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La guerre nucléaire, moins dangereuse que la Covid-19 ?

Nicolas Bárdos-Féltoronyi
14 janvier 2021

Il n’y a pas que le COVID-19 dont nous devons  débattre. Certes, la pandémie est menaçante mais, nous le savons, une guerre nucléaire éventuelle s’avère infiniment plus périlleuse ! Or, est-on bien conscient que l’OTAN sous l’égide de Washington la prépare et la Belgique en est complice ? Elle en est complice par l’achat envisagé de chasseurs-bombardier F-35 et l’entreposage des bombes nucléaires de nouvel type dont l’usage est réservé aux seuls Etats-Unis d’Amérique. 

Cà va de soi, ces chasseurs-bombardier peuvent transporter ces bombes dans le but unique de les utiliser. Dans ce cas, leur utilisation, même éventuelle, entraine la réaction immédiate ou proactive de l’adversaire qui tuera des millions d’entre-nous. Ainsi, la Belgique accepte d’être un écran de protection pour les USA au détriment de la population ici en Europe.

Déjà, l’achat de ces avions en soi devrait donc nous effrayer. Mais, une autre dimension nous  inquiète aussi dans l’immédiat. D’ici peu, on se trouvera confronté à des « arbitrages budgétaires » souvent désastreux. Face au déficit inévitable, voici nos propositions : sacrifions (c’est-à-dire n’achetons pas !) un avion F-35 chaque année budgétaire, une fois pour le système de santé, une autre pour l’enseignement surtout primaire et secondaire, une troisième pour les logements sociaux, une quatrième pour les transports publics ; chaque fois, l’équivalent du coût d’un F-35 serait à répartir dans les domaines de l’environnement et du social. Nos ministres socialistes et écolos seront certainement contents de suivre nos propositions !

Un troisième aspect de cet achat est politiquement le plus grave. Un mini-groupe composé du président et des vice-présidents du gouvernement, décide en décembre 2020 deux choses : le refus de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) et de reconsidérer l’achat stupide de ces avions. Ils justifient ces refus par le fait que la Belgique détient déjà des bombes nucléaires et aurait l’intention d’en posséder dans l’avenir également. Cela se fait en vertu d’une « loyauté » discutable avec un Trump ou Biden, un Cris Johnson et j’en passe et des meilleurs. D’ailleurs, on avait l’impression, lors d’un récent débat au Parlement, que c’est le Chef de la Défense militaire de la Belgique, certainement loyal (à qui ?), qui, en vérité, dirigeait notre politique de sécurité et de défense et pas du tout la Ministre de la Défense.

Par ailleurs,  ce double refus est décidé en petit comité interministériel à l’insu du Parlement, de la même manière que fut décidée l’arrivée  des bombes à Kleine Brogel  dans les années 1960. Et tout ceci se passe en dépit du fait que 77 % de la population belge consultée se prononce pour la signature du TIAN par la Belgique au début de décembre 2020. Cela voudrait dire que plus de trois-quarts des belges sont en faveur d’une Belgique dénucléarisée. On le comprend !

En outre, la Belgique devient franchement folle en ne refusant aucun risque supplémentaire,  au nom d’une « loyauté » douteuse. Ainsi lorsque les Etats-Unis avaient décidé de déménager le QG  européen (EUCOM) d’Allemagne vers la Belgique, et de repositionner une partie des troupes dans notre pays (décision suspendue par la nouvelle administration US), notre gouvernement avait-il eu le privilège d’être consulté, et l’honneur d’exprimer un avis ?

Du reste, on observe de gigantesques  investissements des forces armées américaines en Pologne, en Roumanie, en Macédoine du Nord, au Kosovo et même en Ukraine. Ces investissements montrent la poussée à l’Est en Europe visant à encercler de plus en plus la Russie et ce, hors de l’OTAN, pour ne pas être gêné par Berlin ou d’autres « alliés encombrants ». Après l’« America First», Washington démontre qu’il ne tolère même pas de débats formels au sein de l’OTAN. Faut-il alors en sortir ?

Nicolas Bárdos-Féltoronyi
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