L'intervention "humanitaire" de l'Otan en Libye épouse, dans les grandes lignes, le schéma de la guerre du Kosovo : information à sens unique, encensement des "bons", diabolisation des "méchants", récits invérifiables d'atrocités justifiant cette guerre auprès de nos populations occidentales. En Libye, l'Otan protège de bien curieuse façon les civils qui se trouvent "du mauvais côté", bombardés, dans des villes assiégées, privés d'eau, menacés d'un bain de sang s’ils ne se rendent pas – et aucun responsable politique, aucun grand média ne se demande de quelle sorte de protection de la population civile il s'agit là. Comme il y a 12 ans au Kosovo, la propagande tente de sensibiliser et désensibiliser l'opinion dans le bon sens.
Si l'Otan est en Afghanistan, nous a-t-on bien répété, c'est pour combattre Al-Qaïda. En Libye, le haut commandant du Conseil Militaire de Tripoli est l’Émir du Groupe Combattant Islamiste libyen, chef terroriste salafiste (brigade d'Al Qaïda) sorti de Guantanamo. Cette (
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