Comité de Surveillance OTAN

Opinions

Accueil
Plate-forme du CSO
Alerte OTAN !
Communiqués du CSO

Articles

Documents officiels
Autres textes

Carte de l'Otan
L'Europe et l'Otan (2004)

Kosovo:
Fact-finding mission

Images
Archives
Liens

Contactez-nous !

imprimer 

Déclaration de la CNAPD (Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie)

9 août 2015

Le 22 avril dernier marquait le 100e anniversaire de la première utilisation à grande échelle d’armes chimiques. C'était en Belgique, à Ypres.

Notre Ministre des Affaires étrangères nous rappelait à cette occasion que « le terrible effet des armes chimiques et l'atroce souffrance des victimes ont amené les gouvernements de l’époque à interdire leur utilisation en signant le protocole de Genève en 1925 ».

30 ans après ce premier bombardement à l’arme chimique, il y a donc 70 ans, l’armée américaine larguait deux bombes nucléaires, une sur Hiroshima et une sur Nagasaki. 240.000 morts et des conséquences humanitaires, sanitaires, environnementales et sociales terribles, encore fortement perceptibles aujourd’hui.

Curieusement, « le terrible effet de l’utilisation d’armes de destruction massive » n’a ici pas abouti àl’adoption d’un traité d’interdiction. Au contraire, on compte aujourd'hui 17.000 armes atomiques dans le monde, dont 20 en Belgique qui participent à faire du « monde sans arme nucléaire », une illusion. Cependant, alors que la Belgique pourrait demander unilatéralement aux Etats-Unis de reprendre les têtes nucléaires qu’ils entreposent chez nous, comme l'a fait la Grèce, elle préfère perpétuer l’illégalité dans laquelle elle se trouve au regard du TNP auquel elle a souscrit… et qu’elle appelle à respecter dans son accord de Gouvernement.

Depuis bien longtemps, donc, la Belgique dit qu'elle s’inscrit « résolument dans la lutte pour le désarmement nucléaire » tout en entraînant ses pilotes à larguer les bombes nucléaires présentes sur le territoire à bord des avions de chasse F-16… que l’accord de gouvernement prévoit de remplacer avant la fin de cette législature. Le choix du remplacement des F-16 de l’armée belge, c’est donc l'occasion de questionner la société civile et la population, les médias et les syndicats, le monde politique et économique sur la perpétuation du rôle de la Belgique dans le partage des tâches nucléaires de l’OTAN. Acheter des avions capables transporter ces bombes, c’est pérenniser pour des décennies, la présence des armes nucléaires sur notre territoire. Et c'est inacceptable.

Comme je vous le disais l'année dernière : « Nous devons nous rappeler tous les jours que contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, l'armement nucléaire, ce n'est pas la paix. L'armement nucléaire, ce n'est pas l’équilibre de la terreur, l'armement nucléaire, c'est la terreur ! »

La CNAPD œuvre depuis plus de 40 ans à expliquer ça aux citoyens, et en particulier aux jeunes. Parce que c'est sur eux aussi que nous devrons compter pour qu'ils se mobilisent à nos côtés pour un monde en paix, désarmé et démocratique.

Guillaume Defossé, CNAPD

Derniers textes publiés :

L’armée d’insectes du Pentagone
Manlio Dinucci
il manifesto

La stratégie de diabolisation de la Russie
Manlio Dinucci
il manifesto

En Toscane la plus grande poudrière USA
Manlio Dinucci
il manifesto

Une Italie souverainiste sans souveraineté
Manlio Dinucci
il manifesto

Ponts écroulés et ponts bombardés
Manlio Dinucci
il manifesto

La réponse guerrière à la négociation
Manlio Dinucci

L’establishment USA derrière le Sommet de Helsinki
Manlio Dinucci

L’Otan expansible et toujours plus coûteuse s’élargit sur l’Europe
Manlio Dinucci
il manifesto

Néocolonialisme et “crise des migrants”
Manlio Dinucci
il manifesto

Circuit de mort dans la “Méditerranée élargie”
Manlio Dinucci
il manifesto

Derrière la parade du 2 juin
Manlio Dinucci
il manifesto

“Souveraineté” vis à vis de Bruxelles, pas de Washington
Manlio Dinucci
il manifesto