Comité Surveillance OTAN
Ukraine, une invasion non-provoquée...

Le 24 février 2022 la Russie lançait son intervention militaire en Ukraine. Le Comité Surveillance OTAN fut alors l'une des rares voix en Belgique à refuser de condamner unilatéralement la Russie, et à rappeler la responsabilité fondamentale de l'OTAN dans le déclenchement du conflit. "Cette guerre n’a pas en réalité éclaté aujourd’hui", écrivions-nous au lendemain de l'entrée des chars russes en Ukraine, "elle a été préparée pas à pas, dès la dissolution de l’URSS, par l’expansion systématique  de l’Otan en direction de la Russie et  son rejet arrogant des préoccupations légitimes de sécurité réciproque." Cette position nous avait valu de nombreuses critiques et attaques, et même provoqué tentative d'exclusion et déchirements au sein du mouvement de la paix.

Quatre ans plus tard, notre position n'a pas varié, mais les choses sont peut-être devenues plus claires aux yeux de nombre de nos camarades et amis : entretemps, le génocide en direct à Gaza, les pogroms  en Cisjordanie, les massacres terroristes et l'invasion du Liban, les attaques "Shock & Awe" contre l'Iran,  ont mis en pleine lumière toute l'hypocrisie des postures morales des politiques et des médias de l'Union européenne dans leurs condamnations de la Russie ; la surmilitarisation effrénée, l'attaque corolaire systématique contre les acquis sociaux,  les attaques contre la liberté d'expression et le droit,  l'arbitraire des sanctions 'européennes' (pensons au cas Jacques Baud), tout cela a ouvert les yeux de beaucoup sur la fascisation rampante et la course à la guerre que couvre le prétexte 'une "menace russe" parfaitement fantasmée, si ce n'est inversée.

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