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75 ANS APRES LE BOMBARDEMENT ATOMIQUE DE HIROSHIMA ET NAGASAKI

Cette année, la commémoration du bombardement atomique d’Hiroshima et Nagasaki par les Etats-Unis en août 1945 sera particulièrement lourde de sens : nous ne sommes pas sortis de la crise  dans laquelle la pandémie mondiale du Covid.19 nous a plongés. Celle-ci a mis à nu les inégalités et les injustices sociales face à la maladie, elle a aussi mis en évidence que l’humanité a les moyens d’y faire face et de les surmonter en imposant l’arrêt des dépenses militaires folles et des guerres. Le virus de l’arme atomique est particulièrement dangereux et le risque de son utilisation par les « Docteurs Fol Amour » du monde actuel est très grand.

La commémoration au Parc Hibakusha de l’Université de Mons se réalisera en respectant les mesures de distanciation sociale et de sécurité  préconisées par les autorités sanitaires de notre pays et le rectorat de l’UMons. Ce sera la dernière sur le site actuel du Parc, au campus de la Plaine de Nimy de l’UMons.

Voici les informations définitives sur le déroulement de la journée

Quand ? le samedi 8 août 2020, entre 14 et 17 heures.

Où ?      à l’Université de Mons – Campus de la Plaine de Nimy – Mons
suivre la flèche sur poteau indicateur « Parc Hibakusha »

Au programme :

14h : accueil des participants au Parc Hibakusha

14h15 : dépôt de fleurs et minute de silence à la mémoire des victimes du nucléaire
Se munir d’un masque facial et respecter la distanciation sociale.

14h30 : réunion à la Salle Pascal, bâtiment des grands amphithéâtres

  • Lecture des messages  et informations sur les luttes contre l’armement nucléaire en Belgique
  • Présentation des projets de réaménagement du Parc Hibakusha : un an de travail des étudiants et professeur de la Faculté d’Architecture, 17 projets, un foisonnement d’idées et de propositions très intéressantes.
  • Constitution du Collectif Parc Hibakusha 2020 qui se chargera de mener le projet à terme

Plus d'informations sur le site du Parc Hibakusha www.parc-hibakusha.be


Alerte OTAN n°76 - 1er trimestre 2020

Édito

Heureusement, l'Otan nous protège...

Alors que la pandémie éclatait en Europe, le Secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'inquiétait : “J’attends des Alliés qu’ils restent engagés dans leurs investissements pour leur défense”, déclarait-il à la mi-mars. Il avait bien raison de s’alarmer : les populations des pays de l'Otan risqueraient d’avoir l’idée saugrenue de reconsidérer leur problème de "sécurité & défense" et ne finissent par se demander si leur réelle sécurité, leur réelle défense, ne serait pas plus assurée par des investissements dans le secteur public, les soins de santé, les matériels médicaux, les hôpitaux, plutôt que par des bombes nucléaires et des bombardiers.

En février 2019, lorsque le gouvernement belge faisait détruire son stock stratégique de masques FFP2 et décidait, pour "faire des économies”, de ne pas le renouveler, il avait déjà avalisé l’achat de 34 chasseurs bombardiers F-35 pour 4 milliards d’euros - et pour un coût estimé actuellement à 15 milliards au final, service après-vente compris. On voit où sont les priorités du gouvernement.

L’Otan a également le sens des priorités. Malgré la catastrophe humaine inédite que constitue l’épidémie, avec l’Europe comme épicentre, l’Alliance n’a nullement annulé l’opération Defender 2020, qui mobilise des milliers de troupes à travers l’Europe confinée. Les contraintes liées à la pandémie ont tout juste forcé l’Otan à restreindre ce qui devait être le plus grand exercice de l'armée US en Europe en 25 ans, simulant une agression nucléaire contre l’ “ennemi” russe.

Alors que l’épidémie commençait à déferler sur un Iran fragilisé par les sanctions occidentales, les Etats-Unis décrétaient de nouvelles sanctions contre le pays ; fin mars les USA mettaient la tête du président élu vénézuélien à prix et envoyaient une flotte militaire contre ce pays, rejointe quelques jours plus tard par des navires de guerre français et britanniques. La « lutte de l’Otan contre le trafic de drogue » dissimule à peine la volonté de durcir le blocus maritime au moment même où le Venezuela pourrait, espèrent-ils, être mis à genou par la pandémie.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait pourtant appelé à « la levée des sanctions qui peuvent saper la capacité des pays à répondre à la pandémie ». Les Alliés eux semblent y voir plutôt une belle opportunité de “changement de régime”.

A un moment où toutes les ressources auraient dû être entièrement mobilisées au service de l’humanité, les pays de l’Otan offrent le spectacle d’une inhumanité impitoyable. L’Otan défend nos valeurs, répètent-ils. Sont-ce vraiment là les valeurs que nous voulons défendre ? Qui et de quoi l’Otan protège-t-elle réellement ? Il y a quelques mois encore, Stoltenberg, comme tant d’autres de nos dirigeants, aimait répéter que “l’Otan est le socle de la sécurité européenne et transatlantique”. Jamais un tel discours n’a sonné aussi creux aux oreilles des populations confinées.

Autres articles de ce bulletin


Carte-blanche de la plate-forme "Pas d'avion de chasse"

Tous les jours sur les coups de 20h00, nombreux sont celles et ceux qui ouvrent leur fenêtre et applaudissent, en communion, le personnel soignant qui se débat contre le coronavirus. Chacun sait le manque de masques, de tests, de respirateurs, de locaux, de lits, de personnel auquel le secteur doit faire face. Chacun sait que si les hôpitaux belges résistent encore, c’est au prix du confinement que nous devons vivre toutes et tous. Et que malgré ce confinement, la situation reste critique.  

Aujourd’hui, nous constatons ce qui doit être fait pour assurer notre sécurité et celle de la société. A travers cette crise sanitaire, nous expérimentons intensément l’importance capitale de services publics de qualité, et la nécessité d’en assurer la pérennité le plus longtemps et le plus énergiquement possible. 

Or, si les manques de masques ou de tests ont révélé les difficultés du secteur de la santé, cela fait plusieurs années que ce dernier dénonce les coupes budgétaires successives qu’il doit encaisser, au même titre que la plupart des autres services publics. Des coupes budgétaires qui résultent de choix politiques et qui ont abouti à la situation que l’on vit aujourd’hui. Des choix politiques qu’il faut donc dénoncer avec encore plus de vigueur.

C’est ainsi que dans sa déclaration de politique générale, le gouvernement de Charles Michel a annoncé une économie de pas moins de 3,8 milliards d’euros dans les soins de santé sur l’ensemble de la législature. Avec toujours le même argument seriné depuis la crise économique de 2008 : il faut se comporter « en bon père de famille », il ne faut pas « vivre au-dessus de nos moyens », tous les secteurs de l’Etat doivent « faire des efforts ». 

En 2017 pourtant, alors que la Ministre du budget Sophie Wilmès annonçait un budget pour la sécurité sociale ponctionné de près d’un milliard (902 millions) d’euros, le gouvernement dégageait 9,3 milliards d’euros pour l’achat de matériel pour l’armée belge : deux frégates, des chasseurs de mines, 450 véhicules blindés, des drones… et 34 avions de combat pour lesquels le gouvernement Michel a signé un contrat d’achat d’une valeur de plus de 4 milliards d’euros en octobre 2018. Sur la totalité de leur durée de vie, ces avions couteront 15 milliards aux contribuables belges… sans compter leur utilisation qui chiffre à 40.000 euros l’heure de vol. D’énormes investissements qui ne sont pas destinés à notre sécurité mais qui répondent à la pression de l’OTAN et des États-Unis pour augmenter à 2% du PIB, nos dépenses de défense.

Il est encore plus clair aujourd’hui que la priorité en octobre 2018 n’était pas d’engager la Belgique dans l’achat de 34 avions chasseurs-bombardiers. Les priorités étaient ailleurs, évidemment. 

Les finances publiques vont à nouveau, comme en 2008, être soumises à rude épreuve. Et il faudra se réinventer pour continuer à dégager des moyens pour permettre aux services publics de garantir pleinement leurs missions. Mais il est désormais évident que la Belgique n’avait pas, n’a pas et n’aura pas les moyens d’investir autant d’argent dans du matériel militaire dont, du reste, l’utilisation est extrêmement problématique.

Depuis le début du processus de remplacement des avions F16 de l’armée belge, les arguments se sont accumulés contre ce projet, contre la manière dont le processus s’est déroulé et contre le choix final. Si le gouvernement n’était passé en force en outrepassant le débat démocratique lors du « F16 gate » quand les abus de la procédure ont été révélés, l’ensemble du dossier aurait logiquement été transféré au gouvernement qui sortirait des élections de mai 2019. Tous ces arguments restent valides aujourd’hui mais s’effacent quoi qu’il arrive devant l’évidence qui saute désormais aux yeux de chacune et de chacun à la faveur de cette crise sanitaire : nous n’avons pas besoin de 34 avions chasseurs-bombardiers mais bien de l’argent que l’on aura épargné en abandonnant ces préparatifs de guerre. Nous demandons au gouvernement d'annuler le contrat et de réinvestir les fonds épargnés dans nos soins de santé publique!


Samedi 10 août 2019

Commémoration du 74e anniversaire du bombardement atomique de Hiroshima et Nagasaki

Parc Hibakusha - Université de Mons

Plaine de Nimy - Chaussée de Bruxelles

14h : Accueil des participants

Allocutions des différentes associations

Minute de silence à la mémoire des victimes du nucléaire

15h: Drink au forum

Présentation du projet "Parc Hibakusha 2020" 

Avec le soutien de Avec le soutien de Agir Pour la Paix, AMPGN, CEAH, CNAPD, Coalition Stop Armes Uranium Appauvri, COLUPA, Comité Surveillance Otan, GRAPPE, INTAL, Mouvement Chrétien pour la Paix, Parti Humaniste, UMONS, Vrede, Vredesactie. 


Notre cher ami et camarade Marcel Poznanski, est décédé ce vendredi 8 septembre 2017, à la suite d'un cancer fulgurant du pancréas que les médecins ne pouvaient opérer ni vraiment soigner.
Marcel avait décidé de mourir dans la dignité, et c'est ce qu'il a fait, entouré de ses proches jusqu'à la dernière minute de sa vie, et soutenu par des médecins profondément respectueux.
Marcel est un des fondateurs de notre Comité de Surveillance Otan.


Manlio Dinucci
L'Art de la Guerre

M-A. Patrizio
Témoignage de Syrie
3-17 octobre 2015

Hommage à Pierre Piérart
D'Hiroshima à Sarajevo


Parution du livre de VREDE sur l'Otan


Daniele Ganser
"Les Armées Secrètes de l'Otan"
Ed. Demi-Lune, 2007

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