Comité Surveillance OTAN
Commémorations Hiroshima-Nagasaki 2026 : Discours d’Axel Lecompte (vice-président de l’Organisation Représentative des Étudiant•e•s)
Axel Lecompte
8 août 2026

Il y a 81 ans, le monde entrait dans une nouvelle ère et depuis, les relations diplomatiques entre les grandes nations de ce monde ont changé, à jamais.

Certains diront que la bombe atomique a permis d’éviter des guerres et de maintenir la paix entre ces grandes nations. Pour moi, il n’en est rien. La bombe atomique a ajouté un peu plus de cruauté et d’inhumanité aux arsenaux de destruction massive.

Un seul avion avec une seule bombe a pu raser une ville et anéantir des centaines de milliers de vies. 

J’y vois là l’application à l’armée de la logique moderne : une efficience maximale, impossible de faire pire.

Dès lors, des mouvements pacifistes se sont heurtés à la realpolitik de la guerre froide. Il s’agit là de l’un des principaux combats de la seconde moitié du XXe siècle et d’aujourd’hui encore. Les universités ont été un foyer de ce mouvement et le sont toujours aujourd’hui. Les étudiants ont toujours prôné la paix et la solidarité internationale comme ils l’ont démontré auparavant et encore aujourd’hui avec le génocide toujours en cours en Palestine. Dans chaque combat du mouvement étudiant, nous avons puisé nos arguments dans le droit international et dans le bon sens. La cause étudiante et la cause pacifiste sont liées, à jamais. Nous apprenons pour créer, pour aider, pas pour détruire ni pour massacrer.

Le droit international devrait être la clef de voûte des relations internationales. Or, comment imaginer une telle entraide sans changement radical de la pensée humaine ? Tant que la loi du plus fort persistera, tant que ses piliers – les inégalités ancrées depuis des siècles dans les rapports humains – tiendront, il n’y aura jamais de véritable paix durable. Pour justifier mon propos, je citerai un certain Martin Luther King Jr. : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. » Ainsi, tous les combats pour l’égalité et contre n’importe quelle injustice servent l’intérêt du plus grand nombre : l’intérêt de la paix. Le combat contre les armes nucléaires est un combat fondamental pour ce nouveau modèle de paix internationale.

Mais ne soyons pas dupes : cette paix demanderait des changements radicaux de notre société. Tout le monde n’y a donc pas forcément intérêt. Les politiques en place le prouvent. Nos universités sont de plus en plus poussées vers des partenariats avec certaines entreprises privées peu éthiques. Les mesures d’austérité exemptent l’armée qui se voit même renforcée. Les entreprises d’armement, elles, voient leurs investissements exploser. 

Il nous faut repenser l’entièreté de notre modèle. Pour une société où la libre émancipation de chacun sera la seule et unique condition à la libre émancipation de tous. Je vous promets que notre génération fera tout pour assurer la pérennité de la paix, au nom de chaque juif d’Auschwitz, au nom de chaque japonais d’Hiroshima et de Nagasaki, au nom de chaque enfant de Gaza et au nom de chaque martyr de ce monde mourant.

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