Grégory D’Hallewin
2 mai 2026
Après la chute de l’URSS, les USA ont continué les guerres d’ingérence, davantage poussés par l’hubris que par la défense d’intérêts. Et avec des conséquences humaines létales. Mais des pays leur font à présent face, porteurs d’une vision du monde moins déséquilibrée.
Dans le chapitre XXIII du premier livre de son Histoire de la guerre du Péloponnèse, Thucydide va directement dans le vif du sujet. Il affirme que « la cause véritable, mais non avouée » de ce conflit était l’affirmation et la puissance d’Athènes ainsi que la crainte que cette dernière inspirait à Sparte. Il a été précédé par plusieurs crises localisées. Même si comparaison n’est pas raison, on peut trouver certains points communs avec la situation actuelle. En effet, une série de nouveaux pays s’affirment sur la scène mondiale. Au premier chef se trouve la Chine, qui s’est constitué un réseau d’alliés, comme la Russie et l’Iran. Cela inquiète les USA. Et cela offre un prisme de lecture aux ingérences auxquelles(...)
Brian Bertelic
29 avril 2026
Entretien de Glenn Diesen avec Brian Bertelic
Manlio Dinucci
Byoblu
18 septembre 2025
La prédominance mondiale que les États-Unis, plus grande puissance de l’Occident, veulent maintenir à tout prix, viole les plus élémentaires normes du droit international : l’Administration Trump a révoqué les visas des représentants de l’Etat de Palestine, en les empêchant de participer à l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre. Cette prétention de domination suscite une opposition croissante de la part du Sud Global. Ce que confirme l’avertissement lancé par la Chine avec la plus grande parade militaire à Pékin.
L’Administration Trump ne permettra pas que les représentants de l’Etat de Palestine participent à l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre. Le Secrétaire d’Etat Marco Rubio leur a en effet refusé les visas d’entrée aux États-Unis pour accéder au quartier général de l’ONU à New York. Ce faisant les États-Unis violent l’accord signé en 1947 avec les Nations Unies, qui à l’Article IV stipule : « Les États-Unis n’imposeront aucun empêchement au transit de ou vers le(...)
Manlio Dinucci
3 mai 2025
Dans l’« Histoire Secrète de la Guerre en Ukraine » le New York Times reconstruit avec des détails significatifs que les États-Unis ont fourni à l’Ukraine, durant l’Administration Biden, non seulement d’énormes quantités d’armements pour le montant d’environ 70 millards de dollars, mais ont planifié et dirigé les opérations militaires ukrainiennes contre la Russie depuis le quartier général de l’U.S. Army en Europe à Wiesbaden, en Allemagne. Que la guerre ait été planifiée et dirigée par les États-Unis et par l’OTAN sous leur commandement nous l’avons soutenu dès le départ sur Grandangolo sur la base de faits précis. Sur cette même base nous avons mis en garde contre le facile optimisme que l’Administration Trump mette rapidement fin à la guerre avec un accord direct entre les présidents Trump et Poutine et que, en opposition avec les Alliés européens elle se retire des opérations OTAN contre la Russie voire de l’OTAN même.
Ce qu’est la position de l’Administration Trump a été(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
28 avril 2023
Malgré tout le tintouin que fait Washington, de plus en plus de pays intègrent leurs chaînes d’approvisionnement avec la Chine. Même le ministre britannique des affaires étrangères fait des ouvertures à la Chine, tandis que Zelensky a eu un appel téléphonique « long et significatif » avec Xi Jinping mercredi. La position de Washington, sanctions et tout le reste, est en train de se(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
19 mars 2023
Le mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale à l’encontre de Vladimir Poutine ne peut être considéré que comme un coup de pub mené par la clique anglo-saxonne, les États-Unis en tête. Ironiquement, la CPI a agi à la veille du 20e anniversaire de l’invasion anglo-saxonne de l’Irak en 2003, qui a donné lieu à d’horribles crimes de guerre, mais les « juges » de La Haye dormaient sur leurs deux oreilles à cette époque là. Washington et Londres admettent aujourd’hui que l’invasion de 2003 était illégale et qu’elle reposait sur de fausses allégations à l’encontre de Saddam Hussein.
Il n’y a évidemment aucune chance que le mandat de la CPI soit un jour pris au sérieux. La CPI n’est pas compétente en Russie qui, comme les États-Unis, n’est pas signataire du Statut de Rome. Mais(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
11 avril 2022
La poussée désespérée de l'Occident pour affaiblir la Russie et faire basculer l'équilibre stratégique mondial en faveur des États-Unis vise à dégager la voie qui mènerait à un ordre mondial unipolaire au 21e siècle.
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
12 février 2022
La région séparatiste du Donbass se prépare à une attaque des forces nationalistes extrêmes ukrainiennes enhardies par le soutien occidental
Manlio Dinucci
il manifesto
8 février 2022
Les Jeux Olympiques d’hiver de 2014 - qui s’ouvrirent à Sotchi en Russie le 7 février à la veille de l’explosion de la crise ukrainienne avec le putsch de Place Maïdan (18-20 février)- furent définis dans la campagne médiatique anti-russe comme les «Olympiades du tzar Poutine». Le président Obama et le vice-président Biden, suivis par d’autres, les boycottèrent en accusant la Russie de violer les droits humains des LGTB. Même scénario aujourd’hui avec les Jeux Olympiques d’hiver à Pékin, définis dans la campagne médiatique anti-chinoise comme «les Jeux de pouvoir de Xi, le Grand timonier olympique» (La Repubblica, 3 février). Le président Biden les a boycottés, accusant la Chine de violer les droits humains des Ouïgours. À la suite des États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie, la Lituanie, l’Estonie et le Kosovo (bien connu pour sa défense des droits humains, sous enquête pour trafic d’êtres et d’organes humains) ont déclaré le «boycott diplomatique» des Jeux(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
25 décembre 2021
Le son de la glace qui se brise entre l’Inde et la Chine va déclencher une nouvelle campagne médiatique d’inspiration US pour exciter les faucons. Armé d'images satellite US, et pimenté par des remarques en roue libre d’ex- généraux et universitaires indiens bavards, le Washington Post a attiré l'attention sur la région du Ladakh.
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
16 décembre 2021
Le New York Times a bien compris l’histoire, lorsque son bureau de Moscou a regardé le résultat de la vidéoconférence entre le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping hier et a estimé que les deux principaux adversaires des États-Unis « recherchaient un soutien mutuel dans leurs conflits avec l'Occident mais pas encore une alliance formelle ».
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
23 septembre 2021
La France et l’Allemagne ne peuvent ignorer que s’agissant de l’Indo-Pacifique, Washington est prêt à dépenser plus de capital politique et à investir davantage dans ses liens de sécurité et de défense avec le Royaume-Uni et l’Australie avant de se tourner vers les puissances européennes.
Déjà pour l’Afghanistan, le président Biden n’avait même pas consulté les alliés européens en annonçant en avril le retrait des troupes. À présent, l’annonce de l’AUKUS ne peut que renforcer le point de vue français selon lequel l’UE a besoin de la capacité de défendre ses intérêts dans la région indopacifique.
De même, l’AUKUS souligne que la position des États-Unis envers l’Australie au sein du QUAD est très différente de celle qu’ils adoptent envers le Japon et l’Inde.
D’ailleurs, le haut fonctionnaire de Washington qui a briefé les médias sur l’accord avec l’Australie le 15 septembre était très clair lorsqu’on lui a demandé s’il était possible que les États-Unis étendent cette(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
21 juin 2021
Le lendemain d'un sommet russo-américain est le moment le plus important pour savoir si la bonhomie affichée la veille était réelle, surréaliste ou irréelle. En observant le sommet de Genève (16 juin) entre les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine, j’avais prudemment évalué le jour d’après : « Biden a-t-il le capital politique suffisant pour faire avancer un projet visant à créer ‘stabilité et prévisibilité’ dans les relations américano-russes ? De toute évidence, il est trop tôt pour dire que ce sommet a été un succès pour Biden ou non. Des semaines et des mois peuvent être nécessaires pour voir comment les relations américano-russes se développent. Un seul sommet à Genève ne peut pas transformer la relation. » (Takeaways from Biden-Putin summit, Indian Punchline)
Poutine avait probablement eu une certaine prémonition. Ses remarques enthousiastes à propos de Biden sur une note personnelle jeudi,(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
10 avril 2021
Le destroyer lance-missiles USS John Paul Jones qui a traversé les îles Lakshadweep le 7 avril a jeté les sinophobes indiens dans la confusion. Un grand quotidien l'a noté comme étant «une rare dispute entre les deux partenaires du Quad». Un analyste anti-Chine a tweeté qu'il ne s'agissait que d'un «exercice de relations publiques bâclé» de la part des Américains.
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
27 mars 2021
L '«agenda caché» de la guerre contre le terrorisme en Afghanistan est un secret de polichinelle. La première indication de son caractère géopolitique a été donnée lorsqu’ il est apparu que même après l'installation d'un régime pro-US à Kaboul en 2002-2003, le Pentagone n’avait aucune intention de quitter ses bases d'Asie centrale. Finalement, le soulèvement islamiste sanglant à Andijan, dans la vallée de Fergana, en mai 2005, a incité la Russie et la Chine à orchestrer un consensus de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) visant l'expulsion des États-Unis de ces bases.
Néanmoins, lors des discussions publiques, la Russie et la Chine ont été réservées sur le sujet. Moscou a parfois rompu son silence ces dernières années pour exprimer son inquiétude face au transfert des combattants de l'État islamique d'Irak et de Syrie vers l'Afghanistan. La Russie a soulevé cette question devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Mais la Chine a largement gardé le silence.
Aussi, le sujet(...)
M K Bhadrakumar
INDIAN PUNCHLINE
27 février 2021
Dans une déclaration marquant le «retour» des États-Unis au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies mercredi (24/02), le secrétaire d'État Antony Blinken a révélé que l'administration Biden plaçait la démocratie et les droits de l'homme au centre de la politique étrangère américaine. [Voir également sur ce sujet ‘Blinken blinks on human rights’, comment Blinken cligne des yeux sur les ‘droits de l’homme’ en Israël et en Arabie Saoudite https://www.indianpunchline.com/blinken-blinks-on-human-rights/]
Le chat est sorti du sac. Les États-Unis sont en déclin relatif et il y a une pénurie de ressources. Il y a une absence de vision positive pour l'humanité, alors que le pays se bat avec ses propres démons. Les événements dramatiques de la société et de la politique américaines dans un passé récent, ont vilainement exposé le pays comme une démocratie fictive, avec un bilan abominable en terme(...)
M K Bhadrakumar
4 mai 2020
L’entente russo-chinoise est devenue l’un des modèles les plus importants de la politique internationale au cours des dernières années, depuis les événements de 2014 en Ukraine, qui ont eu des conséquences énormes et ont conduit à des sanctions occidentales contre Moscou, qui ont à leur tour galvanisé le « pivot vers l’Asie » de la Russie.
Dernièrement, cette entente, qui ne constitue pas une alliance formelle, a pris de l’importance, étant donné le changement en cours dans les alignements régionaux et mondiaux déclenché par la pandémie de coronavirus. L’économie mondiale est confrontée à une récession et les États-Unis sont menacés par une crise sans précédent depuis la Grande Dépression des années 1930. Le nombre d’Américains qui demandent des allocations de chômage dépasse les 30 millions.
Le déclin des États-Unis en tant que puissance mondiale s’accélère. Mais les États-Unis refusent de faire face à cette réalité géopolitique et sont déterminés à perpétuer leur domination(...)
INDIAN PUNCHLINE
22 juillet 2015
L’entrée de l’Inde et du Pakistan comme membres de plein droit dans l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) constitue un grave revers pour les stratégies régionales des États-Unis. Les analystes occidentaux ont considéré l’OCS comme l’Otan de l’Est. Que l’OCS étende son territoire et inclue l’Asie du Sud bouleverse profondément les intérêts états-uniens.
Il est sans doute possible de mettre cela en relation avec la hâte inconvenante avec laquelle les États-Unis font pression sur les États membres du Conseil de coopération du Golfe (GCC) pour permettre le déploiement d’un système unifié de défense antimissile dans la région du golfe Persique. Dans l’idéal, les États-Unis auraient déployé le système ABM en Afghanistan. Le pacte US-afghan de 2014 a fourni le cadre légal nécessaire, mais la réalité aujourd’hui sur le terrain est que tout règlement afghan impliquant les Talibans provoquerait une occupation occidentale à long terme du pays.
Les États-Unis semblent placer beaucoup(...)
M. K. Bhadrakumar
Asian Times
7 février 2012
Si une date fixée doit marquer la
fin de "l'ère post-soviétique" dans la politique mondiale, elle
pourrait tomber le 4 février 2012. Le double veto de la Russie et de la Chine
à la résolution de la Ligue arabe sur la Syrie au sein du Conseil de sécurité
des Nations Unies constitue un événement décisif.
Curieusement, le secrétaire général
de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a choisi ce même jour pour lancer un camouflet
à la Russie, déclarant que l'Alliance aurait les premiers éléments du système
US de défense antimissile (ABM) en cours d'exécution en Europe d'ici le sommet
de l'Alliance de mai à Chicago, quelles que soient les objections de
Moscou.
Le premier double droit de veto
russe et chinois sur la question syrienne au sein du Conseil de sécurité des
Nations Unies en octobre dernier avait été un mouvement coordonné qui a
cherché à saborder une résolution qui pourrait prise comme(...)
Stephen Gowans
16 novembre 2011
« Lorsque les États-Unis regardent vers l'Asie, ils voient la Chine partout. » titre une manchette du New-York Times...
Stephen Gowans
11 novembre 2011
... dévellopement économique auto-dirigé visant à
donner aux Libyens des intérêts dans leur système économique.
Je ne dis pas la Libye de Kadhafi était un modèle
de société, mais elle a offert à ses propres citoyens des avantages qui sont
manifestement absents chez les satellites états-uniens du
Tiers-Monde.
Margaret Coker, dans son article dans le Wall
Street Journal d'aujourd'hui (11/11) présente un exemple de la politique de
Kadhafi en faveur des Libyens, et pas tellement en faveur des investisseurs
étrangers. Parmi les «nombreuses politiques étatiques pesantes [de
Kadhafi]» figuraient les "limites de change en devises étrangères, et
une loi qui contraint les entreprises privées à faire des libyens salariés de
l'entreprise des actionnaires de celle-ci." Ces mesures politiques «dérangeait [crimped?] le travail des entreprise sous le régime de
Kadhafi», écrit Coker, par quoi elle veut dire que ces mesures(...)