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La nécessité d'un 'Helsinski 2'

Ludo De Brabander (VREDE)
27 septembre 2015

La Plate-forme NO TO WAR-NO TO NATO a tenu une conférence à Helsinki, du 4 au 6 septembre dernier, sur le thème des tensions croissantes entre la Russie et l'Otan. C'est à Helsinki, en pleine guerre Froide, qu'il y a 40 ans, furent signés les accords qui allaient conduire à la nécessaire détente entre l'est et l'ouest . C'est là aussi que, plus tard que s'est formée l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération européenne), dont les principes de base semblent appartenir au passé.

L'expansion de l'Otan vers les frontières de la Russie et la guerre en Ukraine conduisent à des tensions croissantes. Le Think Tank European Leadership Council a publié cet été un rapport dont il ressort que depuis mars 2014, 66 incidents ont eu lieu, dont trois qualifiés de "sérieux".

L'Otan se fait de plus en plus présente dans la région de la Mer Baltique. Il y a des manœuvres militaires, des troupes spéciales, et du matériel militaire en Pologne et dans les pays Baltes. Tandis que l'Otan dénonce "la présence russe dans l'est de l'Ukraine" elle-même renforce ses liens avec Kiev, fournit de l'armement et organise des grandes manœuvres en Ukraine et en Géorgie, pays qui ne sont pas membres de l'Alliance.

La Suède et la Finlande pendant la Guerre froide, étaient des pays neutres. Depuis 1994, quand ils sont devenus partenaires de l'Otan, les choses ont progressivement changé. Lors du dernier sommet de l'Otan au Pays de Galles , les deux Etats ont signé un "mémorandum of understanding" pour un "host nations support". Les deux Etats ont mis leur territoire à disposition de l'Otan pour des exercices militaires "en temps de crise ou en temps de guerre". Il semble évident que la prochaine étape pour les deux pays sera de devenir furtivement membres de l'Otan.

La Finlande a une longue frontière avec la Russie. Si la Finlande devient membre de l'Otan, cela rendra encore plus dangereux tout affrontement avec la Russie. L'Otan a fait comprendre à plusieurs reprises à la Finlande, qu'elle est la bienvenue dans l'Alliance, à condition que la population y soit favorable. Ce n'est pas encore le cas, selon les participants à la conférence, dont Tarja Cronberg, la présidente de L'union finlandaise pour la paix". Bien que le conflit ukrainien ait mis la question de l'adhésion à l'Otan de la Finlande au premier plan, la majorité de la population y reste opposée. Ce pays cherche à maintenir l'équilibre entre ses bonnes relations commerciales avec la Russie, d'une part, et son soutien à la politique de sanctions de l'Union Européenne, de l'autre. Le Président Poutine, ainsi que l'Etat major militaire ont averti qu'une adhésion de la Finlande à l'Otan serait considérée comme une menace militaire. . La population sait que l'adhésion à l'Otan aurait de lourdes conséquences.

De meilleures relations avec l'Otan signifieraient également une augmentation des dépenses militaires de la Finlande et de la Suède. L'Otan gonfle la "menace russe" et exploite les sentiments d'angoisse des populations pour les pousser dans ses bras de l'alliance.

Au cours de la Conférence, de nombreux intervenants ont parlé de la militarisation de l'Europe et de la politique d'expansion de l'Otan qui est une question très sensible en Russie. La détente entre les deux blocs est une condition nécessaire pour développer un processus politique afin d'arrêter la guerre aussi bien en Ukraine qu'en Syrie.

Un "HELSINKI 2" est nécessaire. Il faut remettre l'accent sur la sécurité commune". Cette sécurité commune part du principe que la sécurité d'un Etat est impensable sans la sécurité des autres. Etats. Ce principe est totalement contraire à la politique de l'Otan. pour qui la sécurit" est basée sur une politique d'exclusion, de confrontation et de sanctions. La sécurité commune n'est dirigée contre personne et constitue une alternative aux alliances militaires. Les organisations pour la sécurité commune existe déjà. Mais les Nations Unies et l'OSCE, qui sont nées au cours de la Guerre froide, doivent être développées pour pouvoir faire face aux défis du monde globalisé du 21 e siècle, dans lequel de nouvelles puissances apparaissent.

Pour le réseau NO TO WAR NO TO NATO, les engagements sont les suivants:

  1. Sécurité dans un monde multipolaire,
  2. Relation entre le droit des peuples à l'autodétermination et la politique de sécurité commune
  3. Désarmement considéré comme un élément indispensable d'une politique de sécurité commune.

Sans sécurité commune il n'y a pas de paix. Sans désarmement pas de développement, Sans les mouvements de paix et la société civile, il n'y a pas de fin aux conflits. L'Otan est antagonique à une vie commune humaine et paisible, où l'on travaille ensemble à la sécurité, au désarmement et à la démilitarisation.

Ludo De Brabander (VREDE)
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