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L’Amérique Latine est à la frontière Sud de l’Otan

26 janvier 2013
source : NO TO NATO

Le réseau NoToNato-NoToWar a participé à la réalisation d’une importante conférence en Argentine, la Conférence Internationale Paix, Désarmement et Alternatives sociales face à l’OTAN globale. L’assemblée a considéré que l’Amérique Latine a une frontière avec l’Otan, puisque le Mexique a une frontière avec les Etats-Unis. D’autre part, elle a approuvé la nécessité de renforcer la collaboration des organisations de la société civile dans le monde entier, à partir de contacts et d’actions communes entre l’Amérique Latine, l’Europe et l’Amérique du Nord.
Les documents présentés ou élaborés à cette conférence sont disponibles sur notre mailing list Alerte Otan en espagnol et ils seront sur le site www.csotan.org en français dès que la traduction sera faite. On peut en lire ci-dessous quelques extraits.

L’Otan est une effroyable arme de guerre de l’empire et ses alliés et une menace pour l’Amérique Latine

L’OTAN est présente en Amérique Latine et aux Caraïbes et actuellement, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’OTAN sont en train d’installer une immense base sophistiquée sur les Iles Malouines pour intimider la République Argentine et affronter sa décision de réclamer la souveraineté sur les îles occupées de façon arrogante et abusive par le Royaume Uni qui ne veut pas se débarasser de son lourd passé colonial.
[…]
Cette base militaire de l’OTAN sur les Iles Malouines argentines, est une menace directe envers la souveraineté et la paix de l’Argentine, Uruguay, Brésil, Chili. Le Cône Sud de notre Amérique est en danger et sous la constante menace de bombardements, d’invasions, d’interventions armées et d’ingérences impériales de toutes sortes. Le pire est que cela s’est produit avec la complicité de certains gouvernements de nos patries, qui ont permis la continuation de conventions militaires de coopération ou l’installation de nouvelles bases militaires de la part des Etats-Unis, sous prétexte d’aide humanitaire, d’intervention face à des désastres naturels ou de contrôle du crime organisé international. En réalité, ce sont des bases de contrôle politique, militaire et économique pour asseoir une domination néo-coloniale.
[…]
Les trois mille kilomètres de frontière entre le Mexique et les Etats-Unis représentent en fait, la frontière de l’Amérique Latine avec l’OTAN. Les bases militaires US en territoire latino-américain sont potentiellement autant de bases de l’Alliance Atlantique. Et concrètement, la base de Palanquero, en Colombie, a été spécialement choisie pour réaliser des vols militaires entre l’Amérique du Sud et l’Afrique. Ce fait a acquis une importance particulière dans le cadre de l’agression de l’OTAN contre la Libye. De même, les bases militaires britanniques aux Malouines font partie du réseau global de l’alliance guerrière.
[…]
Mais aujourd’hui, les conditions politiques sont en train de changer. L’UNASUR (Union des Nations du Sud) et la CELAC (Communauté des Etats Latino-américains et des Caraïbes) sont en train de modifier la géopolitique régionale et développenet d’autres critères de défsnse et de sécurité. Le spectre politique et idéologique s’est complexifié, il y a des mouvements sociaux puissants et bien organisés dans tous les pays, des gouvernements de droite comme au Chili, progressistes comme en Argentine et en Equateuir, ou de transition socialiste comme au Venezuela et à Cuba. Il y a une intensification des relations extérieures Sud-Sud basées sur les principes de multipolarité, d’autonomie, de souveraineté comme le montrent le Venezuela, la Bolivie et l’Equateur qui ouvrent leurs portes à la Chine et à la Russie, acteurs concurrents des Etats-Unis. Et que dire des échanges avec l’Iran, qui les met en rage, au point de npous placer dans l’antichambre des soi-disant états terroristes.
[…]
Notre Amérique Latine et Caribéenne doit opposer à la diplomatie militariste de l’OTAN, la reconnaissance de la région comme une zone de paix et, en même temps, renforcer la diplomatie des peuples qui transcende les bureacraties des Etats et peut agir comme un coupe-feu. Il faut impulser le développement initié par le Conseil de Défense de UNASUR et construire une doctrine de défense collective. Il faut promouvoir le Conseil de Défense de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) proposé récemment par le Président Hugo Chavez. Ce n’est qu’en montrant une claire unité d’intérêts et des positions communes, au-delà des différences, qu’il sera possible d’éloigner les nuées et les tourmentes qui s’annoncent au loin.

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