Comité Surveillance OTAN
Thomas Fazi
Unheard
12 mai 2026
Les États-Unis ne « se désengagent pas de l’Europe » ; ils exigent simplement que l’Europe contribue davantage à l’OTAN, tout en restant fermement ancrée dans la structure de commandement de l’Alliance — en somme, qu’elle paie davantage pour sa propre subordination.
29 juillet 2020
« Aujourd’hui, l’Europe devrait avoir conscience que l’Otan est avant tout un reliquat encombrant de la guerre froide car l’Otan conçoit la paix selon vis pacem para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre)... Pour renforcer la sécurité européenne, il faut de toute urgence réhabiliter et renforcer tous les lieux et institutions capables de recréer les mécanismes de sécurité fondés non sur la défiance mais sur la coopération… »1 Même le journal britannique proche des milieux de finances The Financial Times s’écrit un peu scandalisé2 : en matière de dépenses budgétaires, l’Europe occidentale et du centre s’est alignée sur la position de Washington pour augmenter « les efforts financiers ou non de guerre », en dépit des campagnes incessantes d’austérités budgétaires en Europe (voir par exemple l’achat par la Belgique des avions F 35 parfaitement inutiles). L’article présente (...)
10 février 2020
Les déclarations du président français Emmanuel Macron sur l’OTAN "en état de mort cérébrale" ont provoqué bien des réactions et s’expliquent par la difficulté de réagir à l’imprévisibilité politique américaine,  face à une Turquie « autorisée par Washington » à envahir une partie du Kurdistan syrien, à propos de l’Iran en matière d’accord de sécurité nucléaire et d’autres traités internationaux, en ce qui concerne le degré de pertinence de la garantie américaine autour de l’article 5 de l’Alliance atlantique,  à propos de la capacité à édifier un véritable pilier européen dans l’Alliance,  en ce qui concerne la volonté de relancer un dialogue euro-russe. Notre général Francis Briquemont ne dit pas autre chose en évoquant l’OTAN qui serait « obsolète depuis 1989 ». La dissolution de l’Union soviétique la rend  infondée et illégitime. Pour ses partisans, elle a gagné la guerre dite froide. Mais c’était il y a (...)
12 février 2019
En février dernier, cinq « éclairages » ont été publiés par le GRIP et l'IRIS sur le concept d’armée européenne et ses rapports avec l'Otan. Même si ces textes ne reflètent pas nécessairement ses positions le GRIP a néanmoins décidé de les diffuser en tant que contribution constructive au débat nécessaire sur l’avenir d’une défense européenne commune. Ils explorent des modalités juridiques qui permettraient de mettre en place une armée européenne. Cet exercice de droit tel que nos auteurs l’envisagent est indispensable mais radicalement insuffisant. Il faut poser des questions politiques En effet, réfléchir la politique n’est prioritairement pas de nature juridique. Eclairer le débat politique par contre s’avère urgent. Il en pourrait résulter des réformes constitutionnelles. Ne mettons donc pas la charrette devant le bœuf. Posons d’abord des questions proprement politiques. Elles doivent porter sur les risques et les dangers, sur la sécurité et la protection (...)
Il manifesto
21 novembre 2017
Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres. C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”. La première façon de le faire est que le pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 (...)
Il manifesto
28 juin 2016
Tandis que l’attention politico-médiatique est concentrée sur le Brexit et sur d’autres possibles détachements de l’Ue, l’Otan, dans l’inattention générale, accroît sa présence et son influence en Europe. Le secrétaire général Stoltenberg, ayant pris acte que « le peuple britannique a décidé de quitter l’Union européenne », assure que « le Royaume Uni continuera à jouer son rôle dirigeant dans l’Otan ». Il souligne ainsi que, de-vant la croissante instabilité et incertitude, « l’Otan est plus importante que jamais en tant que base de la coopération entre les alliés européens et entre l’Europe et l’Amérique du Nord ». Au moment où l’Ue se fissure et perd des morceaux, par la rébellion de vastes secteurs populaires détériorés par les politiques « communautaires » et sous l’effet de ses propres rivalités internes, l’Otan se pose, de façon plus explicite que jamais, comme base d’union entre les Etats européens. Ceux-ci se trouvent de cette manière attelés et encore plus (...)
12 janvier 2014
La Politique de Sécurité et de Défense commune (PSDC) que l’Union Européenne est en train d’élaborer très péniblement a connu un récent développement à la réunion du Conseil Européen de décembre 2013. Cette question est importante pour tous les mouvements progressistes et, particulièrement pour les associations de paix. Elle l’est d’autant plus à l’approche des élections européennes. En effet, aucun débat à propos de l’armée européenne ne peut ignorer ou se dégager du fait que les dirigeants politiques de l’UE renforcent leur partenariat avec l’OTAN, au point de le rendre quasi exclusif. Les opérations militaires avec la bannière étoilée jaune et bleu sont de plus en plus nombreuses et couvrent des territoires de plus en plus larges. Par ailleurs, le partenariat avec l’OTAN est mis sur le même pied que le « partenariat » (pour reprendre les termes du document officiel du sommet de décembre) avec l’ONU. Aucun pays membre de l’UE ou/et de l’OTAN ne peut être (...)
12 janvier 2014
Le nouveau concept stratégique de l’UE est en préparation et sera en discussion au Conseil en décembre 2013. Deux documents officiels sont déjà disponibles. Remarques concernant le premier document: Preparing the December 2013 European Council on Security and Defence. Interim Report by the High Representative, Brussels, 24 July 2013 Le manque total d’une vision globale est frappant mais les visées en sont éclatantes: Il n’y a aucune précision quant aux buts à poursuivre et aux moyens de les réaliser, buts et moyens de tous les citoyens et pas seulement de l’un ou l’autre secteur économique et militaire. Est-ce bien l’intérêt de ces citoyens d’aller en Afghanistan ou en Libye ? Pratiquement aucune mention n’est faite de la diplomatie européenne qui, cependant, devrait jouer le rôle prioritaire dans le développement de la PSDC (politique de défense et de sécurité commune) par la réalisation des buts assignés par le concept stratégique. (...)
1er janvier 2013
L’Union Européenne vient de se voir attribuer le Prix Nobel de la Paix « pour avoir su faire vivre l’Europe en paix depuis la fin de la 2ème guerre mondiale ». Comme si la guerre contre la Yougoslavie ne s’était pas passée pas en Europe, et comme si toutes les guerres de l’Otan auxquelles l’UE participe intensément n’étaient pas des guerres. Le dernier sommet de l’Otan à Chicago a encore affirmé cette intégration poussée de l’UE dans la fonction de gendarme du monde de l’OTAN. L’UE se prépare à redéfinir sa politique de sécurité et de défense et nombre de ses défenseurs soutiennent qu’il s’agira de développer une doctrine toute européenne, de se rendre indépendants des Etats-Unis et d’intervenir vis-à-vis du reste du monde comme une force tranquille, prônant la coopération, la justice et l’égalité entre les pays. Mais les (...)
Cnapd, Vrede, ...
1er juillet 2010
Avec ce mot d’ordre, la Cnapd, Vrede et de nombreuses associations du nord et du sud du pays, dont le CSO, appellent à une MOBILISATION NATIONALE LE 23 SEPTEMBRE A GAND pour exprimer leur opposition à l’actuelle politique de l’Union Européenne.
30 septembre 2007
Dans les prochaines semaines, un « Traité Modificatif de l’Union Européenne » doit être adopté par le Conseil européen (réunissant chefs d’Etat et de gouvernement) . Ce sera un pas essentiel de franchi vers la ratification par les Etats membres de l’UE qui devrait intervenir avant les prochaines élections européennes de 2009. Il va sans dire que les gouvernements, effrayés par le NON au projet de constitution, émis massivement par les populations quand elles ont eu la possibilité de voter, en France et aux Pays-Bas, vont tout faire pour que ce nouveau projet passe la rampe en toute discrétion et ne ressemble pas à une « constitution ». Aucun débat public n’est prévu, et surtout pas de referendum. Les chapitres concernant « la politique de sécurité et de défense (...)
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