Comité Surveillance OTAN
Georges Berghezan
3 mai 2025
Depuis le 1er novembre, date de l’écroulement de l’auvent de la gare de Novi Sad, la Serbie est secouée par une vague inédite de manifestations, organisées pour la plupart par des étudiants soutenus par une partie du corps académiques et par les partis d’opposition, libérale comme nationaliste. Selon eux, cet accident – qui provoqua la mort de 16 personnes – est dû à la corruption qui aurait émaillé de récents travaux effectués dans cette gare de la seconde ville de Serbie. Aussi réclament-ils la publication de tous les documents concernant la rénovation de la gare, ainsi que : - l’annulation des charges à l’encontre des étudiants interpellés au cours de plus de cinq mois de manifestations, - l’arrestation de contre-manifestants ayant agressé des étudiants, - l’augmentation des fonds alloués aux universités et - une enquête sur une « arme sonique » qui aurait créé un mouvement de panique lors de la plus importante de ces manifestations, le 15 mars à Belgrade. Le président(...)
Georges Berghezan
1er mai 2024
Le 24 mars 1999, quand débutait la campagne de frappes aériennes contre la République fédérale de Yougoslavie (RFY, composée de la Serbie et du Monténégro), l’OTAN brisait le fragile équilibre en vigueur depuis la fin de la guerre froide. En effet, par cette agression caractérisée contre un Etat qui ne les menaçait nullement, les puissances occidentales se sont affranchies des règles du droit international d’une double manière. D’une part, la « guerre du Kosovo » n’a pas été autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU, seule instance habilitée à autoriser une intervention armée extérieure. D’autre part, comme il apparut bientôt, le but de cette guerre, présentée comme « humanitaire », était d’amputer un Etat souverain d’une partie de son territoire, ce qui fut officialisé en 2008 par la proclamation d’indépendance du Kosovo, encouragée, voire organisée, par la plupart des puissances occidentales. Ce mois de mars 1999 connaissait également le premier élargissement de l’OTAN depuis 1982, avec(...)
Georges Berghezan
1er octobre 2023
A l’instar des paysans du Larzac il y a un demi-siècle, une communauté d’éleveurs et d’agriculteurs monténégrins s’oppose à la création d’un camp militaire sur ses terres. Cependant, si les premiers n’avaient en face d’eux « que » l’armée française, les défenseurs de la Sinjajevina affrontent non seulement leur armée nationale mais aussi et surtout les puissantes forces de l’OTAN. Et avec succès, jusqu’à présent. Au bout d’une route rocailleuse et escarpée (20 km en 1ère vitesse !) à travers la Sinjajevina, au cœur du Monténégro, nous arrivons à l’église Ružica où la population locale y fête Saint Élie, le patron orthodoxe des bergers et éleveurs. Cette année, l’hôte d’honneur est l’évêque du Monténégro, Mgr Joanikije, venu pour des raisons pastorales, mais aussi en soutien à la lutte engagée(...)
Daily Telegraph (Nouvelle-Zélande)
26 mai 2022
L'Alliance occidentale a passé 78 jours à bombarder la Yougoslavie en 1999, contaminant la nation des Balkans avec au moins 15 tonnes de munitions à l'uranium appauvri (UA) hautement toxiques. Les avocats serbes ont déposé plusieurs poursuites contre l'OTAN, mais n'ont encore reçu aucune admission formelle d'actes répréhensibles de la part de l'Alliance pour ses actions. « L'OTAN a officiellement répondu aux poursuites intentées par les Serbes auprès de la Haute Cour de Belgrade concernant l'utilisation de munitions à l'UA par l’Alliance lors de la campagne de bombardements de 1999, réclamant l'immunité de poursuites », a déclaré Srdan Aleksic, un avocat représentant les victimes, à Sputnik Serbie. "Dans sa déclaration au tribunal, le bureau de liaison de l'OTAN en Serbie a indiqué que l'Alliance bénéficiait d'une immunité totale sous la juridiction serbe sur la base de l'accord de 2005 entre l'Alliance et l'Union d'États de Serbie-et-Monténégro ‘sur la participation au(...)
Interview de Samuel Legros, chargé de recherche et de plaidoyer à la CNAPD.
La Libre
18 août 2021
L’Otan, les États-Unis et l’Europe doivent-ils stopper leurs interventions militaires à l’étranger ? Oui, l’Occident doit arrêter mais sans pour autant stopper toute politique qui vise la stabilisation au niveau international. Les motifs officiels avancés par les chancelleries occidentales - la pacification, la défense des droits humains, la défense des droits des femmes… - alimentent dans une certaine mesure la fabrique du consentement pour accompagner en discours les interventions militaires. Mais les raisons réelles sont autres - géopolitiques, géostratégiques et géoéconomiques - et peu présentées ni débattues dans le débat national citoyen. Cette dissonance ne permet pas d’appréhender la plus-value des interventions militaires occidentales. Quelles plus-values voyez-vous à ces interventions ? Sur le terrain, elles s’avèrent toutes désastreuses. La débâcle en Afghanistan confirme qu’aucune intervention militaire ne fonctionne - ni n’est légitimée - au regard(...)
18 mai 2021
Le président tchèque  Miloš Zeman demande pardon à la Serbie pour les bombardements de l'OTAN Recevant le président de Serbie à Prague, son homologue tchèque, Miloš Zeman a présenté publiquement, ce 18 mai 2021, ses excuses pour le bombardement de la Serbie en 1999 : « Je demande pardon à la nation serbe. Nous avons parlé avec le Président (de Serbie, Aleksandar Vu?i?) de l'amitié traditionnelle tchéco-serbe, qui s'est manifestée, par exemple, en 1938, lorsque nous avons été trahis par nos alliés occidentaux, mais aussi en 1968, lorsque nous avons été trahis par nos alliés orientaux. On ne choisit pas. Dans les deux cas, le peuple serbe nous a exprimé son soutien. Et nous lui avons répondu en le bombardant. C'est pourquoi je voudrais profiter de cette occasion pour m'excuser d'avoir bombardé l'ex-Yougoslavie. Talleyrand dirait que, pire qu'un crime, c'était une erreur. Et je voudrais demander pardon à la(...)
Georges Berghezan
20 septembre 2020
La Serbie et sa province sécessionniste du Kosovo ont signé, le 4 septembre à Washington, des accords essentiellement économiques, ouvrant la porte à des investissements des États-Unis, notamment pour restaurer les communications entre Belgrade et Pristina. L'invité-surprise de ces négociations a été Israël : les diplomates états-uniens ont réussi à faire signer aux frères ennemis balkaniques des accords garantissant la reconnaissance du Kosovo par Israël et le déplacement de l'ambassade serbe de Tel Aviv à Jérusalem. Au grand dam du peuple palestinien et du droit international !    Alors que le « dialogue » entre Belgrade et Pristina, entamé il y a plus d'une décennie sous le patronage de l'Union européenne, tarde à donner des résultats tangibles, Washington a mis le grand braquet pour arracher un accord au forceps, deux mois avant des élections qui s'annoncent incertaines pour le candidat Trump.    C'est ainsi qu'ont été convoqués, début septembre à Washington, le président(...)
Georges Berghezan et Roland Marounek
1er avril 2019
Il y a 20 ans, la guerre du Kosovo ouvrait la voie aux suivantes. La nuit du 24 au 25 mars 1999, l’OTAN commençait une campagne de bombardement au-dessus de ce qui restait de la Yougoslavie. Les frappes allaient durer 78 jours et conduire au démembrement final de ce pays. Après 20 ans, et bien d’autres bombes, quelles leçons tirer de cette première « guerre humanitaire » ?
Georges Berghezan
25 mai 2017
Aperçu de l'intervention à la conférence du Contre-sommet Otan
25 mai 2017
Cet Appel a été présenté à Bruxelles, par Marko Milacic, responsable du Mouvement pour la Neutralité du Monténégro le 25 mai 2017, lors de la conférence du Contre-Sommet Otan
25 mai 2017
18 ans après les opérations militaires en ex-Yougoslavie, la Serbie a décidé de poursuivre les pays de la coalition menée par les Etats-Unis
Georges Berghezan
1er octobre 2016
Le général américain Wesley Clark a connu son heure de gloire en 1999, lorsque lui a été confié le commandement des forces de l’OTAN bombardant la Serbie et sa province du Kosovo. Cette campagne de près de trois mois de frappes aériennes a détruit la majorité des infrastructures du pays et tué quelque 2.000 civils sous prétexte de prévenir un génocide qui s’est avéré aussi inexistant que les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein. À l’époque, l’agressivité de Clark avait même suscité l’insubordination de son adjoint, le général britannique Michael Jackson qui, juste après les bombardements, a refusé d’obéir à son ordre d’attaquer les troupes russes qui étaient arrivées les premières à l’aéroport de Pristina, capitale du Kosovo, lui rétorquant : « Je ne vais pas commencer la Troisième guerre mondiale pour vous ». Après la guerre, Clark a pris sa retraite militaire et s’est lancé dans la politique, devenant un membre influent du Parti démocrate, poussant à une politique(...)
31 août 2016
La réunion  de constitution de l'Alliance Pour la Neutralité du Monténégro, lancée par le mouvement de paix No to war – No to Nato, s'est tenue à Niksic ce 8 août 2016, en présence de 200 participants, représentant la société civile, le milieu politique et culturel et d'autres associations.  La réunion a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes des agressions de l'Otan dans notre pays et dans le monde. L'objectif principal du mouvement est la réalisation d'un referendum sur la situation militaire actuelle.  Le commun dénominateur de tous les membres de l' Alliance pour la neutralité du Monténégro est que le referendum doit porter sur la neutralité du pays et sur le respect de la volonté du peuple, contre la volonté du gouvernement du Monténégro, qui veut incorporer de force le Monténégro à l'Otan. Un soutien à(...)
Sputnik
20 février 2016
Des milliers de Serbes sont descendus samedi dans les rues de Belgrade pour protester contre la signature le 19 février par le président Tomislav Nikolic d'une loi validant l'accord de coopération avec l'Otan. ​Les manifestants ont défilé jusqu'à l'ambassade de Russie en Serbie. ​Certains d'entre eux brandissaient des drapeaux russes et des portraits du président russe Vladimir Poutine. Ils ont qualifié d'honteuse la décision du président Nikolic d'approuver l'accord avec l'Otan.  ​Les manifestants proposent de soumettre la question de la coopération avec l'Alliance à un référendum et se disent prêts à organiser des actions de protestation jusqu'à ce que le président du pays ne revienne sur sa décision concernant l'adhésion de la Serbie à l'Otan. (...)
Georges Berghezan
15 décembre 2015
L'OTAN a invité, le 2 décembre, le Monténégro à entamer des négociations d'adhésion à son organisation. Ainsi, probablement en 2018, après achèvement de ces pourparlers et ratification de l'accord conclu par les parlements nationaux, l'appartenance de ce petit pays balkanique à la plus grande alliance militaire de la planète sera effective. Si le Monténégro possède un port important sur l'Adriatique, il ne risque pas, en raison de sa taille et de sa population (650.000 habitants), de devenir un poids-lourd de l'organisation atlantiste. Mais ce nouvel élargissement, à un 29 ème membre, appelle diverses remarques et questions. Il faut d'abord noter que, en avalant le Monténégro, l'OTAN contrôlera tout le nord et le nord-est de la Méditerranée, de Gibraltar à la frontière syrienne : tous les(...)
Sputnik
25 septembre 2015
Trois activistes du mouvement "Alternative" de la ville monténégrine de Niksic projetaient de participer à des débats publics où le premier ministre monténégrin Milo Djukanovic devait parler de l'avenir nord-atlantique du pays, mais leurs plans ont été torpillés par les forces de l'ordre. Les policiers ont emmené les jeunes gens au poste de police, sous le prétexte d'établir leur identité. Un autre activiste a été forcé de quitter la salle où le premier ministre tenait un discours au motif qu'il n'avait pas de passeport, bien qu'il leur ait présenté son permis de conduire, considéré comme une carte d'identité en vertu de la législation locale. "Nous sommes venus ici pour discuter de l'intégration à l'OTAN" , a expliqué le dirigeant d'"Alternative" Vesko Pejak(...)
Diana Johnstone
Le Grand Soir
1er juin 2013
Raisons pour lire : "Quand Le Monde… Décryptage des conflits yougoslaves", de Fabrice Garniron
Gojko Raicevic
11 mars 2013
Nous présentons ici l’exposé prononcé lors de la récente réunion du réseau international « No to Nato » par Gojko Raicevic, président du réseau monténégrin Ne u rat, ne u Nato, (« Non à la guerre, non à l’OTAN »). Ce réseau est un nouveau membre du réseau international, dont la réunion annuelle s’est tenue à Gand du 10 au 12 mars. Nous nous réjouissons d’autant plus de la venue de cette organisation que le Monténégro pourrait devenir, dès l’an prochain, le prochain nouveau membre de l’OTAN. Ceux qui comprennent le serbo-monténégrin peuvent consulter son site, www.neunato.net. Le Monténégro, ancienne république yougoslave, est le plus petit Etat slave, plus de deux fois plus petit que la Belgique et, avec 630 000 habitants, près de 20 fois moins peuplé. Le pays a proclamé son indépendance en 2006, après un référendum truqué soutenu par les centres du pouvoir d’Europe occidentale et des Etats-Unis. L’idée d’un(...)
Georges Berghezan
15 mai 2012
Alors que la guerre du Kosovo est souvent désignée comme un modèle d'intervention occidentale et un précédent qu'il faudrait reproduire en Syrie, même sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, il nous a semblé opportun de revenir à la présence de l'OTAN dans cette province serbe ayant unilatéralement proclamé son indépendance. Nulle force de l'OTAN, parmi toutes celles déployées sur la surface du globe, n'a connu la longévité de celle du Kosovo. Depuis bientôt treize ans, la KFOR, pour « Force du Kosovo », occupe ce coin des Balkans, une région certes moins agitée que l'Afghanistan, mais où sa simple présence témoigne de la persistance des tensions laissées par les guerres d'ex-Yougoslavie, tensions que les interventions occidentales n'ont fait qu'aiguiser. Bien entendu, l'OTAN(...)
Georges Berghezan
1er octobre 2011
Après avoir examiné l’évolution des républiques du nord-ouest de l’ancienne fédération yougoslave, nous allons maintenant tenter d’évaluer l’intégration euro-atlantique des trois Etats méridionaux issus de la Yougoslavie : Macédoine, Monténégro et Serbie, sans oublier la province serbe du Kosovo, qui a unilatéralement proclamé son indépendance en 2008.
Georges Berghezan
1er octobre 2011
Après la rupture de toute relation lors de la proclamation d'indépendance de Pristina, le "dialogue" entre représentants serbes et kosovars a débuté à Bruxelles en mars 2011, sous la conduite d'un "médiateur" européen et d'un "observateur" étatsunien. D'emblée, ces derniers ont refusé que les pourparlers abordent la question du statut du Kosovo, comme le demandait Belgrade, mais uniquement les problèmes concrets rencontrés par les citoyens du Kosovo. Un premier accord a été conclu en juillet, Belgrade acceptant la circulation de véhicules immatriculés par Pristina et remettant des copies des registres de naissance. Mais les négociations butaient sur la reconnaissance des cachets de douane. Depuis 2008, les rares marchandises exportées par le Kosovo ne portaient plus le cachet de la Mission de l'ONU déployée,(...)
Georges Berghezan
30 juin 2011
Vingt ans après le début des guerres yougoslaves, où en sont les États issus de l’ancienne fédération socialiste, notamment au niveau de ce qu’il est convenu d’appeler leur « intégration euro-atlantique » ? Le 25 juin 1991, la Slovénie et la Croatie proclamaient unilatéralement leur indépendance, provoquant une riposte de l’Armée populaire yougoslave (JNA) qui tentait, dès le lendemain, de reprendre le contrôle des frontières extérieures de la fédération. Côté tant slovène que croate, des unités de défense territoriale et de police, ainsi que des milices acquises aux gouvernements nationalistes de ces deux républiques, ouvraient le feu sur les soldats de la JNA. En Slovénie, la guerre s’acheva(...)
Georges Berghezan
3 avril 2011
Le 25 janvier, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté, à une forte majorité, le rapport du sénateur suisse, Dick Marty, consacré au trafic d’organes organisé, en 1999 et 2000, par de hauts responsables de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) aux dépens de civils kidnappés au Kosovo, essentiellement des Serbes. En outre, l’Assemblée a adopté une résolution demandant l’ouverture d’une enquête par des « instances judiciaires internationales », sans préciser lesquelles. Si la résolution du Conseil de l’Europe n’a pas de portée contraignante, l’émotion suscitée par le rapport de Marty dans les Balkans et d’autres pays européens rendent difficile une nouvelle mise sous le tapis d’une enquête sur ces allégations, trois ans après les révélations de l’ancienne procureure du Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, et plus de dix ans après les faits(1). La mission « Etat de droit » EULEX de l’Union européenne(...)
Georges Berghezan
19 décembre 2010
Le 16 décembre, la Commission des questions juridiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a approuvé le rapport sur le « Traitement inhumain des personnes et trafic illicite d’organes humains au Kosovo », qu’il avait commandé, en 2008, au sénateur suisse Dick Marty, rendu célèbre par un précédent rapport, concernant les prisons secrètes de la CIA en Europe. L’enquête du Conseil de l’Europe avait été diligentée après les révélations de Carla Del Ponte dans son livre, La Caccia, exposant l’enquête avortée du Tribunal de La Haye sur le trafic d’organes organisé par des dirigeants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) en 1999 et 2000. Les victimes, capturées ou kidnappées au Kosovo, étaient ensuite expédiées dans des centres de détention du nord de l’Albanie, où ils subissaient l’ablation de leurs organes vitaux, en particulier les reins, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les organes étaient ensuite revendus, transportés par avion et greffés sur de(...)
Georges Berghezan
1er octobre 2010
Le 14 septembre, s’est tenu dans un grand hôtel du quartier Schuman (Bruxelles) un séminaire consacré à un nouveau rapport sur la Bosnie-Herzégovine, réalisé par la « méga-ONG » britannique, Saferworld, et sa petite sœur bosno-norvégienne, le Nansen Dialogue Centre Sarajevo. Basé sur une étude « de terrain » réalisée dans huit villes de Bosnie et d’Herzégovine, un tel rapport – intitulé The missing peace (« La paix manquante ») – était a priori le bienvenu, car l’intérêt médiatique pour ce pays a fortement baissé depuis la signature, il y a près de 15 ans, de l’accord de Dayton qui marqua la fin d’une guerre sanglante. Rappelons que cet accord consacra la division du(...)
Georges Berghezan
5 avril 2010
Le coup le plus magistral de l’OTAN fut sans doute de survivre à la fin de la guerre froide pour s’imposer comme garant de la stabilité mondiale. Les guerres d’ex-Yougoslavie ont joué un rôle-clé dans cette mutation. Jusqu’à la fin de la guerre froide, l’OTAN a été une alliance essentiellement défensive, confinée à la défense extérieure, mais aussi intérieure, de ses États membres (16 en 1989). Le fameux article 5 de la charte de l'OTAN fixait des balises précises : « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en(...)
Claudine Pôlet et Georges Berghezan
2 janvier 2010
Kosovo : une « success story » pour qui ? A partir du 1er mars prochain, il n'y aura plus un seul soldat belge au Kosovo. La nouvelle a été officiellement annoncée mercredi midi par le général Charles-Henri Delcour, le patron de l'armée belge, qui effectuait sa traditionnelle « visite de Noël » à Mitrovica, où sont stationnés les 213 Belges de la KFOR, la force de l'Otan pour le Kosovo. La décision belge s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'Otan au Kosovo. Laquelle prévoit de ramener, à la fin janvier 2010, le nombre des militaires déployés de 12.600 à 10.000. « C’est une page qui se tourne, mais c’est aussi la fin d’une success-story », a déclaré le chef de la Défense(...)
Franz Weber
10 octobre 2009
Extraits du Discours de Franz Weber prononcé lors de la réunion internationale, organisée par le Forum de Belgrade du 23 au 24 mars 2009 dans la capitale serbe, à l’occasion du dixième anniversaire de l’attaque criminelle de l’OTAN contre la Serbie. Depuis le sinistre soir du 23 mars, où l’ordre a été donné par le haut commandement de la superpuissance qu’est l’OTAN, de déclencher la guerre contre la petite Serbie, je n’ai cessé de dénoncer cette monstrueuse barbarie, de dénoncer l’apocalypse écologique et la destruction irréparable d’un patrimoine artistique et culturel. Le génocide qui fut perpétré et qui a transformé de grandes parties de la magnifique Serbie en champs de ruines, ce génocide ne s’est pas arrêté aux(...)
Mondialisation.ca
24 mars 2009
Discours de Franz Weber prononcé lors de la réunion internationale, organisée par le Forum de Belgrade du 23 au 24 mars 2009 dans la capitale serbe, à l’occasion du dixième anniversaire de l’attaque criminelle de l’OTAN contre la Serbie.
Georges Berghezan
24 mars 2009
Le 24 mars 1999, les bombardiers de l’OTAN entamaient 78 jours de raids sanglants sur la République fédérale de Yougoslavie (RFY), y compris la province serbe du Kosovo en proie à des violences séparatistes depuis trois années. Si les bombes occidentales n’eurent que peu d’effet sur la capacité militaire de l’armée serbo-monténégrine – 13 tanks détruits, notamment -, elles s’avérèrent dévastatrices pour la population civile : ponts, écoles, usines, marchés, trains, convois de réfugiés, stations et émetteurs de radio-télévision, et même l’ambassade chinoise, furent particulièrement visés. Révoltés par ces attaques brutales qu’encensaient des médias intoxiqués par une vision manichéenne des conflits dans les Balkans,(...)
Georges Berghezan
AO n°32
30 décembre 2008
Avec de nombreux mois de retard, la mission européenne EULEX a entamé, le 9 décembre, son déploiement au Kosovo. Paradoxalement, ce déploiement fait suite à une importante victoire diplomatique de la Serbie car, contrairement à ses buts initiaux, EULEX n’aura pas pour mandat d’encadrer le Kosovo indépendant, mais continuera à se baser sur des principes garantissant l’intégrité territoriale de la Serbie.
John Laughland
RIA Novosti / Eurasia
1er octobre 2008
Munich est donc souvent rappelé, en particulier dans les milieux néo-conservateurs étasuniens, pour justifier des guerres contemporaines qui, dit-on, sont elles aussi des ripostes à des agressions. Qu’il s’agît de la Yougoslavie de Slobodan Milosevic en 1999, de l’Irak de Saddam Hussein en 2003 ou de toute autre pays ou situation dans le monde, le mantra est qu’il ne faut pas répéter les erreurs de 1938.Etrange, donc, qu’à l’occasion du 70ème anniversaire de Munich, les puissances occidentales aient au contraire exactement répété cette erreur.
Georges Berghezan
30 septembre 2008
Dessin de Tošo Borkovic, www.kosovocompromise.com Le 26 août, six mois à peine après la proclamation d’indépendance du Kosovo, la Russie reconnaissait les indépendances de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, territoires en état de sécession de la Géorgie depuis qu’elle a elle-même proclamé son indépendance de l’ex-URSS. Réponse du berger à la bergère ? En tout cas, les dirigeants des pays occidentaux et les commentateurs les plus diffusés n’ont pas hésité à(...)
Thierry Delforge
19 mars 2008
Ce serait marquer trop de mépris pour les populations des Balkans que de parler de folklore à propos de la proclamation de l’ « indépendance » du Kossovo, eu égard aux souffrances endurées par tous les peuples de la région. Ce serait aussi ignorer l’histoire de populations si longtemps opprimées et qui continuent de l’être. Il faut comparer cette indépendance avec la notion de souveraineté. La souveraineté implique le respect des droits fondamentaux du peuple, ou des peuples dans les Etats multinationaux. Droits d’association et d’expression, libertés fondamentales, respect des minorités, justice, mais aussi droits sociaux. Or, jusqu’ici, les habitants de la province serbe ont vécu la guerre et l’occupation, ont aussi vécu de la guerre et se voient maintenus dans une économie de(...)
Georges Spriet
19 mars 2008
La majorité de la population du Kosovo veut cette indépendance. L’occident a joué adroitement de cela. Voilà un nouveau pays sur la carte, qui ne deviendra pas membre de l’ONU à bref délai et qui a peu d’atouts pour être réellement autonome : troupes de l’Otan, Administration américaine, débâcle économique. Du fait que la séparation ne s’est pas produite par un accord réciproque et a été imposée à la Serbie, on a créé un dangereux précédent et on ignore les résolutions existantes des Nations Unies. La Serbie a dû abandonner le contrôle de sa province du Kosovo en juin 1999, après 78 jours de bombardements par l’OTAN. Bien que cette guerre ait été menée en dépit des Nations Unies – le Conseil de(...)
Roland Marounek
19 mars 2008
La Belgique dans l'illégalité internationale La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force. Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo. Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit(...)
Diana Johnstone
Counter Punch / Investig'action
18 février 2008
On se croirait dans le Meilleur des mondes. La machine de propagande occidentale a tourné à plein rendement pour célébrer le dernier miracle de l'Otan : la transformation du Kosovo serbe en Kosova albanais.
Georges Berghezan
28 décembre 2007
Ainsi, en dépit du manque d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et les principaux Etats européens ont décidé d’octroyer un statut d’« indépendance supervisée » au Kosovo, province de Serbie, peuplée d’une majorité d’albanophones.
Georges Berghezan
30 septembre 2007
Comme dans la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, le sentiment prévalait en Serbie que l’adhésion à l’OTAN représentait une étape de l’« intégration euro-atlantique », un préalable d’une adhésion à l’UE, donc un pas vers la relative prospérité dont jouit l’ouest du continent. Evidemment, la Serbie a la particularité d’avoir subi, pendant près de dix ans, de sévères sanctions économiques de la part de l’Occident et d’avoir été bombardée pendant 78 jours par l’aviation de l’OTAN. Ces souvenirs sont encore vivaces dans la population. Néanmoins, depuis le renversement de Milosevic en 2000, les divers gouvernements successifs ont tous ardemment défendu l’adhésion à l’OTAN et à l’UE(...)
Georges Berghezan
30 septembre 2007
Face à la menace de proclamation unilatérale de l’indépendance par les autorités albanaises du Kosovo, l’unité de façade de l’Union européenne est en train de s’effondrer. Entre l’indépendance promise par Washington et les menaces de veto russe, Bruxelles n’a pas trouvé de cap et son engagement dans les Balkans est remis en question.
Georges Berghezan
18 mars 2007
Même si son document ne cite pas le mot « indépendance », c’est bien ce qui est offert par Ahtisaari : le Kosovo se verrait octroyer tous les attributs réservés aux Etats souverains[...] Jusqu’à présent, le processus s’est passé anicroche, ou presque.
Georges Berghezan
Alerte OTAN n°22
28 juin 2006
Le CSO a organisé le 15 mai, en collaboration avec Vrede et le Mouvement chrétien pour la paix, une conférence consacrée au sort des minorités au Kosovo, territoire administré par l'ONU et occupé par des troupes sous commandement OTAN. Il s'agissait de faire le point sur la situation dans cette province de Serbie, alors que des pourparlers ont actuellement lieu à Vienne en vue de donner un semblant de légitimité à une indépendance d'ores et déjà décidée par les puissances occidentales. La conférence avait été conçue avant tout pour permettre à Marek Antoni Nowicki, ancien ombudsman international du Kosovo, de nous livrer son point de vue sur l'évolution du respect des droits humains, en particulier ceux des Serbes, des Roms et des multiples minorités vivant depuis des siècles dans ce territoire. Rappelons en effet que c'est au nom des droits de l'homme, de la multiethnicité et de la démocratie que les bombardiers de l'OTAN avaient pilonné pendant 78 jours la Serbie et le Monténégro en 1999(...)
Frédéric Saillot
15 mai 2006
Exposé donné lors de la conférence sur le Kosovo: «Indépendant et multiethnique?»
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