarrasser des bombes nucléaires qui se trouvent sur son territoire. Pour rappel, 480 têtes nucléaires bien réelles, elles, sont disposées en Europe dans plusieurs pays de l'OTAN, dont la Belgique, en violation du TNP. Avant de se laisser emporter dans une campagne contre la menace iranienne, et de participer éventuellement à de nouvelles agressions préventives, nous devons exiger de nos gouvernements que nos propres pays cessent d'être la base de menaces nucléaires.