SOMMET DE L’OTAN DU 14 JUIN:
Rassemblement le dimanche 13 juin à 13h à la Place Albertine.

Pour la justice (sociale, environnementale), contre la guerre et la militarisation

Le 14 juin, un sommet de l’OTAN se tiendra à Bruxelles. L’OTAN qui pousse toujours plus pour la confrontation et la militarisation, alors que la pandémie mondiale nous apprend que seule la coopération internationale garantit notre sécurité.

Le mouvement de la paix belge appelle à un rassemblement le dimanche 13 juin à 13h sur le Mont des Arts (Place de l’Albertine)

Dans “le monde d’après”, post pandémie, l’OTAN n’a pas sa place, car la guerre n’est pas un secteur essentiel!

Alerte OTAN n°79 - avril - juin 2021

Édito

Sommet 2021 : l’Otan mobilise contre la Russie et la Chine

Un nouveau sommet de l’Otan se tient à Bruxelles ce 14 juin. Au menu la dite « initiative Otan 2030 » qui permettra à l’Alliance de « faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain », notamment, reprécise-t’elle bien dans un communiqué, « les actions agressives de la Russie et la montée en puissance de la Chine »

Dans les 30 Etats qui font actuellement partie de l’Otan, et en particulier en Belgique, qui en est membre depuis sa fondation en 1949, les crises économiques, sociales, politiques, culturelles, se succèdent et s’aggravent : une autre pandémie dont on se garde de parler.

Mais bien sûr avec de si effrayants ‘ennemis’ que sont la Russie et la Chine, on ne peut pas se permettre la fantaisie de consacrer des moyens à ces balivernes sociales : Il faut impérativement augmenter les dépenses militaires de chaque pays membre, y engouffrer 2% du PIB, unifier les logistiques militaires, fourbir de nouvelles armes plus puissantes et rapides...

L’Otan regarde fièrement vers 2030, - sans se préoccuper des désastres laissés derrière elle depuis des décennies, ou en les travestissant cyniquement en autant de « victoires » : l’Otan a brisé la Yougoslavie en confettis gangrénés par la criminalité, la corruption et la pauvreté ; après 20 ans de bombardement et d’occupation par l’Otan, l’Afghanistan est retourné à son point de départ, et le terrorisme qu’elle prétendait y combattre a fait des métastases aux quatre coins du monde ; il y a tout juste dix ans, l’Otan faisait plonger la Libye, pays alors le plus développé d’Afrique, dans un chaos sans nom. Quelles belles victoires en effet !

Seul le double véto de la Russie et de la Chine à l’ONU a permis à la Syrie d’éviter le désastre libyen. Voilà bien nos ‘ennemis’ ! Pour paraphraser A. Blinken, ces pays remettent en question le système international stable et ouvert, reflétant ‘les valeurs’ des pays de l’Otan...

« NATO 2030: Making a strong alliance even stronger » proclame l’Otan dans sa pub. Plus forte pour faire quoi ? Aller détruire d’autres Libye ? Amasser les armes, les troupes et multiplier les provocations aux portes de la Russie, au risque de provoquer une guerre nucléaire ? Est-ce bien cela qu’on entend par « garantir la sécurité des populations » ?

Nous devons exiger de nos gouvernements et du parlement de faire un bilan public et complet des participations de la Belgique dans les guerres de l’Otan !

Nous devons nous mobiliser contre ce sommet Otan ! Nous devons protester et dénoncer ce sommet qui prépare de nouvelles guerres, du Grand Nord à l’Antarctique, sur tous les continents. Nous devons imposer la voix de la majorité de notre population qui ne veut plus se laisser entraîner dans cette spirale infernale.

22 janvier 2021 : Les armes nucléaires sont illégales !


Manifestation devant le Ministère des Affaires Etrangères, 22/01/21

Ce 22 janvier, le Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN) entre en vigueur. Les armes nucléaires deviennent officiellement illégales en vertu du droit international, rejoignant enfin les armes chimiques et biologiques. Le Traité interdit d’utiliser, de menacer d’utiliser, de mettre au point, d’essayer, de produire, d’acquérir, de posséder, de stocker et de transférer des armes nucléaires.

 

"Nous profitons de la nouvelle phase dans laquelle les négociations pour la formation d’un Gouvernement fédéral sont entrées afin de porter à votre connaissance les revendications largement partagées dans la société civile belge concernant la procédure de remplacement des avions de combat F16 de l’armée belge.  C’est ainsi que, et confiantes dans le fait que la crise que nous traversons donne encore davantage de force à nos arguments, les associations soussignées se permettent de revenir vers vous pour rappeler notre volonté de voir le prochain gouvernement abandonner le contrat d’achat de 34 avions de combat F35 conclu par le gouvernement Michel en octobre 2018....."

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75 ANS APRES LE BOMBARDEMENT ATOMIQUE DE HIROSHIMA ET NAGASAKI

Cette année, la commémoration du bombardement atomique d’Hiroshima et Nagasaki par les Etats-Unis en août 1945 sera particulièrement lourde de sens : nous ne sommes pas sortis de la crise  dans laquelle la pandémie mondiale du Covid.19 nous a plongés. Celle-ci a mis à nu les inégalités et les injustices sociales face à la maladie, elle a aussi mis en évidence que l’humanité a les moyens d’y faire face et de les surmonter en imposant l’arrêt des dépenses militaires folles et des guerres. Le virus de l’arme atomique est particulièrement dangereux et le risque de son utilisation par les « Docteurs Fol Amour » du monde actuel est très grand.

La commémoration au Parc Hibakusha de l’Université de Mons se réalisera en respectant les mesures de distanciation sociale et de sécurité  préconisées par les autorités sanitaires de notre pays et le rectorat de l’UMons. Ce sera la dernière sur le site actuel du Parc, au campus de la Plaine de Nimy de l’UMons.

Voici les informations définitives sur le déroulement de la journée

Quand ? le samedi 8 août 2020, entre 14 et 17 heures.

Où ?      à l’Université de Mons – Campus de la Plaine de Nimy – Mons
suivre la flèche sur poteau indicateur « Parc Hibakusha »

Au programme :

14h : accueil des participants au Parc Hibakusha

14h15 : dépôt de fleurs et minute de silence à la mémoire des victimes du nucléaire
Se munir d’un masque facial et respecter la distanciation sociale.

14h30 : réunion à la Salle Pascal, bâtiment des grands amphithéâtres

  • Lecture des messages  et informations sur les luttes contre l’armement nucléaire en Belgique
  • Présentation des projets de réaménagement du Parc Hibakusha : un an de travail des étudiants et professeur de la Faculté d’Architecture, 17 projets, un foisonnement d’idées et de propositions très intéressantes.
  • Constitution du Collectif Parc Hibakusha 2020 qui se chargera de mener le projet à terme

Plus d'informations sur le site du Parc Hibakusha www.parc-hibakusha.be

Carte-blanche de la plate-forme "Pas d'avion de chasse"

Tous les jours sur les coups de 20h00, nombreux sont celles et ceux qui ouvrent leur fenêtre et applaudissent, en communion, le personnel soignant qui se débat contre le coronavirus. Chacun sait le manque de masques, de tests, de respirateurs, de locaux, de lits, de personnel auquel le secteur doit faire face. Chacun sait que si les hôpitaux belges résistent encore, c’est au prix du confinement que nous devons vivre toutes et tous. Et que malgré ce confinement, la situation reste critique.  

Aujourd’hui, nous constatons ce qui doit être fait pour assurer notre sécurité et celle de la société. A travers cette crise sanitaire, nous expérimentons intensément l’importance capitale de services publics de qualité, et la nécessité d’en assurer la pérennité le plus longtemps et le plus énergiquement possible. 

Or, si les manques de masques ou de tests ont révélé les difficultés du secteur de la santé, cela fait plusieurs années que ce dernier dénonce les coupes budgétaires successives qu’il doit encaisser, au même titre que la plupart des autres services publics. Des coupes budgétaires qui résultent de choix politiques et qui ont abouti à la situation que l’on vit aujourd’hui. Des choix politiques qu’il faut donc dénoncer avec encore plus de vigueur.

C’est ainsi que dans sa déclaration de politique générale, le gouvernement de Charles Michel a annoncé une économie de pas moins de 3,8 milliards d’euros dans les soins de santé sur l’ensemble de la législature. Avec toujours le même argument seriné depuis la crise économique de 2008 : il faut se comporter « en bon père de famille », il ne faut pas « vivre au-dessus de nos moyens », tous les secteurs de l’Etat doivent « faire des efforts ». 

En 2017 pourtant, alors que la Ministre du budget Sophie Wilmès annonçait un budget pour la sécurité sociale ponctionné de près d’un milliard (902 millions) d’euros, le gouvernement dégageait 9,3 milliards d’euros pour l’achat de matériel pour l’armée belge : deux frégates, des chasseurs de mines, 450 véhicules blindés, des drones… et 34 avions de combat pour lesquels le gouvernement Michel a signé un contrat d’achat d’une valeur de plus de 4 milliards d’euros en octobre 2018. Sur la totalité de leur durée de vie, ces avions couteront 15 milliards aux contribuables belges… sans compter leur utilisation qui chiffre à 40.000 euros l’heure de vol. D’énormes investissements qui ne sont pas destinés à notre sécurité mais qui répondent à la pression de l’OTAN et des États-Unis pour augmenter à 2% du PIB, nos dépenses de défense.

Il est encore plus clair aujourd’hui que la priorité en octobre 2018 n’était pas d’engager la Belgique dans l’achat de 34 avions chasseurs-bombardiers. Les priorités étaient ailleurs, évidemment. 

Les finances publiques vont à nouveau, comme en 2008, être soumises à rude épreuve. Et il faudra se réinventer pour continuer à dégager des moyens pour permettre aux services publics de garantir pleinement leurs missions. Mais il est désormais évident que la Belgique n’avait pas, n’a pas et n’aura pas les moyens d’investir autant d’argent dans du matériel militaire dont, du reste, l’utilisation est extrêmement problématique.

Depuis le début du processus de remplacement des avions F16 de l’armée belge, les arguments se sont accumulés contre ce projet, contre la manière dont le processus s’est déroulé et contre le choix final. Si le gouvernement n’était passé en force en outrepassant le débat démocratique lors du « F16 gate » quand les abus de la procédure ont été révélés, l’ensemble du dossier aurait logiquement été transféré au gouvernement qui sortirait des élections de mai 2019. Tous ces arguments restent valides aujourd’hui mais s’effacent quoi qu’il arrive devant l’évidence qui saute désormais aux yeux de chacune et de chacun à la faveur de cette crise sanitaire : nous n’avons pas besoin de 34 avions chasseurs-bombardiers mais bien de l’argent que l’on aura épargné en abandonnant ces préparatifs de guerre. Nous demandons au gouvernement d'annuler le contrat et de réinvestir les fonds épargnés dans nos soins de santé publique!

Notre cher ami et camarade Marcel Poznanski, est décédé ce vendredi 8 septembre 2017, à la suite d'un cancer fulgurant du pancréas que les médecins ne pouvaient opérer ni vraiment soigner.
Marcel avait décidé de mourir dans la dignité, et c'est ce qu'il a fait, entouré de ses proches jusqu'à la dernière minute de sa vie, et soutenu par des médecins profondément respectueux.
Marcel est un des fondateurs de notre Comité de Surveillance Otan.


Hommage à Pierre Piérart
D'Hiroshima à Sarajevo


Parution du livre de VREDE sur l'Otan


Daniele Ganser
"Les Armées Secrètes de l'Otan"
Ed. Demi-Lune, 2007