Comité Surveillance OTAN

Mordechai Vanunu est cet ancien technicien nucléaire et militant israélien qui a révélé au monde l'existence du programme d'armes nucléaires clandestin d'Israël en 1986.

Kidnappé à Rome par le Mossad, jugé à huis clos pour haute trahison, il est condamné à 18 ans de prison et passe plus de 11 ans en isolement total dans une cellule de 2 mètres sur 3.

Libéré en avril 2004 après avoir purgé l'intégralité de sa peine, Vanunu n'a jamais recouvert sa pleine liberté. Il lui est strictement interdit de quitter le territoire israélien, d'approcher des ambassades, des ports ou des aéroports, et de s'entretenir avec des ressortissants étrangers ou des journalistes sans autorisation préalable.

Pour avoir enfreint ces règles en accordant des entretiens ou en changeant de logement sans avertir la police, il a été plusieurs fois réarrêté et condamné à de courtes peines de prison ou de travaux d'intérêt général.

Jusqu'aujourd'hui il fait face à de nouvelles menaces d'emprisonnement pour non-respect de ces interdictions.

Edouard Brion
12 janvier 2014
Récemment, pour la première fois peut-être, la possession par Israël de l’arme nucléaire sur son sol a été clairement affirmée et son utilité mise en question par des personnalités aussi prestigieuses que l’ancien président de la Knesset, Avraham Burg. Un tabou était ainsi brisé. Et cela se passait, chose tout à fait nouvelle, sur le territoire même d’Israël, mais dans un forum international. En effet, les 5 et 6 décembre derniers, s’est tenue à Haifa, une conférence internationale en Israël pour une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive au Moyen-Orient. Elle était co-présidée par deux anciens parlementaires israéliens, Issam Makhoul et Avraham Burg, soutenue par plusieurs personnalités du monde politique, associatif (Michel Warschawski) ou médical et sous l’égide de quatre organisations : Emil Touma Institute, The Israeli Disarmament Movement, International Association of Peace Messengers Cities et le financement par la Rosa Luxemburg Stiftung(...)
Réseau Voltaire
3 juillet 2007
Le 2 juillet 2007, Mordechaï Vanunu a été condamné par la « justice » israélienne à 6 mois de prison de prison ferme et 6 mois avec sursis pour avoir brisé « sa promesse de silence », c’est à dire non pas pour avoir tenu des propos illégaux, mais pour s’être exprimé.
Yorgos Mitralias
18 mai 2006
Exactement 18 ans après son incarcération et sans qu’il ne se soit vu accorder un seul jour (!) de remise de peine sur ses 18 ans d’emprisonnement, le « traître » et « espion » Mordechai Vanunu est sorti de sa prison israelienne. Alors, ce « grand enfermé » de notre siècle est-il enfin libre ? Ne soyons pas naïfs. L’incroyable vindicte de l’État israélien n’a pas et ne peut avoir de fin. Les interdictions, restrictions et menaces de nouvelles poursuites de toutes sortes pleuvent sur le « libre » Mordechai, comme si sa simple existence constituait la plus grande menace pour l’État sioniste. Cette fois-ci, les différents Sharon et Peres, mais aussi ces compatriotes qui l’ont accueilli à la porte de la prison avec la banderole éloquente « kill Vanunu », ont raison de s’inquiéter. Vanunu ne baisse pas(...)
6 décembre 2005
« Chers amis, Le 15 janvier 2006, je suis convoqué devant un tribunal israélien. Je suis inculpé pour 21 prises de parole ou rencontres avec des étrangers, non autorisées, paraît-il, par Israël. Ces restrictions m'ont été imposées le 21 avril 2004, lors de ma libération après 18 ans d'isolement en prison. Je demande à tous mes amis et à ceux qui me défendent dans le monde entier de manifester leur soutien en cette occasion décisive. Ce procès se focalisera sur un sujet : la liberté d'expression. J'ai besoin de vous pour envoyer des informations sur l'expérience historique de votre pays en la matière, et la façon dont est traitée là-bas, devant les tribunaux, la liberté d'expression.Cela permettra de faire état de précédents, et peut-être, de montrer des exemples à suivre au système démocratique israélien. J'aimerais aussi pouvoir invoquer ce qui se passait dans les tout premiers Etats démocratiques, la Grèce et la République romaine. Quel accueil réservait-on aux(...)
30 juin 2005
Tract distribué en anglais, hébreu, arabe, à Tel Aviv et Jérusalem par la délégation internationale « Campaign To Free Vanunu and for a Middle East Free of Nuclear Weapons » Le danger nucléaire ne fait qu'augmenter L'Etat d'Israël investit beaucoup de ressources pour essayer de faire taire et d'imposer des restrictions à Mordechai Vanunu, - surveillance, arrestations, utilisation des règlements d'état d'urgence datant du Mandat Britannique, procès arbitraire, provocations et diffamations – le tout au nom du maintien de la sécurité. Mais qui assure notre sécurité contre les radiations atomiques qui contaminent l'air, l'eau et la terre de notre pays ? Qui assure notre sécurité contre un nouveau Tchernobyl au Néguev ? Qui assure notre(...)
Baudouin Loos
Le Soir
21 novembre 2004
Mordehai Vanunu a payé cher ses révélations sur les capacités nucléaires militaires d'Israël. C'était en 1986. Dix-huit ans de prison plus tard, il continue son combat...
Mouvement Chrétien pour la Paix
10 novembre 2004
Rencontre à Jerusalem de représentants du Mouvement Chrétien pour la Paix avec Mordechaï Vanunu
BBC
29 octobre 2004
«Mordechai Vanunu a été libéré de prison le 21 Avril de cette année mais la permission de quitter Israël lui a été refusée et de nombreux interdits lui sont imposés, y compris celui de communiquer avec des étrangers, que ce soit en personne ou même au téléphone. En dépit de ces interdits, il se joint à nous de Jérusalem pour sa première interview télévisée depuis qu’il a été libéré.»
Pierre Piérart
26 juin 2004
Pendant les 18 ans qu’a duré le calvaire de Mordechai Vanunu la presse francophone n’en a pas parlé. C’est la raison pour laquelle Mordechai Vanunu n’est pas connu du public. Il a été kidnappé à Rome par les services secrets israéliens pour avoir révélé au « Sunday Times » l’existence d’un arsenal nucléaire de l’Etat hébreux. Cela lui a coûté 18 années d’emprisonnement dont 12 avec mise au secret.
11 septembre 2003
Vanunu a été condamné par la justice israélienne de façon totalement inhumaine en ignorant de surplus la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. L'article 9 stipule que «Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé » alors que Vanunu a été pris en filature à Londres et enlevé arbitrairement à Rome le 30 septembre 1986.
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