Comité Surveillance OTAN
1er avril 2013
Difficile de trouver des exemples d’une plus grande irrationalité dans la conduite d’une politique extérieure que celle dont le gouvernement français nous fait, aujourd’hui, la démonstration éclatante. Après avoir décidé de lancer, sous la présidence de Sarkozy, une brutale intervention militaire en Libye sous prétexte de l’imminence d’un massacre contre la population de Benghazi par le gouvernement de Kadhafi, voilà que le gouvernement français, cette fois sous la direction de François Hollande, décide d’intervenir militairement au Mali. Or il saute aux yeux du plus modeste observateur que la crise malienne est, dans une large mesure, une résultante de l’intervention, plus exactement de l’agression, concoctée par la diplomatie franco-britannique, activement soutenue par les Etats-Unis et l’Otan. Cette agression militaire qui a duré plus de 8 mois a été non seulement à l’origine d’un important flux d’armements de tout genre provenant des pays agresseurs dont, en plus des pays mentionnées, ceux des (...)
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