La guerre c'est nous qui la payons !
Marcel Poznanski
6 avril 2015

L’Ukraine ce n’est pas seulement une guerre civile c’est un affrontement direct entre la Russie et l’OTAN. Une guerre directe aujourd’hui risquerait une défaite pour l’OTAN ou un anéantissement de l’humanité. L’embargo devrait affaiblir la Russie et pourtant l’affaiblissement économique se manifeste encore plus en Europe Occidentale.
L’embargo se traduit par l’interdiction de vendre à la Russie du matériel pour l’exploitation pétrolière et gazière et des machines de précision, de construire des navires notamment des porte- hélicoptères, par la réduction, voire même l'arrêt de l’achat du gaz, l' arrêt de la construction du gazoduc qui traverse la Mer Noire vers la Bulgarie, par le blocage des comptes bancaires de commerçants russes, le blocage des banques liées directement ou indirectement à la Russie ainsi que d’autres produits.
Les premiers gagnants sont les USA qui peuvent vendre leur gaz de schiste à l’Europe même plus cher. La Bulgarie espérait redresser son économie avec le gazoduc mais sous la pression de l’OTAN elle a dû stopper sa construction. La France ne livre pas le porte -hélicoptères et ne construit pas le second et devra mettre les ouvriers du chantier au chômage, il y a également l’abandon des commandes d’acier et de mécanique aux entreprises françaises, la perte sera de plus d’un milliard d’euro. L’Allemagne en subit les conséquences, de même que l’Italie.
La réponse de la Russie est d’établir un contre – embargo. La Belgique le subit de plein fouet, elle perd pour plus de 185 millions d’euros uniquement avec l’arrêt des exportations de fruits, de viande de porcs et de bovins, cela provoquera des faillites ainsi qu’un gonflement du nombre de chômeurs. Déjà un abattoir en France a été déclaré en faillite et 500 travailleurs se retrouvent sur le pavé.
Pour l’ensemble de l’Union Européenne, la perte due aux embargos et contre embargo provoquera un déficit de plusieurs milliards d’euros. La balance des paiements s’aggrave avec la Russie. Les conséquences amplifient la crise économique et accroissent le chômage pour l’Union Européenne. L’OTAN n’est pas une bonne conseillère pour les aventures guerrières mais bien pour se tirer une balle dans le pied.