Grégory D’Hallewin
15 février 2026
Lorsqu’on emprunte en véhicule motorisé la route entre Soignies et Mons, à la hauteur de Casteau, on peut voir des installations un brin intimidantes. Les drapeaux des pays membres de l’OTAN flottent et les bâtiments, souvent en briques rouges, se succèdent derrière les fils barbelés. Il s’agit, comme indiqué en lettres noires sur un fronton légèrement jauni, du Supreme Headquarter of Allied Powers in Europe, en abrégé le SHAPE. Il est sous l’autorité du SACEUR (commandant suprême allié en Europe), le général Alexus G. Grynkewich depuis 2022. Mise en contexte et tentative d’explication du fonctionnement de cette machine.
La Paix, c’est la Guerre : Affiche de propagande tirée de l’expo sur les 70 ans du SHAPE au musée de la guerre de Mons (2021)
La « Grande Alliance » contre l’Allemagne nazie durant la Deuxième Guerre mondiale a toujours été pour le moins(...)
Marion Jacot-Descombes
2 décembre 2025
26 juin 1945 : Ils étaient en guerre, mais voulaient la paix…
Et c'est pour préparer la paix, et dans l'espoir, une fois celle-ci établie, d'éviter tout retour de la guerre, que cinquante pays ont signé, à San Francisco, la Charte des Nations-Unies.
Par cette Charte, ils se déclaraient résolus "à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande."
4 avril 1949 : ils disent(...)
Interview de Samuel Legros, chargé de recherche et de plaidoyer à la CNAPD.
La Libre
18 août 2021
L’Otan, les États-Unis et l’Europe doivent-ils stopper leurs interventions militaires à l’étranger ?
Oui, l’Occident doit arrêter mais sans pour autant stopper toute politique qui vise la stabilisation au niveau international. Les motifs officiels avancés par les chancelleries occidentales - la pacification, la défense des droits humains, la défense des droits des femmes… - alimentent dans une certaine mesure la fabrique du consentement pour accompagner en discours les interventions militaires. Mais les raisons réelles sont autres - géopolitiques, géostratégiques et géoéconomiques - et peu présentées ni débattues dans le débat national citoyen. Cette dissonance ne permet pas d’appréhender la plus-value des interventions militaires occidentales.
Quelles plus-values voyez-vous à ces interventions ?
Sur le terrain, elles s’avèrent toutes désastreuses. La débâcle en Afghanistan confirme qu’aucune intervention militaire ne fonctionne - ni n’est légitimée - au regard(...)
Patricia Villalon
1er octobre 2011
D’après les récentes déclarations du représentant permanent vénézuélien auprès de l'ONU Julio Escalona, cette organisation internationale, regroupant à quelques exceptions près tous les états de la planète, n'est plus fiable. Dans une interview, il explique que l'ONU est malheureusement colonisée et contrôlée par les USA et par les pays du Nord.
Cette affirmation trouve un écho dans les récentes déclarations de l'Ambassadeur Ivo Daalder, représentant étasunien auprès de l'Otan. Daalder affirme que concernant la guerre en Libye « Ce sont les États-Unis qui ont dirigé cette opération, ce sont eux qui ont dirigé l'initiative pour obtenir le mandat du conseil de sécurité ( Résolution N°1973 ) et faire décider que l'Otan l'exécute, ce sont eux qui ont dirigé la planification et l’exécution de l’opération militaire, ils ont commencé par neutraliser la défense aérienne libyenne, et ils ont continué en supprimant les défenses pendant tout le cours du conflit, en utilisant des drones armés ». Il(...)
Roland Marounek
AO n°32
30 décembre 2008
Le 23 septembre dernier, Le Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-Moon et le Secrétaire Général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer ont signé en toute discrétion une « Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN ». Ahurissant, non seulement pour le contenu de la déclaration, suffisamment vague pour rendre cette coopération extensible à loisir, mais surtout parce que l'existence même d'un tel accord de collaboration vise à octroyer à l'Otan un statut officiel de co-responsabilité dans le maintien de la paix mondiale.