Comité Surveillance OTAN
il manifesto
18 décembre 2013
L’installation de missiles Iskander à capacité nucléaire dans l’enclave russe de Kaliningrad entre Pologne et Lituanie, comme réponse au « bouclier anti-missile » étasunien, a été confirmée par le Ministère de la défense russe. Réaction étasunienne immédiate : le Département d’Etat a exprimé sa « préoccupation » et a « exhorté Moscou à ne pas faire de pas qui déstabilisent la région ». Les pas déstabilisants, en réalité, ont déjà été faits depuis longtemps par les Etats-Unis. Sous prétexte de défendre l’Europe de la menace des missiles iraniens (à ce jour inexistante, d’autant plus que l’Iran est en train de donner des garanties sur l’emploi non militaire de son programme nucléaire), ils ont commencé à réaliser en Europe un « bouclier antimissile » dont l’objectif réel est d’acquérir un avantage stratégique décisif sur la Russie : s’ils arrivaient à le réaliser, les USA auraient la capacité de lancer une first strike (...)
4 août 2012
A sa création après la Deuxième guerre mondiale, l'OTAN avait comme objectif fondamental la consolidation et protection d'une zone de libre commerce en Europe occidentale sous influence des grandes entreprises américaines. Aujourd'hui cette zone s'est étendue sur l'Europe entière et a la vocation d’avancer vers l'Asie. La domination américaine sur le double continent Europe-Asie est devenue une condition absolue pour que les Etats - Unis puissent garder leur position de 'premier pays du monde'. La concurrence économique avec la Chine se traduit aussi dans des repositionnements militaires et des alliances nouvelles ou renforcées en Asie et au Moyen Orient. Le processus de révision de la « Posture de Dissuasion et de Défense » des dernières années n'a produit aucun changement important. Beaucoup de journalistes pensent y voir des signes de discordance fondamentale entre les (...)
M. K. Bhadrakumar
Asian Times
7 février 2012
Si une date fixée doit marquer la fin de "l'ère post-soviétique" dans la politique mondiale, elle pourrait tomber le 4 février 2012. Le double veto de la Russie et de la Chine à la résolution de la Ligue arabe sur la Syrie au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies constitue un événement décisif. Curieusement, le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a choisi ce même jour pour lancer un camouflet à la Russie, déclarant que l'Alliance aurait les premiers éléments du système US de défense antimissile (ABM) en cours d'exécution en Europe d'ici le sommet de l'Alliance de mai à Chicago, quelles que soient les objections de Moscou. Le premier double droit de veto russe et chinois sur la question syrienne au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies en octobre dernier avait été un mouvement coordonné qui a cherché à saborder une résolution qui pourrait prise comme (...)
29 décembre 2011
Cet article fait suite à celui paru dans Alerte Otan n°41 Avancements dans la première phase de l'approche adaptative phasée qu'avait prévue le Pentagone et qui fut acceptée par l'Otan à Lisbonne en novembre 2010 En septembre 2009, Obama avait déjà changé les plans du bouclier de son prédécesseur G.W.Bush en modifiant l'objectif fondamental qui était la défense continentale des États Unis pour un effort immédiat afin de défendre l'Europe et le Moyen-Orient contre des attaques de missiles. Cette modification devrait rassurer les Russes et les alliés européens qui ne voulaient pas de frictions avec Moscou sur ce sujet. Pour réaliser ce changement, le Pentagone avait (...)
David Krieger
Nuclear Age Peace Foundation
14 décembre 2011
Aux présidents Barack Obama et Dmitri Medvedev: Les récentes décisions des États-Unis de déployer un système intégré de missiles de défense intégré en Europe de l'Ouest, de l'Est et du Sud, conjugué à l'expansion continue de l'OTAN et de ses activités militaires, ont créé des divisions de plus en plus fortes et de la méfiance entre la Fédération de Russie et les États-Unis. [i] Ce processus menace maintenant de détruire le nouvel accord START (New START) et d'annuler les précédents progrès vers l'élimination des armes nucléaires. Une détérioration supplémentaire des relations américano-russes pourrait entraîner un retour aux dangereuses postures nucléaires de la Guerre froide. Bien que le système de défense antimissile soit installé sous les auspices de l'OTAN, il est perçu par la Russie comme «un système US sur le sol européen». [ii] Ce système est considéré avec appréhension par la Russie, en particulier depuis que ses dernières phases comprennent des plans de (...)
3 avril 2011
Lors du sommet de Lisbonne en novembre 2010, l' OTAN s'est dotée d'un nouveau concept stratégique, l'engageant, tant qu'il restera des armes nucléaires dans le monde, à protéger les populations......Le gouvernement belge en affaires courantes a signé ce concept sans débat parlementaire. Nucléaire Ce qui est clair: l'OTAN estime que la sécurité de ses membres repose fondamentalement sur les armes nucléaires. Le document s'inscrit dans la ligne du Nuclear Posture des Etats-Unis d' il y a un an. Obama s'y engageait à ne pas utiliser d' armes nucléaires contre des états qui respectent le Traité de Non Prolifération, même s'ils attaquaient les Etats-Unis avec des armes chimiques ou biologiques. Font exceptions a cette règle l'Iran et la Corée du Nord, des pays qui "violent" ou renoncent au TNP, alors que les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité ne respectent pas eux-mêmes le TNP. On pourrait y voir une amélioration comparativement au passé mais, dans la (...)
Patrice Salzenstein (membre du Bureau National du Mouvement de la Paix, France)
10 octobre 2009
En choisissant le président des Etats Unis, Barack Obama, comme lauréat du prix Nobel de la paix en ce mois d'octobre 2009, le comité Nobel a vraissemblablement souhaité l'encourager sur la voie d'une politique de désarmement, de paix et de détente. Cet article est un point sur la question du déploiement du bouclier antimissile en Europe et dans le monde. On peut tout d'abord noter que la récente décision de l'administration américaine de redimensionner le projet de bouclier antimissile 1., 2. avec l'abandon du projet de déploiement de 10 missiles intercepteurs en Pologne et du radar à Brdy en République tchèque a eu par réciprocité la décision du président russe d'abandonner le projet d'installation des missiles russes dans l'enclave de Kaliningrad 3.. Les organisations pacifistes qui avaient interpelé le nouveau président élu avec notamment une conférence à Londres en janvier (...)
5 octobre 2009
L’annonce du renoncement des Etats-Unis au bouclier antimissiles ne nous fait pas crier Victoire trop vite. C’est certainement une bonne nouvelle pour les militants de la paix qui se sont mobilisés contre l’installation du radar en Tchéquie ou des rampes de lancement en Pologne. Au moins, ils auront obtenu que leurs gouvernements respectifs ne signent pas impunément des accords avec les Etats-Unis, derrière leur dos et contre l’opinion majoritaire de la population. Ils ont contribué par leurs manifestations déterminées à créer des difficultés à la réalisation de ce dangereux projet hérité de l’ère Bush. Mais la voix de sirène du président Obama n’est pas pour autant une voix de pacifiste. En même temps que le président nord-américain annonçait cet "abandon", ses (...)
Patrice Salzenstein (Mouvement de la Paix, France)
24 mars 2009
Une conférence à Londres pour donner un signal clair à Barack Obama Samedi 31 janvier 2009, la CND (Campaign for Nuclear Disarmament) a organisé une conférence afin de montrer la forte opposition en Europe à l'installation du bouclier antimissile par les Etats Unis (US Missile Defence). Des femmes et des hommes politiques ainsi que des militants pacifistes sont venus de Grande-Bretagne, de Pologne, de République Tchèque, de France et d'Allemagne. Le président Bush a commencé la mise en place du bouclier antimissile depuis son élection en 2000, et en 2001, a dénoncé unilatéralement le traité de non prolifération signé avec la Russie. Mis en place afin d'assurer une suprématie militaire totale sur le reste du monde, ce bouclier déstabilise les relations avec la Russie et concernent en premier lieu l'Europe. (...)
Mouvement de la Paix (France)
23 juin 2008
Prague (République tchèque), 23.06.2008. Rencontre avec Jan Tamas, un des principaux responsables du Mouvement pacifiste tchèque, qui a mené une grève de la faim en mai 2008
19 mars 2008
La protection contre des missiles offensifs est manifestement une des premières mesures de l'Otan au cas où un allié se trouve en danger. C'est ainsi que la Turquie a reçu des missiles Patriot dans le cadre de l'Otan, lors des Guerres du Golfe en 1990-93 et en 2003. En mars 2005, l'Otan a entamé le programme ALTBMD (Active Layered Theatre Ballistic Missile Defence). Il s'agit d'une protection locale contre les missiles, qui comprend plusieurs niveaux. ALTBMD se propose de développer différents systèmes de boucliers anti-missiles en un réseau cohérent de protection d'opérations de troupes. Il serait prêt en 2010. Pendant une rencontre des ministres de la Défense de l'Otan en juin 2006, une étude de faisabilité a été présentée en vue d'un bouclier antimissiles plus général, qui ne (...)
19 mars 2008
Le «bouclier anti-missile» en République Tchèque et en Pologne nous rappelle la fin des années 1970 et le début des années 1980 avec l’installation des Cruise et des Pershing américains, missiles à tête atomique, notamment en Belgique. L’Europe était dans l’angoisse de la moindre erreur de défense qui pouvait entraîner en réponse un déluge de feu atomique et cela en moins de quinze minutes. La mobilisation des Européens contre cet armement fut d’une intensité jamais plus atteinte par le mouvement de la paix : 400.000 personnes manifestèrent à Bruxelles pour le retrait des Cruise et des Pershing de Belgique et d’Europe occidentale ainsi que des SS20, missiles soviétiques pointés sur tous les points militaires stratégiques occidentaux. En clair, la (...)
28 décembre 2007
Le 20 octobre, 400 personnes ont répondu présent à la Première Réunion Internationale à l’appel de “Non à la Base” et Europe for Peace’, invitation appuyée par le maire Jan Neoral maire de la commune de Trovavec. Depuis une année, des citoyens et des maires luttent contre l’installation de la base US dans la région de Brdy. Malgré une majorité écrasante de citoyens refusant ce projet dans le cadre du système national antimissile des Etats-Unis, les gouvernements des deux pays continue leurs tractations (négociation). La délégation du CSO a apporté son soutien par une délégation porteuse d’un message de solidarité. Par un message vidéo, Tadatoshi Akiba, maire d’ Hiroshima, a exprimé sa tristesse face à cette menace de destruction insensée qui plane, de nouveau, sur toute l’humanité. Evo Morales, président de la Bolivie, a tenu a envoyé un message de soutien par la voix de Giorgio Schultze. Le porte-parole le nouvel humanisme en Europe, Giorgio (...)
Mouvement de la Paix
20 décembre 2007
Reportage de Patrice Salzenstein, membre du Bureau National du Mouvement de la Paix (France), en déplacement à Wroclaw, Pologne
Nils Andersson (ATTAC France)
6 novembre 2007
Contribution à la conférence "La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles"
Bernard Adam, directeur du Grip
6 novembre 2007
Editorial du « Nouvelles du GRIP » 2/2007
Georges Spriet (VREDE)
6 novembre 2007
Contribution à la conférence «La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles»
6 novembre 2007
Contribution à la conférence «La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles»
6 octobre 2007
Le CND (Campaign for Nuclear Disarmament) a réuni plus de 150 délégués lors de cette Conférence dont le but était d’unifier l’opposition européenne ‘Contre une Nouvelle Guerre Froide’. Parmi les orateurs, figuraient Kate Hudson (CND), Caroline Lucas (Député Européen), Ivona Novomestská (République Tchèque), Filip Ilkozski (ISW Pologne), Helen John (Menwith Hill Women’s Peace Camp), Andrew Murray (Stop the War) et Elaheh Rostami-Povey (Campaign Iran). La Conférence s’est ouverte pour dénoncer les armes de destruction massive et de première frappe que les USA sont en train de déployer - en même temps que des nouveaux intercepteurs anti-balistiques - non seulement en Europe de l’Est, mais en Grande Bretagne (Fylingdales), au Groenland (Thule) aussi bien qu’en Californie, Alaska et Massachusetts. (...)
30 juin 2007
L’installation d’un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre. Essayez d’imaginer comment réagirait l’Amérique si la Russie, la Chine, l’Iran ou n’importe quelle autres puissance étrangère osait ne serait-ce que penser installer un système de défense anti-missiles sur les frontières des Etats-Unis ou dans leur voisinage, ou si ils exécutaient ce plan. Dans de telles circonstances inimaginables, une réaction américaine violente serait non seulement quasi certaine, mais aussi compréhensible, pour des raisons claires et simples. Il est universellement notoire que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l’action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l’étranger ». « En isolant le pays des représailles, (...)
30 juin 2007
Tous les ingrédients sont désormais réunis pour revisiter à trente ans d’intervalle la crise des euromissiles.
5 mai 2007
La Conférence internationale contre la militarisation de l’Europe réunie les 5 et 6 mai à Prague a lancé un appel à toutes les organisations luttant pour la paix. Nous le publions ci-dessous et invitons toutes les associations belges à s’y joindre et à le faire connaître largement.
18 mars 2007
Ce texte est un chapitre d’un article de Nicolas Bardos-Feltoronyi paru dans la revue EURASIA- mars 2007, diffusée par Internet, sous le titre : « Géopolitique des pays euro-asiatiques du point de vue de l’UE ». Complété par l’auteur, nous le publions dans ce bulletin dans le but de développer le débat sur cette grave question et d’engager le mouvement de la paix dans son ensemble à prendre position contre un tel projet. Pour le CSO, ce système antimissiles est un pas de plus vers la guerre mondiale ou du moins d’une nouvelle « guerre froide », qu’il soit sous contrôle états-uniens ou sous le contrôle de l’Otan. Nous y reviendrons dans un prochain Alerte Otan. Le débat à propos de l'installation d'un système américain de défense antimissile au RU, ainsi qu’en Pologne et en République tchèque rappelle les années de la guerre froide quand l'Europe était un enjeu (...)
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